CetteBande dessinĂ©e d'Hubert Reeves fait suite au tome 1 sur la biodiversitĂ© Hubert Reeves nous explique - tome 1 - La biodiversitĂ© toute aussi dĂ©licieuse, oĂč nous avions beaucoup appris sur le pĂ©trole (les Ă©nergies fossiles de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale), les substances minĂ©rales, le cycle de l'eau, le travail des verres de terre, la pharmacopĂ©e issue du vĂ©gĂ©tal et j'en passe. Archi & BD, la ville dessinĂ©eLa bande dessinĂ©e traduit le dĂ©sir de l’homme Ă  inventer des mondes parallĂšles, imagĂ©s et imaginaires, portant un regard parfois critique, sur notre rĂ©alitĂ©. En associant la richesse du verbe au pouvoir expressif du dessin, la bande dessinĂ©e devient un mĂ©dium puissant. Politique au sens de polis, le territoire artistique de la bande dessinĂ©e est Ă©minemment liĂ© Ă  celui de la est Ă  la fois le rĂ©ceptacle et la source des rĂȘves, des utopies et des thĂ©ories urbaines les plus extravagants. La bande dessinĂ©e est Ă  la quĂȘte de l’espace et du temps au travers des imaginaires construits et grĂące Ă  des procĂ©dĂ©s subtils et inventifs, elle dĂ©passe les limites d’une page figĂ©e. La colonne vertĂ©brale de la scĂ©nographie est constituĂ©e d’une membrane sensitive longeant les parois pĂ©riphĂ©riques en continue. Telle une longue page, elle dĂ©roule ses histoires. Elle est tendue haut et bas suivant des rails parallĂšles aux ondulations. Ensuite, elle subit tractions et poussĂ©es des supports d’exposition portĂ©s par un rĂ©seau d’échafaudage en arriĂšre-plan. En creux ou en Ă©mergence, ces mouvements Ă©lastiques » forment un relief habitĂ© » gĂ©nĂ©rant une suite d’intĂ©rioritĂ©s. ImprimĂ©e d’images ou d’informations, cette membrane tendue est un organe » Exposition temporaire Archi & BD, la ville dessinĂ©e »LieuFrance, Paris 16e MarchĂ© Public Surface 1 100 mÂČÉquipeProjectiles, architecte + scĂ©nographe mandatairePanni Demeter, graphismeMaĂźtrise d'ouvrageLa CitĂ© de l'architecture et du patrimoine PhasesCONCOURS 2008ÉTUDES 2008CHANTIER 2009LIVRÉ du 9 juin 2010 au 2 janvier 2011© Projectiles © Gaston Bergeret© CitĂ© de l'architecture & du patrimoine Aimezla BD, votre libraire vous le rendra ! Du 16 octobre au 21 novembre, BD Colomiers et Toulouse MĂ©tropole proposent l'opĂ©ration All you En savoir plus. Prix collĂ©gien. L’acadĂ©mie de Toulouse, le Conseil DĂ©partemental de la Haute-Garonne et la Ville de Colomiers s’associent pour lancer un nouveau dispositif En savoir plus. Prix lycĂ©en. L’acadĂ©mie de Toulouse et la Ville Jusqu’au 28 novembre, la CitĂ© de l’architecture et du patrimoine prĂ©sente une exposition inĂ©dite Archi ' BD, la ville dessinĂ©e », qui croise, avec 350 planches, illustrations et films de 150 auteurs, les deux univers, d’apparence Ă©loignĂ©s. Cet Ă©vĂ©nement prĂ©sente le travail de dessinateurs visionnaires, qui ont, Ă  la maniĂšre des architectes, imaginĂ© la ville autrement, ville de demain ou ville imaginaire. A visiter donc, les villes du dĂ©but du XXe siĂšcle pensĂ©es par Winsor McCay pour Little Nemo in Slumberland », celles de Gene Colan dans Daredevil », jusqu’à celles, plus rĂ©centes, de Moebius ou MĂ©ziĂšres. La suite aprĂšs la publicitĂ© Ces villes, qui abritent des hĂ©ros connus ou encore inconnus pour certains, sont celles qui ont fait travailler ou imaginer les architectes, parfois dĂ©passĂ©s, comme par les auteurs de Tif et Tondu », Will Maurice Rosy, dans La Villa du long cri », qui a dessinĂ© l’architecture d’une maison qui rappelle celles de Frank Lloyd Wright. Archi ' BD, la ville dessinĂ©e » promet une dĂ©couverte de mondes, calquĂ©s sur le rĂ©el ou imaginaires, de la fin du XIXe siĂšcle Ă  nos jours, sur les pas des hĂ©ros Superman ou Blacksad. Une exposition qui prouve que l’univers de la BD a inspirĂ© les architectes d’hier et d’aujourd’hui. A voir absolument. Voir le zoomorama ? Archi ' BD, la ville dessinĂ©e exposition Ă  la CitĂ© de l’architecture et du patrimoine - 1, place du TrocadĂ©ro, Paris XVIe arrondissement - jusqu’au 28 novembre - tlj, sauf le mar., 11h-19h, le jeu. 11h-21h - 5€/8€. dĂ©miedu Climat et la Ville de Paris prend place dans un lieu unique : la mairie du 4e arrondissement. Sur la fresque du plafond de la salle des mariages se dessinent les 4 temps de la vie : naissance, mariage, guerre et mort. Symboles de l’existence d’un·e ci-toyen·ne, mais aussi d’une mairie, ces jalons reprĂ©sentent la vie de ce bĂątiment iconique. Naissance En 1860, la
TĂ©lĂ©chargement Gratuit Archi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert Lorsqu'un choix flambant neuf finit par ĂȘtre un tout nouveau fabricant de beaucoup mieux vivre, pourquoi devrait ĂȘtre dĂ©solĂ© pour cela? Quelque chose de vieux doivent ĂȘtre modifiĂ©s, ainsi que restaurĂ©e avec quelque chose de flambant neuf, si le point flambant neuf est beaucoup mieux. Comme la tĂąche supplĂ©mentaire que nous vous proposerons, si vous avez pas de concept pour profiter de votre temps d'arrĂȘt, la lecture pourrait vous aider Ă  passer le temps sensiblement. Oui, perte de temps peut ĂȘtre fait complĂštement par tout le monde. Mais, ĂȘtre sagement passer le temps est extrĂȘmement rare. Alors, voulez-vous ĂȘtre parmi les individus sensibles?Archi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis RambertTĂ©lĂ©chargement Gratuit Archi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis RambertDiscuter passe-temps, parmi les activitĂ©s de loisirs qui font que quelqu'un lit avec succĂšs. En outre, vĂ©rifier une haute publication qualifiĂ©e. Une que vous pouvez sĂ©lectionner la source est Archi Et BD La Ville DessinĂ©e, By Jean-Marc Thévenet Francis Rambert Ce n'est pas genre de livre de base qui a le nom fantastique. Il est livre en particulier que nous suggĂ©rons vraiment de lire. En ayant passe-temps pour examiner les publications, vous pouvez toujours stimuler votre esprit tout le temps. Et aussi exactement ce que vous pourriez prendre actuellement pour vous aider Ă  dĂ©couvrir le produit de lecture est responsable de cette mot Ă  profĂ©rer de l'auteur comprend l'Ă©lĂ©ment de cette vie. L'auteur montre vraiment comment les mots de base pourraient tirer le meilleur parti de exactement comment est dit que l'impact de ce livre directement pour les visiteurs. Aussi, vous avez compris sur le contenu web de Archi Et BD La Ville DessinĂ©e, By Jean-Marc Thévenet Francis Rambert beaucoup, vous pouvez facilement le faire pour votre meilleure connexion. Dans l'exĂ©cution de l'existence du principe de livre, vous trouverez sur le site boo aussi Ă  quel point cette publication vous influencer Ă  faire beaucoup mieux l'avenir? Il associera Ă  quel point les lecteurs vont certainement obtenir les leçons qui viennent. Comme on le comprend, en gĂ©nĂ©ral de nombreux individus croient certainement que la lecture peut ĂȘtre une porte d'entrĂ©e pour aller dans la comprĂ©hension de tout nouveau. La comprĂ©hension affectera certainement la façon dont vous inclinez votre vie. MĂȘme cela est assez difficile; les personnes Ă  haut Sprit ne peuvent pas se ennuyer ou renoncer Ă  reconnaĂźtre cette idĂ©e. Il est exactement ce que Archi Et BD La Ville DessinĂ©e, By Jean-Marc Thévenet Francis Rambert offrira les pensĂ©es pour motiver la visibilitĂ© du guide, nous subissons en fournissant la bibliothĂšque en ligne. Il est, en fait, sauf Archi Et BD La Ville DessinĂ©e, By Jean-Marc Thévenet Francis Rambert juste; identiquement cette publication se transforme en une collection de nombreux catalogues de livres. Les livres sont donnĂ©s sur la base de donnĂ©es systĂšme souple qui peut ĂȘtre la premiĂšre façon pour vous de vaincre les motivations pour obtenir la vie flambant neuf dans de meilleures scĂšnes et aussi la perception. Il n'est pas pour vous faire sentir dĂ©bordĂ©s. Les donnĂ©es douces de cette publication ne peuvent ĂȘtre enregistrĂ©s dans certains gadgets appropriĂ©s. , Donc il peut soulager de lire chaque fois. Détails sur le produitAlbum 254 pagesEditeur Monografik éditions 19 juin 2010Langue FrançaisISBN-10 2360080199ISBN-13 978-2360080199 Dimensions du produit 30 x 2,4 x 25 cmMoyenne des commentaires client étoiles sur 5 1 commentaire clientClassement des meilleures ventes d'Amazon en Livres Voir les 100 premiers en LivresPassionant voyage sur le rapport entre l'architecture, l'urbain et la bande dessinée dans un livre graphiquement irréprochable et avec des contributions théoriques trÚs inté et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert PDFArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert EPubArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert DocArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert iBooksArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert rtfArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert MobipocketArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert KindleArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert PDFArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert PDFArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert PDFArchi et BD La ville dessinĂ©e, by Jean-Marc Thévenet Francis Rambert PDF
Lexposition « Archi & BD - la ville dessinĂ©e », prĂ©sentĂ©e Ă  la CitĂ© de l'Architecture jusqu'au 28 novembre, explore les relations qu’entretiennent la bande dessinĂ©e et l’architecture. En tout, 150 auteurs internationaux et 350 oeuvres sont exposĂ©es.
