ArticleL8221-6-1 Version en vigueur depuis le 06 aoĂ»t 2008 CrĂ©ation LOI n°2008-776 du 4 aoĂ»t 2008 - art. 11 Est prĂ©sumĂ© travailleur indĂ©pendant celui dont les conditions de travail sont dĂ©finies exclusivement par lui-mĂȘme ou par le contrat les dĂ©finissant avec son donneur d'ordre. Liens relatifs
Le statut dâauto-entrepreneur, instituĂ© par la loi de modernisation de lâĂ©conomie du 4 aoĂ»t 2008, place son titulaire sous le rĂ©gime dâun travailleur indĂ©pendant, et sâaccompagne dâune prĂ©somption lĂ©gale de non-salariat, disposĂ© Ă lâarticle L 8221-6, I du Code de travail. Il ne sâagit toutefois que dâune prĂ©somption simple. Le statut dâauto-entrepreneur, instituĂ© par la loi de modernisation de lâĂ©conomie du 4 aoĂ»t 2008, place La prĂ©somption lĂ©gale de non salariat des auto-entrepreneurs. Le statut dâauto-entrepreneur, instituĂ© par la loi de modernisation de lâĂ©conomie du 4 aoĂ»t 2008, place son titulaire sous le rĂ©gime dâun travailleur indĂ©pendant, et sâaccompagne dâune prĂ©somption lĂ©gale de non-salariat, disposĂ© Ă lâarticle L 8221-6, I du Code de travail. Il ne sâagit toutefois que dâune prĂ©somption simple. DĂšs lors, lâexistence dâun contrat de travail peut ĂȘtre Ă©tablie lorsque lâauto-entrepreneur est en rĂ©alitĂ© placĂ© dans un lien de subordination juridique permanente » Ă lâĂ©gard du donneur dâordre art. L. 8221-6, II du code du travail. Les tribunaux se montrent vigilants Ă lâĂ©gard de lâemployeur qui serait tentĂ© de contourner ses obligations en voulant requalifier le contrat de travail en contrat de mission dâun auto-entrepreneur. Le champ dâapplication de lâarticle L 8221-6 du Code du travail. La liste de lâarticle L. 8221-6 prĂ©citĂ© vise dâabord les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des URSSAF pour le recouvrement des cotisations dâallocations familiales. Viennent ensuite les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire prĂ©vu par lâarticle L. 213-11 du code de lâĂ©ducation ou de transport Ă la demande conformĂ©ment Ă lâarticle 29 de la loi n° 82-1153 du 30 dĂ©cembre 1982 dâorientation des transports intĂ©rieurs. La troisiĂšme catĂ©gorie se rĂ©fĂšre aux dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s. Sont enfin visĂ©es les personnes physiques relevant de lâarticle L. 123-1-1 du code de commerce ou du V de lâarticle 19 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au dĂ©veloppement et Ă la promotion du commerce et de lâartisanat auto-entrepreneurs ayant une activitĂ© commerciale notamment. Cette derniĂšre catĂ©gorie a Ă©tĂ© supprimĂ©e Ă la suite de la disparition de la dispense dâimmatriculation, les intĂ©ressĂ©s Ă©tant alors visĂ©s par les catĂ©gories prĂ©cĂ©dentes. La prĂ©emption simple de non-salariat. Lâexistence dâun contrat de travail. La prĂ©somption de non-salariat nâest pas irrĂ©fragable. Ce qui signifie que lâexistence dâun contrat de travail peut, selon lâarticle L. 8221-6 du code du travail, ĂȘtre Ă©tablie lorsque les personnes prĂ©sumĂ©es non salariĂ©es fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations Ă un donneur dâordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă lâĂ©gard de celui-ci. Il convient donc de se rĂ©fĂ©rer aux modalitĂ©s de dĂ©termination de la condition du lien de subordination. Depuis lâarrĂȘt SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale Cass Soc. 3 juin 2009, n° la jurisprudence caractĂ©rise ce lien par lâexĂ©cution dâun travail sous lâautoritĂ© dâun employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, dâen