Archi & BD la Ville DessinĂ©e Album BD de la SĂ©rie Archi & BD la Ville DessinĂ©e Titre Archi & BD la Ville DessinĂ©e Paru le 18 Juin 2010 Dessin Collectif ScĂ©nario Collectif Genre Art-illustration Public Ados-Adultes Editeur MONOGRAFIK Collection ARCHI EAN 9782360080199Prix public 39,60 €
Dela "ligne claire" aux mangas japonais, de Spirou aux "Immortels" d'Enki Bilal, la bande dessinée nous fait voyager à travers les époques et les styles d'architecture. De la ville romaine dans Alix, à la ville futuriste de Moebius, la bande dessinée permet d'inscrire les
La CitĂ© de l’Architecture, au TrocadĂ©ro, vient tout juste d’ouvrir son exposition Archi & BD. La ville en bande dessinĂ©e, le thĂšme est vaste. Chaque dessinateur y va de son utopie selon les besoins du scĂ©nario. Enki Bilal, Jean-Claude MeziĂšres Valerian, dĂ©cors du CinquiĂšme ElĂ©ment, ou Schuiten & Peeters qui sont Ă©galement architectes ne sont que les exemples les plus connus. Cette exposition a donc pour tĂąche de prĂ©senter la ville en BD, de maniĂšre chronologique. Tout commence par les Comics, toutes ces histoires de super hĂ©ros avec pour dĂ©cor des buildings. Pour que le jeune lecteur puisse s’identifier au personnage, il faut en effet qu’il Ă©volue dans le mĂȘme dĂ©cor que lui. C’est la raison pour laquelle New-York est une des vedettes de ces scĂ©narios. Puis suivent d’autres aspects de la ville, comme le HLM qui rappelle fortement la chanson de Renaud. Chaque histoire a son dĂ©cor urbain, plus ou moins important. Archi BD prĂ©sente de belles planches qui sont un rĂ©gal pour l’amateur. Malheureusement, le dĂ©roulement de la prĂ©sentation ressemble u peu trop Ă  un catalogue. Ce vaste sujet mĂ©ritait une analyse intĂ©ressante et structurĂ©e. On se contentera du plaisir visuel
 Archi& BD, Archi & Bd : la Ville DessinĂ©e Ă  la CitĂ© de l'Architecture & du Patrimoine. Bubble, le meilleur endroit pour dĂ©couvrir, organiser et acheter des BD, comics et mangas. Livraison Ă  domicile ou rĂ©servation en magasin. A PROPOS DU PROJET RĂ©alisation, montage et fx StĂ©phane SouliĂ© Costumes et scĂ©nario FrĂ©dĂ©ric Felder Son Marc Pichelin Avec par ordre d’apparition FrĂ©dĂ©ric Felder, Didier Lebrun, FrĂ©dĂ©ric LathĂ©rade, David Chiesa. Une production CitĂ© de l’Architecture & du Patrimoine Dans le cadre de l’exposition ARCHI&BD, la ville dessinĂ©e Producteur exĂ©cutif FERRAILLE Avec le soutien du FMCAV Fond Municipal Ă  la CrĂ©ation Audiovisuelle de Villemolle. Archiet BD, la ville dessinĂ©e rĂ©unit dans un aller et retour entre architecture et bande dessinĂ©e, les oeuvres les plus inattendues, les plus marquantes et parfois mĂȘme oubliĂ©es d'architectes et Gabriella Giandelli vit et travaille à Milan où elle est née en 1963. Elle a commencé à publier des bandes dessinées en 1984 avec la scénariste Lilia Ambrosi. De 1984 à nos jours, elle a publié dans Alter Alter, Frigidaire, Dolce Vita, Strapazin, L’Echo des Savanes, Nova Express, Black. Elle mène parallèlement une activité d’illustratrice dans des revues, des maisons d’édition et de designer. Illustratrice de livres pour enfants, elle publie chez Mondadoriles les histoires de Milo, un enfant-lapin dont elle est la créatrice et a réalisé des couvertures pour les romans de Seuil jeunesse. Deux extraits d’Interieur ont déjà été publiés en 2006 dans la collection Ignatz des éditions Vertige Graphic. Gabriella Giandelli participe cette année à la grande exposition Archi & BD, La ville dessinée» à la Cité de l’architecture ainsi qu’à l’exposition Cent pour Cent bande dessinée à la Bibliothèque Forney à Paris. dessinateuret scĂ©nariste de bande dessinĂ©e. 11 – 22 oct 2018 . salle d’exposition de l’ENSASE EntrĂ©e Libre. Exposition organisĂ©e en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, dans le cadre de la FĂȘte du Livre 2018. Marc-Antoine Mathieu rĂ©side Ă  Angers. Il explore les formes, qu’elles soient narratives ou plastiques. Aux Beaux-Arts d’Angers d’abord, oĂč il pratique la La CitĂ© de l’architecture et du patrimoine accueille une exposition centrĂ©e sur les correspondances entre architecture et BD. Vous avez jusqu’au 28 novembre 2010 pour aller dĂ©couvrir l’exposition Archi et BD, la ville dessinĂ©e » Ă  la CitĂ© de l’architecture et du patrimoine, Ă  Paris. L’exposition propose, selon un parcours chronologique de la fin du XIXe siĂšcle Ă  nos jours, d’aborder les thĂšmes de l’architecture, de l’utopie, de la politique, du social, de l’Histoire, du design et de dĂ©couvrir en particulier trois villes New York, premiĂšre icĂŽne dont les dessinateurs vont s’emparer, Paris, historique et moderne, enfin Tokyo, la ville de toutes les folies. Au total, ce sont 150 auteurs internationaux Winsor McCay, Enki Bilal, Moebius, Will Eisner, Tardi, Jiro Taniguchi, Osamu Tezuka, Joost Swarte, François Schuiten, Nicolas de CrĂ©cy, etc et 350 oeuvres planches, agrandissements de planches, illustrations, photographies, films qui ont Ă©tĂ© mis en exergue pour Ă©voquer un urbanisme considĂ©rĂ© selon les Ă©poques comme fascinant ou angoissant. Archi et BD, la ville dessinĂ©e » – CitĂ© de l’architecture et du patrimoine – Palais de Chaillot 75016 Paris – Jusqu’au 28 novembre 2010. Share Related Posts

ExpositionArchi et BD, la ville dessinée, Cité de l'architecture et du Patrimoine, 2010. Zeina ABIRACHED, Le piano oriental, 2015. (Usage du numérique) David PRUDHOMME, La traversée du Louvre, Futuropolis, 2012. François OLISLAEGER, Marcel Duchamp un petit jeu entre moi et je, Actes Sud, 2014. Roy LICHENSTEIN, M-MAYBE, 1965 Manu LARCENET, Blast, Dargaud, 2009

17 Juil La Villa Savoye Ă  Poissy, c’est lui. La chapelle de Ronchamp, c’est Ă©galement lui. Tout comme la CitĂ© radieuse Ă  Marseille et la construction de la nouvelle capitale du Penjab, Chandigarh. Lui, c’est Le Corbusier, de son vrai nom Charles-Edouard Jeanneret, architecte mondialement reconnu, qui a marquĂ© profondĂ©ment son temps et influencĂ© l’architecture contemporaine. A l’occasion de l’exposition Archi & BD – la ville dessinĂ©e, prĂ©sentĂ©e Ă  Paris, les Ă©ditions Dupuis en partenariat avec la CitĂ© de l’Architecture et la Fondation Le Corbusier proposent de dĂ©couvrir l’homme mais aussi son oeuvre dans un album documentaire rĂ©unissant un rĂ©cit dessinĂ©, qui revient sur les quinze derniĂšres annĂ©es de sa vie, et un dossier de plus de 20 pages proposant une chronologie et de nombreux documents particuliĂšrement rares photographies, croquis, peintures, couvertures de livres
. Un petit ouvrage trĂšs instructif, dans la veine de l’album Rose Valland, Capitaine Beaux arts, paru chez Dupuis fin 2009. L’info en + L’expo Archi & BD – la ville dessinĂ©e est Ă  dĂ©couvrir Ă  la CitĂ© de l’Architecture et du Patrimoine jusqu’au 28 novembre 2010. Plus d’infos ici!