contrĂŽler lâexĂ©cution et de sanctionner les manquements de son subordonnĂ©. Ainsi, Le travail au sein dâun service organisĂ© peut constituer un indice du lien de subordination lorsque lâemployeur dĂ©termine unilatĂ©ralement les conditions dâexĂ©cution du travail. Câest dans la pratique des relations entre donneur dâordre et prestataire quâil convient de rechercher la rĂ©alitĂ© du lien de subordination, peu important la qualification quâils ont donnĂ©e Ă leurs relations, par la technique du faisceau dâindices, comme la rappelĂ© lâarrĂȘt de la 2Ăšme chambre civile, de la Cour de cassation du 9 mars 2006, n° Illustration de la technique du faisceau dâindices .Ainsi lâarrĂȘt du 7 juillet 2016, la deuxiĂšme chambre civile a validĂ© le redressement notifiĂ© Ă une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans le soutien scolaire et les cours collectifs, dont 40 % des formateurs salariĂ©s en 2008, avaient Ă©tĂ© recrutĂ©s, au cours de lâannĂ©e 2009 et Ă la suite de lâentrĂ©e en vigueur de la loi du 4 aoĂ»t 2008, sous le statut dâauto-entrepreneur. Pour caractĂ©riser le lien de subordination juridique permanente et lâexistence dâune relation de salariat, diffĂ©rents Ă©lĂ©ments ont Ă©tĂ© relevĂ©s par les juges de second degrĂ©, par la technique du faisceau dâindices ces formateurs Ă©taient liĂ©s par un contrat de prestations de services » Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e ; ils exerçaient leur activitĂ© dans les locaux de la sociĂ©tĂ© ; les Ă©lĂšves demeuraient la clientĂšle exclusive de la sociĂ©tĂ© ; lâenseignant nâavait aucune libertĂ© pour concevoir ses cours, ceux-ci Ă©tant dispensĂ©s selon un programme fixĂ© par la sociĂ©tĂ© ; les contrats prĂ©voyaient une clause de non-concurrence dâune durĂ©e dâun an aprĂšs la rĂ©siliation, interdisant aux formateurs de proposer leurs services directement aux clients prĂ©sentĂ©s par la sociĂ©tĂ© ; la sociĂ©tĂ© Ă©tait mandatĂ©e par les auto-entrepreneurs pour rĂ©aliser lâensemble des formalitĂ©s administratives liĂ©es Ă ce statut, Ă©mettre des factures correspondant au montant des prestations rĂ©alisĂ©es et effectuer en son nom les dĂ©clarations trimestrielles de chiffre dâaffaires et le paiement des charges sociales et fiscales. Autant dâindices faisant apparaĂźtre quâaucune modification des conditions dâexercice des fonctions nâĂ©tait intervenue dans lâactivitĂ© des formateurs initialement salariĂ©s, depuis leur passage sous le statut dâauto-entrepreneur. De ce fait, par la requalification, le donneur dâordre devra Ă©galement rĂ©intĂ©grer les sommes versĂ©es aux auto-entrepreneurs, dans lâassiette de ses cotisations Vous pouvez me poser vos questions sur conseiller Joan DRAY Avocat Ă la Cour joanadray 76/78 rue Saint-Lazare 75009 PARIS TEL FAX
territorialeset art. L. 8221-6 du code du travail) : Transfert de la compétence des transports routiers non urbains et des transports scolaires des départements aux régions .. 100 Article 8 bis A (art. L. 3114-1 et L. 3114-2 du code général de la propriété des personnes publiques) : Transfert aux collectivités territoriales de lignes ferroviaires secondaires .. 103 Article 8 bis