Archiet BD, la ville dessinĂ©e (2) PubliĂ© le 12 juillet 2010 par Onarretetout. Il sera question des villes dessinĂ©es. La BD est nĂ©e dans la ville. La BD raconte ce que les hommes et les femmes c CAPA / Gaston BergeretPrĂ©sentĂ©e du 9 juin 2010 au 2 janvier 2011, l'exposition Archi & BD - La ville dessinĂ©e s'adressait au grand public et aux passionnĂ©s en abordant les relations qu'entretiennent la bande dessinĂ©e et l' total 150 auteurs internationaux et 350 Ɠuvres exposĂ©s. L'exposition abordait , sans volontĂ© d'exhaustivitĂ©, les reprĂ©sentations de la ville dans la bande dessinĂ©e et proposait un Ă©clairage sur la pĂ©riode actuelle oĂč la bande dessinĂ©e franchit de nouvelles frontiĂšres en matiĂšre de crĂ©ation, avec des auteurs proches de l'art contemporain comme Jochen Gerner, Ilan Manouach, Dominique Goblet, Thierry Van Hasselt, Christopher Hittinger.
CitĂ©de l’architecture et du patrimoine. La ville archi dessinĂ©e Jusqu’au 28 novembre 2010 Par Christian Simenc · L'ƒIL. Le 23 aoĂ»t 2010 - 471 mots. On savait la ville un formidable terrain de jeux pour la bande dessinĂ©e, en particulier pour Batman, Daredevil ou Superman. Cette exposition intitulĂ©e « Archi & BD. La ville dessinĂ©e » en est une parfaite
Accueil > MĂ©dias > Lectures estivales, une plongĂ©e en BD et quelques titres en plus A quelques jours de la pause estivale, nous avons demandĂ©, comme il est de coutume dĂ©sormais, Ă  nos chroniqueurs et chroniqueuses de partager leurs lectures de l’annĂ©e et leurs envies estivales. Petit tour d’horizon des goĂ»ts et des couleurs Ă  Chronique d’architecture. Remarque chroniqueurs et chroniqueuses marquent cette annĂ©e un petit goĂ»t prononcĂ© pour la bande dessinĂ©e. Les essais d’architecture ou sur l’urbanisme n’ont quasiment pas pointĂ© leur nez. Les monographies d’architecte avec un dessin trĂšs prononcĂ© pour l’architecture semblent plĂ©biscitĂ©es. Des BD d’archi La derniĂšre parue, et d’ores et dĂ©jĂ  dĂ©vorĂ©e par une partie de la rĂ©daction, est le roman graphique d’Augustin Ferrer dĂ©diĂ© Ă  Mies, titre de l’ouvrage. Augustin Ferrer, architecte lui-mĂȘme, revient sur l’histoire intime et architecturale du maĂźtre allemand, sans rien cacher des compromissions et des engagements de Mies oĂč la politique importe parfois moins que ses liaisons amoureuses. ImaginĂ©e autour d’un Ă©change aĂ©rien entre Mies et son petit-fils, cette riche BD permet d’apprĂ©hender le rapport entre l’intime et la crĂ©ation. Un dessin extrĂȘmement riche et expressif qui rend Ă  l’architecture toute sa splendeur et aux personnages des traits forts de caractĂšre. Ce bel ouvrage dĂ©diĂ© Ă  Mies fait presque partie d’un genre nouveau et plein de promesses, la monographie en BD. Charlotte Perriand, une architecte française au Japon, de Charles Berberian ou encore Eileen Gray, Une maison sous le ciel, de Charlotte Malterre-Barthes et Zosia Dzierzawska, reviennent sur des moments clĂ©s dans la vie de ces femmes architectes. Des ouvrages forts et dont le dessin rend un hommage Ă  la libertĂ© de ces deux femmes. Autre hommage, celui Ă  Peter Zumthor de Lucas Harari avec L’aimant mi-thriller, mi-quĂȘte d’un Ă©tudiant en architecture lors de son pĂšlerinage aux Thermes de Vals. RafraĂźchissant pour les temps de canicule. Le dessin d’Harari rappelle aussi par touche, celui du maĂźtre de la BD qu’est Chris Ware, et oĂč l’architecture accompagne le dĂ©ploiement d’une narration ample et complexe. Chris Ware, une narration d’architecte Que cela soit Rusty Brown, Jimmy Corrigan ou Unbuilding Stories, Chris Ware construit la narration autour d’un dessin trĂšs structurĂ© oĂč l’architecture est partie prenante de l’histoire. Le sublime coffret Unbuilding Stories raconte Ă  travers ses 14 formats la vie quotidienne des habitants d’un immeuble de Chicago. L’immeuble et ses vies sont dĂ©cortiquĂ©s, rappelant dans une trĂšs belle double page qu’ un has-been de 105 ans, totalise dĂ©jà
 301 locataires, 106 323 petits-dĂ©jeuners, 29 mariages, 178 rendez-vous galants, 2 dĂ©cĂšs, 3 naissances, 32 655 497 fuites d’eau », etc.. L’une des planches les plus extraordinaires de l’auteur amĂ©ricain. Pour dĂ©couvrir l’univers de Chris Ware et les vies de ces loosers magnifiques qui ponctuent son Ɠuvre, l’auteur est Ă  l’honneur de l’exposition de la BPI du Centre Pompidou en partenariat avec le Festival International de la Bande DessinĂ©e d’AngoulĂȘme, jusqu’en octobre prochain*. L’art de la narration de Chris Ware ressemble Ă  un immeuble en construction, une narration qui comble les trous et se structure au fur et Ă  mesure de la lecture pour devenir une Ɠuvre complĂšte et foisonnante. La ville du futur sera fĂ©ministe De ces trous perdus des US dessinĂ©s par Chris Ware, et cĂŽtĂ© essais de la rĂ©daction, le rĂ©cit de Cleveland Ă©crit par deux chercheurs en voyage au centre du dĂ©clin. L’ouvrage de Max Rousseau et Vincent BĂ©al, Plus vite que le cƓur d’un mortel paru en dĂ©but d’annĂ©e, revient sur l’histoire des villes en dĂ©clin des Etats-Unis, dont Cleveland est un des exemples. Des solutions locales esquissent une sortie fragile de la spirale infernale. Ce sont aussi les limites de celles-ci dans un systĂšme capitaliste Ă  bout de souffle, ici explorĂ© et presque le seul au pouvoir. Un essai revigorant et servi par une cartographie riche et des tĂ©moignages, qui loin d’un ouvrage scientifique abscons, rendent tangibles les ambiguĂŻtĂ©s du systĂšme et les jeux d’acteurs Ă  l’Ɠuvre. L’intersectionnalitĂ© ceci n’est pas un gros mot Ă  l’Ɠuvre chez Rousseau et BĂ©al l’est aussi dans l’approche de Lesli Kern dans La Ville FĂ©ministe, notes de terrain oĂč elle partage sa propre expĂ©rience de la ville pour Ă©laborer une possibilitĂ© de la ville Ă  l’heure de l’inclusion de tous et toutes. De la ville contre les femmes, qu’elle soit adolescence, jeune femme, mĂšre, en lutte, oĂč chacune a Ă©laborĂ© des stratĂ©gies pour s’échapper Ă  l’insĂ©curitĂ© et aux agressions quotidiennes mettre ses clĂ©s aux creux de nos doigts tout en empruntant un chemin si possible Ă©clairĂ© au cƓur de la nuit pour rentrer, se dĂ©placer Ă  l’heure oĂč les transports en commun restent difficilement accessible Ă  cause d’une poussette, mettre ou enlever ses Ă©couteurs pour ne pas se sentir en danger, ne pas courir tĂŽt le matin, etc., elle en appelle Ă  une ville fĂ©ministe, un projet ambitieux et inspirant, sans plan directeur ni contremaitre aux commandes. La ville fĂ©ministe est une expĂ©rience perpĂ©tuelle pour vivre diffĂ©remment, vivre mieux, vivre de façon toujours plus juste ». De la mĂ©moire romanesque Si nos semblent avoir laissĂ© de cĂŽtĂ© les essais cette annĂ©e, les romans