Par un arrĂȘt du 4 mars 2020 Cass. Soc. 4 mars 2020, n° la Cour de cassation a ouvert un nouveau chapitre dans la problĂ©matique de la qualification de la relation entre travailleurs chauffeurs, livreurs⊠et plateformes en ligne servant dâintermĂ©diaires, entraĂźnant aussi des incertitudes quant Ă lâavenir de lâubĂ©risation du travail. Dans un arrĂȘt du 4 mars 2020 [1], la Chambre sociale de la Cour de cassation requalifiait en contrat de travail le lien unissant une plateforme en ligne servant dâintermĂ©diaire et un de ses chauffeurs en raison du lien de subordination les unissant. Câest dans un contexte dâincertitudes sur la nature de la relation de travail qui unissait les travailleurs dits indĂ©pendants » et les plateformes en ligne, que la Cour de cassation a rendu cette dĂ©cision attendue des acteurs du travail et observateurs du droit. Le droit social français prĂ©voit deux rĂ©gimes juridiques pour encadrer les relations de travail, le rĂ©gime salariĂ© et le rĂ©gime indĂ©pendant. Ces rĂ©gimes diffĂ©rents ont pour nature dâapporter une protection aux travailleurs a proportion de leur niveau dâautonomie dans lâexĂ©cution de leur activitĂ© professionnelle. Des critĂšres permettent Ă la jurisprudence de contrĂŽler le bien-fondĂ© de la qualification choisie par lâemployeur des relations de travail et, le cas Ă©chĂ©ant, dâordonner une requalification, comme cela a Ă©tĂ© le cas avec lâarrĂȘt du 4 mars 2020. I- Une relation salariĂ©e en cas de rĂ©union de trois critĂšres classiques. Le droit social français adopte une vision binaire de la nature des relations de travail, dâun cĂŽtĂ© le travail indĂ©pendant ; de lâautre, le travail salariĂ©. Lâarticle L. 8221-6 du Code du travail Ă©tablit une prĂ©somption de travail indĂ©pendant pour les personnes immatriculĂ©es auprĂšs de registres divers Registre du Commerce et des SociĂ©tĂ©s, RĂ©pertoire des MĂ©tiers, Registre des Agents commerciauxâŠ. Ce mĂȘme article L. 8221-6 pose la possibilitĂ© de renverser cette prĂ©somption dâindĂ©pendance si lâon rapporte la preuve que la personne fournit directement ou par une personne interposĂ©e des prestations aÌ un donneur dâordre dans des conditions qui la placent dans un lien de subordination juridique permanente aÌ lâĂ©gard de ce donneur dâordre. La jurisprudence a dĂ©fini le travail salariĂ© par trois critĂšres lâĂ©tablissement dâun contrat, le versement dâune rĂ©munĂ©ration et lâexistence dâun lien de subordination. Câest lâarrĂȘt de la Cour de cassation du 13 novembre 1996 dit SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale qui a notamment placĂ© le critĂšre du lien de subordination comme clĂ© de voĂ»te de la qualification de travail salariĂ©. En outre, la jurisprudence dĂ©duit ce lien de subordination du pouvoir de lâemployeur lorsquâil donne des directives au salariĂ©, en contrĂŽle la rĂ©alisation et en sanctionne les manquements⊠A contrario, le travail indĂ©pendant est dĂ©fini par la possibilitĂ© de se constituer une clientĂšle propre, la libertĂ© de fixer ses tarifs et la libertĂ© de fixer les conditions dâexĂ©cution de la prestation de service. Par ailleurs, et il est important de le rappeler les parties ne peuvent Ă elles seules dĂ©cider de soustraire un travailleur au statut de salariĂ©, lequel dĂ©coule des conditions dans lesquelles il accomplit son travail [2]. De mĂȘme, lâexistence dâune relation salariĂ©e ne dĂ©pend pas non plus de la dĂ©nomination qui en serait donnĂ©e dans le contrat, mais bien, encore, des conditions de fait, donc, dans lesquelles est exercĂ©e lâactivitĂ© professionnelle [3]. Cette reprĂ©sentation duale des relations de travail en droit social français conduit le juge Ă opĂ©rer un raisonnement selon une logique par dĂ©faut si les faits ne permettent pas de caractĂ©riser les critĂšres du travail indĂ©pendant, alors la relation de travail est salariĂ©e. Cette conception de la relation de travail par le droit français trouve ses limites avec lâapparition dâun nouveau phĂ©nomĂšne Ă©conomique lâubĂ©risation. II- LâubĂ©risation du travail un bouleversement du modĂšle du travail français. LâubĂ©risation, Ă prĂ©sent solidement installĂ©e dans le nouveau monde », a mĂȘme dĂ©sormais trouvĂ© place dans le Larousse, qui la dĂ©finit comme la remise en cause du modĂšle Ă©conomique dâun secteur dâactivitĂ© par lâarrivĂ©e dâun nouvel acteur proposant les mĂȘmes services Ă des prix moindres, effectuĂ©s par des indĂ©pendants plutĂŽt que des salariĂ©s, via des plateformes de rĂ©servation sur Internet ». Ainsi, lâubĂ©risation consiste en lâapparition dans les annĂ©es 2010 dâun nouvel acteur dans le milieu socio-Ă©conomique les plateformes en ligne de travail. Ces nouveaux acteurs mettent en relation des clients avec des professionnels enregistrĂ©s sous le rĂ©gime indĂ©pendant. Or, il va sans dire que ces sociĂ©tĂ©s imposent, de fait, le statut dâindĂ©pendant aux professionnels inscrits sur la plateforme. Ecartant ainsi toutes les obligations attachĂ©es au statut de salariĂ© et, ce faisant, les droits sociaux dont auraient pu jouir ces travailleurs du nouveau monde. Disons-le clairement en lâĂ©tat actuel du droit, notre arsenal juridique social apprĂ©hende bien mal le statut juridique de cette nouvelle masse de travailleurs. On peut seulement souligner le vote de la loi n° 2016-1088 du 8 aoĂ»t 2016 [4], caractĂ©risĂ©e dâailleurs par un champ dâaction fort circonscrit, introduisant une obligation pour ces plateformes en ligne de prendre en charge une partie de la protection sociale des professionnels qui leur sont affiliĂ©s. Au-delĂ de ce point, il faut bien reconnaĂźtre que le statut juridique de ces travailleurs nâest guĂšre prĂ©vu dans nos lois, nos rĂšglements ou dĂ©crets. Les Avocats, interpelĂ©s par ce vide lĂ©gislatif au cours de ces derniĂšres annĂ©es, ont initiĂ© plusieurs saisines devant les Conseils de prudâhommes territorialement compĂ©tents avec lâobjectif de voir requalifier la relation de travail de ces travailleurs en relation salariĂ©e. III- Les juges au secours des travailleurs du nouveau monde. Dans un premier temps, les juges du fond se sont montrĂ©s rĂ©ticents Ă requalifier en contrat de travail la relation unissant les plateformes en ligne Ă ces nouveaux travailleurs v. A. Fabre, Les travailleurs des plateformes sont-ils des salariĂ©s ?, Dr. social 2018, p. 547. Ce nâest quâen novembre 2018 que la Cour de cassation se prononçait pour la premiĂšre fois sur une demande de requalification en contrat de travail, de la relation unissant une plateforme en ligne Ă un indĂ©pendant », et ce, sur le fondement de lâarticle L. 8221-6 du Code du travail Cass. soc. 28 nov. 2018, n° Dans cet arrĂȘt, la Chambre sociale de la Cour de cassation a estimĂ© que la Cour dâappel nâa pas tirĂ© les conseÌquences leÌgales de ses constatations dont il reÌsultait lâexistence dâun pouvoir de direction et de controÌle de lâexeÌcution de la prestation caracteÌrisant un lien de subordination ». Pour apprĂ©cier ces circonstances de fait, rappelons que les juges du fond disposent dâun pouvoir souverain. Câest ensuite avec lâarrĂȘt rĂ©cent du 4 mars 2020 - auquel une large publicitĂ© a Ă©tĂ© donnĂ©e diffusion sur son site internet, communiquĂ© de presse en plusieurs langues [5] , reprise dans son rapport annuel des arrĂȘts essentiels - que la Cour de cassation est venue confirmer la jurisprudence Ă©tablie, requalifiant en contrat de travail la relation nouĂ©e