sont une riche invitation Ă  travailler nos mĂ©moires. Maison-mĂšre, dAnaĂŻd Demir plonge dans son histoire d’une famille française d’origine armĂ©nienne sur fond de questions d’intĂ©gration, de transmission sur le choc culturel entre Orient et Occident, construite autour des piĂšces de la maison. Cette Ă©vocation de la mĂ©moire est aussi prĂ©sente chez AnaĂŻs Llobet, dans Au cafĂ© de la ville perdue, oĂč Ariana, ancienne Ă©tudiante en architecture, revient sur l’histoire de sa famille chypriote Ă  travers la maison familiale au 14, rue Ilios, Ă  Varhosas, ancien lieu haut lieu de villĂ©giature figĂ© depuis 1974 lors de l’annexion du nord de Chypre par la Turquie. Alors qu’Ariana ne rĂȘve que de reconstruire la maison familiale, celle-ci est promise Ă  la destruction des buldozers. Une quĂȘte intime dans une Ăźle oubliĂ©e oĂč les guerres entre Turcs et Grecs ont laissĂ© des barbelĂ©s en guise de sĂ©paration mais aussi des traces dans les familles divisĂ©es. Le Goncourt 2021 attribuĂ© Ă  Mohamed Mbougar Sarr pour La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes est aussi une puissante Ă©vocation de la disparition et de la littĂ©rature. En partant Ă  la recherche de l’énigmatique auteur sĂ©nĂ©galais Elimane, dont le livre le labyrinthe de l’inhumain » est introuvable et l’auteur disparu, Mohamed Mbougar Sarr dĂ©ploie un labyrinthe de rĂ©cits de la France au SĂ©nĂ©gal en passant par les Pays-Bas, une plume en quĂȘte et en rĂ©flexion sur la littĂ©rature, le rapport entre la France et le SĂ©nĂ©gal, un chef d’Ɠuvre qui se dĂ©vore. Si la littĂ©rature contemporaine ne vous attire pas, les plus vieux » de nos chroniqueurs se replongent Ă  rythme rĂ©gulier, notamment notre cher rĂ©dacteur en chef, dans les classiques ». Parmi lesquels, CĂ©line, dont Guerre qui vient d’ĂȘtre Ă©ditĂ©, mais aussi Buckowski pour ses Contes de la folie ordinaire et notamment la nouvelle La plus jolie fille de la ville ». Sur les ravages du politiquement correct que Philip Roth s’évertue Ă  combattre avec La tĂąche. Des classiques et des nouvelles tĂȘtes, les sont plus pour parler littĂ©rature qu’architecture mais c’est sans doute de saison. L’envie de crĂšme solaire et de farniente est plus Ă  mĂȘme de nous plonger dans des mondes fictifs loin, trĂšs loin de la rĂ©alitĂ©. Bel Ă©tĂ© et belles lectures Ă  toutes et Ă  tous. Julie Arnault * L’affiche de l’exposition, hommage Ă  l’architecture de Piano et Rogers du Centre Pompidou, rassemble l’univers de Chris Ware. Liste exhaustive des lectures recommandĂ©es pour cet Ă©tĂ© par les BD Charles Altorffer, TraitĂ© d’urbanisme enchanteur, Libel, Paris, 2022Charles Berberian, Charlotte Perriand, une architecte française au Japon, Éditions du ChĂȘne, Paris, 2019Agustin Ferrer, Mies, Nouveau Monde Ă©ditions, Paris, 2022Lucas Harrari, L’aimant, Sarbacane, Paris, 2017Chris Ware, Rusty Brown, Delcourt, Paris, 2002Charlotte Malterre-Barthes, Zosia Dzierzawska, Eileen Gray, Une maison sous le ciel, Dargaud, Paris, 2020Chris Ware, Unbuilding Stories, Delcourt, Paris 2014 EssaisVincent BĂ©al, Max Rousseau, Plus vite que le cƓur d’un mortel, Grevis, Caen, 2021Lesli Kern, La Ville FĂ©ministe, Editions du Remue-Menages, MontrĂ©al, 2022August E. Komendan, Dix-huit annĂ©es avec Louis I. Kahn, Edition du linteau, Paris, 2022Roger Pouivet, Du mode d’existence de Notre-Dame, Editions du Cerf, Paris, 2022 LivresCharles Bukowski, Contes de la folie ordinaire, Le livre de poche, Paris, 1983Mircea Crtrescu, SolĂ©noĂŻde, Points, Paris, 2021CĂ©line, Guerre, Gallimard, Paris, 2022AnaĂŻs Demir, Maison-mĂšre, Plon, Paris, 2022AnaĂŻs Llobet, Au cafĂ© de la ville perdue, Edition de l’observatoire, Paris, 2022Mohamed Mbougar Sarr, La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes, Ă©ditions Philippe Rey et Jimsaan, Paris, 2021Tom Wolfe, Le bĂ»cher des vanitĂ©s, le livre de poche, Paris, 1990Claude Mc Kay, Romance in Marseille, HĂ©liotropismes, Marseille, 2021
ARCHI& BD. LA VILLE DESSINEE. l'exposition et le blog, Paris. 526 J’aime · 1 Ă©tait ici. "Archi & BD. La ville dessinĂ©e" L'exposition Ă  la CitĂ© de l'architecture & du patrimoine du 9 juin au 28 par PubliĂ© 02/02/2014 Mis Ă  jour 02/02/2014 Suite au CafĂ© gĂ©ographique sur “ReprĂ©senter l’espace urbain dans la bande dessinĂ©e”, voici quelques rĂ©fĂ©rences et pistes bibliographiques qui ont appuyĂ© la prĂ©paration de ce CafĂ© gĂ©o. A l’exception de la thĂšse de doctorat en gĂ©ographie de Julien Champigny, L’espace dans la bande dessinĂ©e 2010, UniversitĂ© Paris 7, la question de l’espace dans la BD est assez dispersĂ©e dans la littĂ©rature gĂ©ographique. Pourtant, en “creusant” la bibliographie, s’il n’y a pas encore d’ouvrage ou de numĂ©ro de revue spĂ©cifique Ă  l’approche spatiale pour apprĂ©hender la bande dessinĂ©e y compris dans des revues spĂ©cialisĂ©es, telles que l’incontournable ComicalitĂ©s, les gĂ©ographes sont tout de mĂȘme nombreux Ă  s’ĂȘtre intĂ©ressĂ©s Ă  l’espace dans/de la bande dessinĂ©e. Voici donc quelques rĂ©fĂ©rences autour des liens GĂ©ographie/Bande dessinĂ©e/Ville cette biblio/sitographie ne prĂ©tendant nullement Ă  l’exhaustivitĂ©. L’espace urbain dans la bande dessinĂ©e ressources bibliographiques Pierre-Alain Chevalley, 1992, Le dĂ©cor urbain dans la BD mise en Ă©vidence de quelques clĂ©s d’interprĂ©tation de l’image de la ville dans les aventures de Tintin, mĂ©moire de licence en gĂ©ographie, UniversitĂ© de Lausanne. GĂ©raldine Molina, 2007, “Le Paris des Aventures extraordinaires d’AdĂšle Blanc-Sec de Jacques Tardi une “ville noire” ?“, GĂ©ographie et Cultures, n°61, pp. 61-77. GĂ©raldine Molina, 2007, “Paris dans la bande dessinĂ©e contemporaine. Au-delĂ  des antagonismes de l’urbaphilie et de l’urbaphobie la ville plurielle“, communication au colloque Ville mal aimĂ©e, ville Ă  aimer, Cerisy, juin 2007. Romain Glassey, 2009, Bande dessinĂ©e et gĂ©ographie l’exemple des CitĂ©s obscures de Peeters et Schuiten, mĂ©moire de master en gĂ©ographie, UniversitĂ© de GenĂšve. Archi & BD. La ville dessinĂ©e, Monografik Ă©ditions, 2010. David Amiaud, 2012, “Villes et imaginaires amĂ©nagements et modĂšles urbains dans les mangas”, Cahiers ADES, n°8, pp. 31-44. Mangapolis. La ville japonaise contemporaine dans le manga, Le LĂ©zard noir, 2012. L’espace urbain dans la bande dessinĂ©e ressources sitographiques “Bienvenue Ă  Gotham City“, Urban Comics, Adrien Fournier, 2009, “Les Plans de la ville“, du9, l’autre bande dessinĂ©e, mai 2009. Philippe Gargov, 2009, “Gotham City la gentrification est un super-vilain“, pop-up urbain, 22 novembre 2009. Archi & BD, dossier de presse, 2010. Philippe Gargov, 2010, “Deux planches, trois bulles une ville est nĂ©e“, pop-up urbain, 22 dĂ©cembre 2010. Transit-City, 2011, “The Nightmare of Akira ?