entre les travailleurs et les plateformes en ligne, et ce, au regard tant du lien de subordination existant, que des pouvoirs de direction, de contrĂŽle et de sanction Ă disposition de ces plateformes en ligne pourvoyeuses de main dâĆuvre. Dâune part, le Premier Avocat gĂ©nĂ©ral dans son avis - suivi par la Cour de cassation dans son arrĂȘt - rappelle la place incontestable du statut de travailleur indĂ©pendant dans lâarsenal juridique français, en ce compris la prĂ©somption de non-salariat de lâarticle L. 8221-6 du Code du travail [6]. Dâautre part, en prenant cette position, la Cour de cassation entĂ©rine une vision rigoureuse de la subordination juridique consĂ©cutive dâune relation de travail salariĂ©e. Câest lĂ une dĂ©cision logique sâinscrivant dans le sillage dâune jurisprudence liant le travail salariĂ© Ă la situation de subordination. A cĂŽtĂ© de cette volontĂ© de protection de ces faux indĂ©pendants », la position de la Chambre sociale se justifie dâautant plus du point de vue de lâĂ©galitĂ© de traitement avec les sociĂ©tĂ©s disposant de travailleurs salariĂ©s ayant des charges plus importantes, des obligations de sĂ©curitĂ© et de protection sociale significatives. Ces plateformes en ligne nâayant que peu de charges fixes, elles peuvent plus aisĂ©ment facturer des prestations en-deçà des tarifs du marchĂ© et mettre alors en difficultĂ© les entreprises bĂąties sur le modĂšle social français, ainsi que le relevait lâan passĂ© un article de la Gazette du Palais du 17 septembre 2019 [7]. En dĂ©finitive, cet arrĂȘt du 4 mars 2020 ouvre la voie Ă une requalification massive en contrats de travail des travailleurs prĂ©caires liĂ©s aux plateformes en ligne... Et, ce faisant, fragilise incontestablement et durablement le modĂšle Ă©conomique de lâubĂ©risation qui avait jusquâalors acquis un dĂ©veloppement exponentiel. IV- Quel avenir pour le modĂšle français de relations de travail ? Que le droit du travail soit apprĂ©hendĂ© par les politiques publiques comme un outil pouvant influer sur la baisse du chĂŽmage et sur la relance de lâĂ©conomie nâest pas nouveau. Du Contrat PremiĂšre Embauche » [8], en passant par le Contrat Nouvelle Embauche » [9] ou encore, plus rĂ©cemment, avec les Ordonnances Macron » modifiant notamment le rĂ©gime indemnitaire du licenciement [10], les gouvernements successifs sâemploient, selon le vocable, Ă simplifier » les relations individuelles de travail, Ă les dĂ©passionner », Ă les assouplir », Ă les flexibiliser », en poursuivant constamment lâantienne bien connue dâun objectif gagnant / gagnant ». Parmi les observateurs du droit social, des voix se font parallĂšlement entendre, annonçant la fin de notre droit du travail actuel et proclamant lâavĂšnement dâun droit du travail nouveau, Ă la carte » [11] . Si la prĂ©sentation nâest pas inintĂ©ressante par la sĂ©mantique choisie et par la communication gĂ©nĂ©rale rafraichissante, on peine nĂ©anmoins Ă comprendre ce que pourrait devenir, concrĂštement, dans le statut juridique, dans les droits et les obligations de lâemployeur et du travailleur, ce droit social moderne » . On rappellera utilement quâaujourdâhui, le droit du travail français organise principalement une protection des salariĂ©s grĂące Ă la loi, grĂące au Code du travail. Or, ce systĂšme, rĂ©guliĂšrement objet de critiques, fait progressivement la part belle Ă la nĂ©gociation collective loi du 4 mai 2004, loi du 20 aoĂ»t 2008, loi du 08 aoĂ»t 2016⊠[12], permettant une organisation conventionnelle des rĂšgles