“, Transit-City, 13 mars 2011. Transit-Citu, 2011, “Spirit of the Sun ?“, Transit-City, 15 mars 2011. Matthias Jambon-Puillet, 2011, “Authority superhomo urbanus“, pop-up urbain, 11 avril 2011. Xavier Guilbert, 2012, “Les villes d’Adachi“, du9, l’autre bande dessinĂ©e, mai 2012. Mangapolis, dossier de presse, 2012. Matthias jambon-Puillet, 2012, “Spider-Man EST New York“, pop-up urbain, 24 octobre 2012. Margot Baldassi, 2013, “Villes et mangas, desseins croisĂ©s“, pop-up urbain, 23 avril 2013. Etienne Augris, 2013, “Aya de Yopougon une gĂ©ographie intime et subjective d’Abidjan“, Samarra, 19 aoĂ»t 2013. Aymeric Landot, 2013, “De MĂ©tropolis Ă  Gotham“, Sciences DessinĂ©es, 13 octobre 2013. Philippe Gargov, 2013, “Donaldville et la ville-palimpseste une allĂ©gorie“, pop-up urbain, 14 octobre 2013. Margot Baldassi, 2013, “Aya de Yopougon gĂ©ographie d’une Afrique en mutation, par Sciences DessinĂ©es“, pop-up urbain, 13 novembre 2013. Voir Ă©galement sur notre carnet de recherche Les podcasts de notre journĂ©e d’études “Ville et Bande dessinĂ©e”, dont le grand entretien avec BenoĂźt Peeters. Billet sur Code Geass. SĂ©rie Aya de Yopougon. SĂ©rie Ethnicity 01. SĂ©rie Meilleurs voeux de Mostar. Tous les billets “Villes et Bandes dessinĂ©es“. Des ressources pĂ©dagogiques Ă©tudier la ville dans la bande dessinĂ©e en classe de gĂ©ographie SĂ©ance pĂ©dagogique “Habiter la ville Tokyo vu par “Le promeneur” de Tanigushi“, Le prof’ d’histoire-gĂ©o, 3 aoĂ»t 2010. SĂ©ance pĂ©dagogique “Tokyo dans la mĂ©gapole japonaise. GĂ©ographie 4Ăšme“, Flora Tristan, AcadĂ©mie de Paris, mars 2011. SĂ©ance pĂ©dagogique “Un lieu de commandement Tokyo mĂ©tropole mondiale“, AcadĂ©mie de Dijon, 15 fĂ©vrier 2012. Proposition pĂ©dagogique “La ville mĂ©diĂ©vale, d’aprĂšs une bande dessinĂ©e de Bourgeon, 5Ăšme“, Histege, 27 mai 2013. Étiquettes bande dessinĂ©ebandes dessinĂ©esBDCafĂ©s gĂ©oComicsĂ©tudes urbainesmangaReprĂ©senter l'espacevilleVilles et Bandes dessinĂ©es BĂ©nĂ©dicte Tratnjek Doctorante en gĂ©ographie gĂ©ographie de la ville en guerre, agrĂ©gĂ©e de gĂ©ographie, Institut de recherche stratĂ©gique de l'École militaire IRSEM, UniversitĂ© Blaise Pascal, Laboratoire junior Sciences DessinĂ©es, CafĂ©s gĂ©ographiques, co-responsable du sĂ©minaire GĂ©ographie des Ă©motions ENS-Ulm. Vous aimerez aussi...
Archi et BD, la ville dessinĂ©e’ // CitĂ© de l’architecture et du patrimoine, Paris. ‘Paris, Tokyo, Villes en Morceaux’ // CitĂ© de l’architecture et du Patrimoine, expo des enfants, Paris. 2009 ‘SxS dans R’ // Galerie Floralee, Paris. ‘architectures transitoires’ // Parcours contemporain de
L’exposition Archi et BD, actuellement Ă  la CitĂ© de l’architecture et du patrimoine, est prolongĂ©e jusqu’en janvier 2011. J’en avais fait une critique au dĂ©but de l’étĂ© et il m’était apparu qu’elle comportait bien trop de lacunes pour porter un regard pertinent sur son sujet. Qu’à cela ne tienne ! Comme on est jamais aussi bien servi que par soi-mĂȘme, voici, d’ici la fin de l’exposition, une sĂ©rie d’articles pour dĂ©montrer qu’il Ă©tait possible de faire une exposition intelligente, en ciblant davantage les thĂšmes, avec de belles images et peu de moyens heureusement sans planches originales et malheureusement sans affiche de Nicolas de CrĂ©cy !. L’exposition Archi et BD Ă©voque, l’espace de quelques planches, un Ă©vĂ©nement de l’histoire contemporaine bien connu des Belges l’exposition universelle de 1958. Ses rapports avec la bande dessinĂ©e sont inattendus mais intĂ©ressants. Par cette exposition, qui a lieu en plein Ăąge d’or de la bande dessinĂ©e belge pour enfants, un lien s’est créé entre l’architecture et la bande dessinĂ©e. Archi et BD 1 Villes rĂȘvĂ©es de l’an 2000 Archi et BD 2 Les CitĂ©s Obscures de Schuiten et Peeters, une encyclopĂ©die de l’architecture Archi et BD 3 L’architecture dans la bande dessinĂ©e historique Archi et BD 4 Carnets de voyage, d’un art Ă  l’autre L’exposition universelle 58 Ă  Bruxelles un moment architectural Le concept d’Exposition Universelle apparaĂźt dans l’Europe conquĂ©rante et industrielle du milieu du XIXe siĂšcle, la premiĂšre ayant lieu Ă  Londres en 1851. L’objectif affichĂ© par ces expositions est de regrouper en un seul lieu l’étendue des avancĂ©es technologiques et artistiques de l’humanitĂ©. Projet ambitieux portĂ© par la croyance en la toute-puissance du progrĂšs humain qui caractĂ©rise le XIXe siĂšcle. Le terme universel est lĂ  pour rappeler que l’exposition est ouverte Ă  tous les pays du monde. Depuis 1928, c’est un Bureau International des Expositions est chargĂ© de l’organisation des Ă©vĂšnements, la derniĂšre en date ayant eu lieu Ă  ShangaĂŻ en 2010 de mai Ă  octobre. Les expositions universelles sont gĂ©nĂ©ralement l’occasion de faire le point sur les avancĂ©es du savoir humain autour d’un thĂšme pronant l’harmonie entre les peuples, la paix dans le monde, ou la progression des connaissances. Plus que dans d’autres types d’expositions, l’architecture est un des arts majeurs des expositions universelles. L’exposition est prĂ©sentĂ©e Ă  l’échelle d’une ville et permet donc la mise en place de constructions gigantesques, le plus souvent Ă©phĂ©mĂšres mais parfois durables. L’architecture donne l’occasion de prĂ©senter une virtuositĂ© technique symbole de modernitĂ©, telle la Tour conçue par Gustave Eiffel lors de l’ de Paris en 1889, modĂšle de construction mĂ©tallique. Par son pavillon, chaque pays participe au grand ballet des architectures. L’exposition universelle de Bruxelles en 1958 occupe une place particuliĂšre il s’agit de la premiĂšre exposition depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, et mĂȘme depuis le dĂ©but des tensions en Europe de l’Ouest, puisque la derniĂšre exposition avait eu lieu en 1935, Ă  Bruxelles Ă©galement. C’est d’ailleurs Ă  cette occasion que fut construit le parc des expositions du Heysel oĂč se dĂ©roule l’expo 58, mais le souvenir fort de cette derniĂšre a fĂąnĂ© le souvenir de son aĂźnĂ©e. Elle marque les esprits en tant qu’exposition du renouveau Ă©conomique et politique de l’Europe affaiblie par les conflits. Le traitĂ© de Rome, premier traitĂ© politique de l’Union EuropĂ©enne est signĂ© en 1957 et Bruxelles est dĂ©jĂ  la citĂ© centrale de ce qui est alors surtout un regroupement Ă©conomique. Architecturalement, l’Expo 58 vient marquer le triomphe de l’esthĂ©tique du mouvement moderne, dont les dĂ©buts datent des annĂ©es 1920. Ses principaux reprĂ©sentants de l’avant-guerre sont l’école du Bauhaus et le suisse Le Corbusier et l’institutionnalisation du mouvement se produit dans les annĂ©es 1930, en particulier avec la Charte d’AthĂšnes qui, en 1933, affirme des principes architecturaux et urbanistiques. Les mots d’ordre de ce style sont la rationalisation fonctionnelle de l’espace, l’épuration des lignes par des formes simples et le minimalisme ornemental. Toutefois, si le mouvement moderne est conquĂ©rant avant la guerre, en lutte contre ce qu’il dĂ©nonce comme des archaĂŻsmes, la situation s’inverse aprĂšs 1945 il s’impose et ses principes se fondent dans un style international » qui cherche Ă  affirmer sans cesse le triomphe de la modernitĂ© et du progrĂšs humain. La CitĂ© Radieuse de Marseille construite par Le Corbusier entre 1947 est un exemple de cet engouement pour le modernisme qui caractĂ©rise la gestion urbanistique des annĂ©es 1945-1960. C’est sous cette forme que l’architecture moderne apparaĂźt lors de l’Expo 58 de Bruxelles une esthĂ©tique devenue omniprĂ©sente et populaire. A travers l’architecture, l’exposition entend aussi confirmer l’entrĂ©e de l’humanitĂ© dans la modernitĂ©. Les travaux commencent Ă  Bruxelles dĂšs 1956 et donnent lieu Ă  deux types de construction les pavillons Ă©phĂ©mĂšres et les Ă©difices durables. Outre les pavillons amĂ©ricains et soviĂ©tiques qui tentent de convaincre de la superioritĂ© respective des modes de vie des deux blocs de la guerre froide, le pavillon du gĂ©nie civil belge, avec sa flĂšche creuse en bĂ©ton armĂ© de 80 mĂštres de long est un des monuments les plus impressionnants. La flĂšche du pavillon du gĂ©nie civil belge pour l'Expo 58 virtuositĂ© architecturale dans le traitement du bĂ©ton Il reflĂšte les reflexions en cours sur l’utilisation de matĂ©riaux nouveaux et, par sa forme Ă©lancĂ©e, incarne indirectement la conquĂȘte spatiale, l’un des principaux sujets de prĂ©occupation scientifique de la pĂ©riode. L’édifice est dĂ©truit en 1970. Mais le monument de l’Expo 58 le mieux restĂ© en mĂ©moire est l’Atomium, qui, toujours en place actuellement, permet d’en garder le souvenir. Comme la Tour Eiffel du siĂšcle prĂ©cĂ©dent, l’Atomium veut ĂȘtre Ă  la fois une prouesse technique d’envergure et le symbole de la science de Bruxelles de nos jours le symbole de l'Expo 58 L’édifice, haut de 102 mĂštres, reprend la structure du cristal de fer et prĂ©tend incarner l’entrĂ©e du monde dans l’ñge de l’atome » comprendre de l’énergie atomique. Il est conçu par l’ingĂ©nieur AndrĂ© Waterkeyn 1917-2005, alors directeur d’une des principales entreprises mĂ©tallurgiques du pays, et bĂąti par les architectes AndrĂ© et Jean Polack. Sur une structure d’acier sont disposĂ©s neuf boules recouvertes d’aluminium. Six sont creuses et ouvertes au public, l’intĂ©rieur Ă©tant rendu accessible par des ascenseurs. L’Atomium est progressivement devenu l’un des symboles les plus populaires de la ville de Bruxelles et entre 2004 et 2006, des travaux de rĂ©habilitation ont Ă©tĂ© menĂ©s. La sphĂšre situĂ©e Ă  la base contient une exposition consacrĂ©e aux annĂ©es 1950, tandis qu’un restaurant se trouve dans la sphĂšre centrale. PrĂ©sence de l’exposition universelle dans la presse de bande dessinĂ©e Tintin et Spirou Au dynamisme technique et politique belge symbolisĂ© par l’exposition universelle semble rĂ©pondre, Ă  la mĂȘme Ă©poque, le dynamisme culturel de la bande dessinĂ©e belge pour enfants. Elle est reprĂ©sentĂ©e par deux journaux concurrents, Le Journal de Spirou de l’éditeur Jean Dupuis 1938- et Le journal de Tintin de Raymond Leblanc Le Lombard, 1946-1993. La notion d’ñge d’or » est souvent invoquĂ©e pour parler de la pĂ©riode qui s’étend, en gros, du milieu des annĂ©es 1940 Ă  la fin des annĂ©es 1960. A mon sens, elle recouvre deux rĂ©alitĂ©s d’une part la prĂ©sence d’un noyau de dessinateurs vĂ©ritablement novateurs dans leur approche du mĂ©dia, regroupĂ©s autour de maĂźtres » formateurs les Ă©lĂšves de JijĂ© Franquin, Moriss, Tillieux, et les Ă©lĂšves du studio HergĂ© Jacobs, Martin, Bob de Moor, Vandersteen, et d’autre part le fait que des journaux et Ă©diteurs belges parviennent Ă  se faire une place dans le marchĂ© français. Toutefois, en l’absence de statistiques sur les tirages comparĂ©s des journaux belges et des journaux français de cette Ă©poque Vaillant, Coq Hardi, Zorro
, je ne m’aventurerais pas Ă  prĂ©tendre que cette notion d’ñge d’or » belge soit entiĂšrement fondĂ©e. D’autant plus que ce serait oublier l’importance, en France, des petits formats pĂ©riodiques qui constituent une grande partie des ventes, mĂȘme si, au final le modĂšle du journal avec des histoires Ă  suivre a survĂ©cu plus longtemps. C’est Ă  double titre que Spirou et Tintin sont amenĂ©s Ă  Ă©voquer l’exposition universelle de 1958. En tant que journaux belges, il est Ă©vident que l’évĂšnement les intĂ©resse. Le Journal de Tintin a son siĂšge Ă  Bruxelles. Mais n’oublions pas que les deux journaux, dans la tradition de la presse pour enfants de leur Ă©poque, se veulent aussi Ă©ducatifs et se donnent comme objectif, entre deux aventures hĂ©roĂŻques, de former les jeunes gĂ©nĂ©rations. Ils participent donc Ă  la grande campagne publicitaire qui accompagne le lancement de l’exposition en Belgique en publiant des articles relatifs Ă  l’Expo 58 durant toute l’annĂ©e. On remarquera au passage que Le Journal de Tintin se divise en une Ă©dition belge et une Ă©dition française. Le public est trĂšs ciblĂ© et la diffĂ©rence de public pertinente l’édition française reste assez rĂ©servĂ©e quant Ă  la question de l’exposition, tandis que les articles abondent dans l’édition belge. D’avril Ă  septembre, on y trouve une rubrique presque hebdomadaire intitulĂ©e Rendez-vous Ă  l’expo » ; animĂ©e par Will et Jean Graton, elle prĂ©sente un aspect de l’Expo 58, parmi lesquels L’Atomium », le palais de mĂ©tal » ou le Heysel, ville-lumiĂšre ». Mieux encore dans l’exposition se trouve un autodrome Tintin » oĂč les enfants sont invitĂ©s Ă  venir conduire des petites voitures. En 1958 est construit le building Tintin », nouveau siĂšge des Ă©ditions du Lombard prĂšs de la gare du Midi, et c’est de cette maniĂšre que le journal du jeune reporter belge s’associe lui aussi aux grands travaux d’urbanisme de Bruxelles. Le Journal de Spirou, peut-ĂȘtre en raison de sa double diffusion en France et en Belgique ou encore Ă  cause de la situation de son siĂšge Ă  Charleroi, est moins impliquĂ© dans l’Expo 58 et ne lance pas de rubrique dĂ©diĂ©e. En revanche, il publie en juillet un numĂ©ro spĂ©cial Expo 58 » qui, entre autres histoires, donne l’occasion Ă  l’Oncle Paul du journal d’évoquer la construction de la Tour Eiffel tandis que CĂ©sar, le hĂ©ros de Tilleux visite l’exposition. Le mĂȘme Eddy Paape dessine un panorama de l’exposition sous la forme d’un poster. Les sĂ©ries Ă  suivre, pour leur part, n’ont qu’un rapport lointain avec l’évĂšnement. S’il faut dresser une liste des sĂ©ries publiĂ©s pendant la durĂ©e de l’exposition mars-octobre 1958, signalons dans Tintin la premiĂšre grande histoire de Michel Vaillant par Jean Graton Le grand dĂ©fi, le MĂ©tĂ©tores de la sĂ©rie Blake et Mortimer de Jacobs, les dĂ©buts de Oumpah Pah par Uderzo et Goscinny, ainsi que les dĂ©buts de la publication de Tintin au Tibet par HergĂ© qui, on l’admettra, est Ă  l’exact opposĂ© des prĂ©occupations modernistes de l’exposition ; dans Spirou commence La flĂ»te Ă  six schroumpfs, un Ă©pisode de Johan et Pirlouit par Peyo, tandis que Moriss en est Ă  RuĂ©e sur l’Oklahoma pour sa sĂ©rie Lucky Luke et que Franquin, parallĂšlement aux aventures de Spirou La foire au gangster et Le prisonnier du Bouddha, impose dans le journal la prĂ©sence de l’encombrant Gaston Lagaffe, imaginĂ© l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente et encore cantonnĂ© aux hauts-de-page. On le voit, en 1958, les sĂ©ries phares de la bande dessinĂ©e belge fonctionnent Ă  plein rendement et le relais est en passe d’ĂȘtre passĂ© entre les anciens et les hĂ©ritiers. Cela ne signifie pas pour autant que l’Expo 58 n’inspire pas les dessinateurs des deux journaux. Franquin est connu pour s’ĂȘtre intĂ©ressĂ© au design des annĂ©es 1950 pour sa sĂ©rie Modeste et Pompon. Dans Les Pirates du silence, une aventure de Spirou et Fantasio parue en 1955-1956, il emploie les services de son collĂšgue Will pour dessiner le dĂ©cor de la citĂ© ultramoderne d’Incognito city qui reprend, en effet, certaines images de l’habitat du mouvement moderne. Image des Pirates du silence par Franquin on reconnaĂźt dans la ville ultramoderne d'Incognito city certains codes visuels du modernisme pilotis, building pavĂ©...Franquin malmĂšne le symbole de l’Expo 58, l’Atomium, entiĂšrement repeint Ă  l’effigie de Gaston Lagaffe. Quand Gaston Lagaffe s'approprie l'Atomium, par AndrĂ© Franquin A cette date, toutefois, les liens entre l’esthĂ©tique de l’Expo 58 et les histoires publiĂ©es dans Tintin et Spirou restent limitĂ©e ; sauf si l’on prend en compte la thĂ©matique de la modernitĂ© scientifique, rĂ©currente dans les sĂ©ries des deux journaux. Le style atome » nostalgie et modernitĂ©, une mythification nostalgique du style Expo » L’aventure de l’Expo 58 dans la bande dessinĂ©e ne s’arrĂȘte cependant pas aux observations de l’époque. Au contraire, amplement plus intĂ©ressante et la gestion a posteriori de ce qui a Ă©tĂ© appelĂ© style Expo » ou style atome ». Sans se confondre complĂštement avec le style dit de la ligne claire, le style atome partage avec lui de nombreux points communs tous deux sont des regards portĂ©s, avec une nostalgie parfois ambiguĂ« car oscillant entre l’hommage et le pastiche et n’ayant jamais fait la preuve de leur exactitude historique, sur l’art des auteurs de bande dessinĂ©e belges de ce fameux Ăąge d’or. Les deux noms sont d’ailleurs imaginĂ©s par le mĂȘme dessinateur, Joost Swarte. Dans les annĂ©es 1980, les dessinateurs de la ligne claire comme ceux du style atome cherchent Ă  retrouver le trait de leurs maĂźtres passĂ©s, trait qui incarne aussi pour eux une forme de modernisme graphique oĂč domine la ligne et les formes simples et synthĂ©tiques. On n’oubliera pas que, dans les deux cas, il s’agit d’une construction intellectuelle a posteriori et que les termes de ligne claire et de style atome ne peuvent pas s’appliquer directement au style de Jacobs, de Franquin et de Tilleux ; ils s’appliquent aux auteurs qui s’en inspirent trente ans plus tard. Le style atome se dĂ©tache toutefois de la ligne claire au dĂ©but des annĂ©es 1980 en ce qu’il fait plus explicitement rĂ©fĂ©rence Ă  d’autres formes de l’art des annĂ©es 1950 que la seule bande dessinĂ©e, et particuliĂšrement Ă  l’architecture et au design. Il est employĂ© pour la premiĂšre fois par un personnage de Joost Swarte, Anton Makassar, qui voit dans l’Atomium le symbole du style atome » qui dĂ©signe alors, pour Makassar, un style artistique et non rĂ©duit Ă  la seule bande dessinĂ©e. Hommage Ă  Le Corbusier par Joos Swarte 1984 Le style atome est indissociable des Ă©ditions Magic Strip et des frĂšres Daniel et Didier Pasamonik. Ce sont eux qui vont irrĂ©mĂ©diablement unifier le style atome et le souvenir de l’Expo 58. Les frĂšres Pasamonik, fondateurs des Ă©ditions Magic Strip en 1979, commencent par la réédition des classiques belges, profitant d’une vague nostalgique Ă  l’égard des auteurs de Tintin et Spirou. Puis, Ă  cours d’ouvrages Ă  rééditer, ils se tournent justement vers de jeunes auteurs dont le style emprunte Ă  leurs aĂźnĂ©s d’une façon presque Ă©purĂ©e et classique, Yves Chaland Ă©tant le principal reprĂ©sentant de ce groupe dans lequel on compte aussi Serge Clerc, Luc Cornillon et Ever Meulen. La collection Atomium 58 est créée pour eux et reprend, matĂ©riellement, la prĂ©sentation des albums des annĂ©es 1950. Par cette collection, les frĂšres Pasamonik font rĂ©fĂ©rence non seulement Ă  un style graphique, mais aussi Ă  toute une Ă©poque de la vie artistique en Belgique dont l’Expo 58 est l’axe 58 et le style atome, l'ouvrage-manifeste des Ă©ditions Magic Strip Beaucoup d’auteurs rattachĂ©s au style atome se caractĂ©risent par le fait qu’ils vont chercher leur inspiration ailleurs que dans la seule bande dessinĂ©e dans le design, l’architecture, et l’illustration. Au-delĂ  de ses albums, le dessinateur Ever Meulen travaille aussi bien dans la presse que dans l’affiche ou l’illustration en gĂ©nĂ©ral. Son art est fortement inspirĂ© par l’esthĂ©tique des annĂ©es 1950 et on y retrouve des caractĂ©ristiques de l’architecture du mouvement moderne la gĂ©omĂ©trisation, la rigueur des formes, une form d’élĂ©gance du geste graphique
Feu Vert, ouvrage retrospectif de l'oeuvre d'Ever Meulen Futuropolis, 1986 La rĂ©fĂ©rence au constructivisme et au mouvement moderne autorise aussi, de la part des auteurs du style atome » une stylisation des formes qui pousse parfois jusqu’à l’abstraction. Prenant le relais de Joost Swarte, qui avait employĂ© le terme de style atome » d’une maniĂšre dĂ©calĂ©e, dans la bouche d’un historien de l’art savant et pompeux, les frĂšres Pasamonik publient en 1983 leur manifeste du style atome intitulĂ© L’Expo 58 et le style atome. L’ouvrage a pour but de regrouper les dessinateurs que les frĂšres Pasamonik voient comme proches d’un style qui n’est jamais clairement dĂ©fini, mais que l’on devine comme Ă©tant fondĂ© sur l’utilisation de la ligne-contour, tout en possĂ©dant une plus grande souplesse que la ligne claire et en mettant l’accent sur la modernitĂ© conquĂ©rante et dynamique. Selon Pasamonik s’y retrouvent Franquin, principal modĂšle, mais aussi Will et JidĂ©hem et, chez les jeunes, Yves Chaland, Ever Meulen, Joost Swarte, Kiki Picasso, Mariscal. AprĂšs coup, Didier Pasamonik dira, pour Ă©viter toute critique historienne de son ouvrage Ce manifeste Ă©tait en rĂ©alitĂ© une sorte de pastiche d’historien, tenant plus de la boutade que de la vĂ©ritable analyse critique. ». Restons toutefois prudent s’il est vrai que beaucoup de dessinateurs franco-belges des annĂ©es 1980 ont affirmĂ© leur dette envers l’art et l’esthĂ©tique moderne dominante des annĂ©es 1950, l’idĂ©e de style atome » existe avant tout Ă  travers la dĂ©funte maison d’édition Magic Strip qui a imaginĂ© et dĂ©veloppĂ© le concept et s’est chargĂ© de dresser des liens esthĂ©tiques, parfois injustifiĂ©s, entre quelques auteurs. De mĂȘme, si Ever Meulen a pu ĂȘtre influencĂ© par l’exposition, elle ne constitue pas, loin s’en faut, sa seule source de rĂ©fĂ©rence, et rĂ©duire son style Ă  la notion de style atome » est une façon de l’appauvrir en le rangeant dans une case. Il faut Ă©galement comprendre en partie l’invention du style atome » comme la rĂ©ponse belge au dynamisme de la bande dessinĂ©e française adulte des annĂ©es 1970. Encore de nos jours, Didier Pasamonik poursuit son exploration de la ligne claire et du style atome. L’hĂ©ritage esthĂ©tique de l’Expo 58 en Belgique est paradoxal et diffĂ©rent selon que l’on parle de bande dessinĂ©e ou d’architecture. Pour le NeuviĂšme Art, l’affirmation du style atome » permet la reconnaissance d’une diversitĂ© de styles graphiques et d’oeuvres de talent, dont celle d’Ever Meulen ou d’Yves Chaland. Il est aussi une lecture Ă  la fois nostalgique et belgo-belge de l’esthĂ©tique des annĂ©es 1950 qui exagĂšre l’importance rĂ©elle de l’Expo 58. En revanche, l’historiographie de l’architecture belge ignore volontairement la notion de style Expo » et nie la pertinence d’une cohĂ©rence architecturale de l’exposition et de son Ă©poque. L’Expo 58 est davantage considĂ©rĂ©e comme un point d’aboutissement, voire comme le symbole de l’échec de l’utopie urbanistique moderne, plutĂŽt que comme une avant-garde dynamique. Elle fait passer dans le quotidien, et d’une façon forcĂ©ment rĂ©ductrice, l’esthĂ©tique moderne. En ce sens, le style atome » ne serait guĂšre plus qu’un air du temps passager, nostalgique, presque mythifiĂ©, mais ne correspondant Ă  aucune rĂ©alitĂ© en son Ă©poque. D’autre part, les consĂ©quences architecturales de l’exposition ne sont pas si roses que l’idĂ©alisation d’un style atome » pourrait le faire croire. En 1958, l’organisation d’une exposition universelle Ă  Bruxelles pousse la municipalitĂ© a accĂ©lĂ©rer des projets d’urbanisme de grand ampleur envisagĂ©s dĂšs la fin de la guerre. Il s’agit de faire entrer Bruxelles, par l’architecture, dans la modernitĂ©, l’Expo 58 devenant alors une marque de sa transformation en capitale internationale. Les dirigeants de la ville dĂ©cide d’appliquer Ă  la ville les principes de l’urbanisme moderne de l’avant-guerre planification urbaine, sĂ©paration fonctionnelle des quartiers, construction de logements sociaux. Toutefois, la rĂ©organisation qui dĂ©bute dans les annĂ©es 1950 ne va pas se passer comme prĂ©vu et va ĂȘtre une des raisons de l’exode urbain qui pousse les habitants de Bruxelles, dans les dĂ©cennies suivantes, en pĂ©riphĂ©rie. Les premiers gratte-ciel commencent Ă  apparaĂźtre dans le ciel de Bruxelles dans les annĂ©es cinquante, comme le siĂšge de la PrĂ©voyance Sociale prĂšs du jardin botanique. D’autres travaux sont prĂ©vus pour les annĂ©es suivantes. Les promoteurs immobiliers privĂ©s Ă  qui la municipalitĂ© a laissĂ© la gestion des travaux sont trĂšs vite confrontĂ©s Ă  des plaintes, certaines Ă©manant mĂȘme d’architectes tenants du mouvement moderne qui s’inquiĂštent d’une utilisation abusive et excessive de leurs principes. Le principal reproche Ă  l’encontre de ce qu’on appellera plus tard la bruxellisation » est la destruction de quartiers et monuments anciens. Pour construire le Parking 58 », espace d’accueil des nombreux visiteurs de l’Expo 58, les vieilles Halles de la ville sont dĂ©truites. C’est aussi en 1958 qu’est lancĂ© le projet de CitĂ© administrative de l’Etat un ensemble de bĂątiments ayant pour but de rĂ©unir les institutions centrales belges. Malheureusement, et malgrĂ© sa grande qualitĂ© architecturale dans l’application des principes modernes, ce dernier projet s’éternise il ne s’achĂšve rĂ©ellement qu’en 1983 et ne parvient pas Ă  trouver sa place dans le tissu urbain bruxellois. S’y ajoute le fait que sa construction entraĂźne la dĂ©molition de quartiers anciens abritant une population plutĂŽt pauvre. Enfin, les rĂ©formes du fĂ©dĂ©ralisme belge des annĂ©es 1970-2001 rendent progressivement inutiles les bĂątiments qui sont revendus en 2003 Ă  des promoteurs privĂ©s. Les lecteurs attentifs l’auront compris la construction de la CitĂ© administrative de Bruxelles, symbole de l’échec du modernisme Ă  tout prix, a servi d’inspiration Ă  François Schuiten et BenoĂźt Peeters pour leur album BrĂŒsel dans lequel la ville imaginaire de BrĂŒsel est ruinĂ©e par la dĂ©mesure de projets urbanistiques de grande ampleur. Ironie de l’histoire l’espace de l’Expo 58 qui est le mieux restĂ© dans les esprits des Belges dont un sondage rĂ©vĂšle que prĂšs de 90% d’entre eux ont assistĂ© Ă  l’exposition n’est pas l’un des multiples pavillons consacrĂ©s Ă  l’urbanisme moderne ou Ă  la ville de demain mais les reconstitutions anciennes de la Belgique Joyeuse », sorte de village tout droit sorti d’un tableau de Brueghel ! C’est retrospectivement et grĂące Ă  la bande dessinĂ©e que le style atome » commencera Ă  soulever un peu d’enthousiasme. Pour en savoir plus Sur l’Expo 58 ChloĂ© Deligne et Serge Jaumain, l’Expo 58, un tournant dans l’histoire de Bruxelles, Le Cri, 2009 Rika Devos et Mil de Kooning, L’architecture moderne Ă  l’expo 58 Pour un monde plus humain », Fonds Mercator, 2008 Une passionnante reconstitution 3D de l’Expo 58 Sur le style atome » L’Exposition 58 et le style atome de Didier Pasamonik, Magic-Strip, 1983 Ever Meulen, Feu Vert, Futuropolis, 1986 Un article de Didier Pasamonik s’expliquant sur le style atome LeMusĂ©e de la Bande DessinĂ©e: Excellent musĂ©e pour tous les goĂ»ts, avec des expositions temporaires - consultez 312 avis de voyageurs, 212 photos, les meilleures offres et comparez les prix pour AngoulĂȘme, France sur Tripadvisor.
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