encadrant les relations de travail. Pour illustration, depuis lâentrĂ©e en vigueur de la loi Travail » du 08 aoĂ»t 2016, une convention de branche en matiĂšre de temps de travail, de congĂ©s payĂ©s, de taux de majoration des heures supplĂ©mentaires⊠devient supplĂ©tive par rapport Ă un accord dâentreprise. Câest dans ce contexte quâil convient dâautant plus de garder Ă lâesprit que les travailleurs de ces plateformes en ligne sont, pour une trĂšs large part, des personnes en fragilitĂ© Ă©conomique ayant besoin de travailler pour subvenir aux nĂ©cessitĂ©s de la vie et dont lâemploi de livreur, ou de chauffeur constitue leur activitĂ© professionnelle principale. Priver ces travailleurs des droits sociaux les plus Ă©lĂ©mentaires une rĂ©munĂ©ration constante, un temps de travail encadrĂ©, une assurance-maladie, un rĂ©gime dâindemnisation-chĂŽmage⊠pour mieux sĂ©curiser le dĂ©veloppement de ces start-ups en ligne servant dâintermĂ©diaires, apparaĂźtrait donc particuliĂšrement injuste socialement, et incongru juridiquement. Ainsi, lâidĂ©e selon laquelle il conviendrait dâorienter le modĂšle français vers un droit social moderne », au-delĂ du flou de cette antienne bien connue, est en rĂ©alitĂ© sans nul doute une idĂ©e hĂ©ritĂ©e de lâancien monde », Ă lâexact opposĂ© de lâidĂ©e de modernitĂ© Ă laquelle elle rattache - Ă dessein - sa pertinence. Et si la modernitĂ© passait par oublier un peu la modification rĂ©guliĂšre du droit du travail au profit de mesures incitatives fortes pour les entreprises qui, grĂące Ă leur innovation, concluraient des contrats de travail Ă temps complet, par leur recherche dâune diversification dans les missions confiĂ©es aux travailleurs telle pĂ©riode du planning des tĂąches de livraison, telle autre pĂ©riode des missions sur le dĂ©veloppement de lâappli ou de la plateforme en ligne pour les livreurs geeks », telle autre pĂ©riode du planning des missions de courses pour nos seniors. ? Câest probablement vers cette voie que les entrepreneurs novateurs devront se tourner au regard de la jurisprudence de la Cour de cassation, suite Ă ses arrĂȘts du 28 novembre 2018 et du 4 mars 2020. Sans nul doute serait-il pertinent dâaccompagner ce mouvement jurisprudentiel rigoureux par des mesures budgĂ©taires incitatives pour la crĂ©ation Ă temps complet de ces emplois non dĂ©localisables. Romain Pagnac Avocat au Barreau de Bordeaux - Docteur en Droit ChargĂ© dâenseignement Ă lâUniversitĂ© de Bordeaux Recommandez-vous cet article ? Donnez une note de 1 Ă 5 Ă cet article Lâavez-vous apprĂ©ciĂ© ? Notes de l'article [1] Cass. Soc. 4 mars 2020, n° [2] Cass. Ass. plein., 4 mars 1983, n° et n° [3] Cass. soc., 17 avril 1991, n° [4] Loi n° 2016-1088 du 8 aoĂ»t 2016 relative au travail, Ă la modernisation du dialogue social et Ă la sĂ©curisation des parcours professionnels, insĂ©rant dans le Code du travail les articles Ă prĂ©voyant ainsi des garanties minimales de protection. [6] Avis du Premier Avocat gĂ©nĂ©ral relatif Ă lâarrĂȘt n°374 du 4 mars 2020 pourvoi n° [7] J-C RODA, Sale temps pour les plateformes », Gaz. Pal., 17 sept. 2019 n°359. [8] Le contrat premiĂšre embauche » CPE Ă©tait un type de CDI Ă destination des moins de 26 ans prĂ©vu par lâarticle 8 de la loi 2006-396 du 31 mars 2006 pour lâĂ©galitĂ© des chances. La contestation dâune partie de la population avait alors fait reculer le pouvoir exĂ©cutif, contraint de le retirer et de le remplacer par un dispositif visant Ă favoriser lâinsertion professionnelle des jeunes en difficultĂ©. [9] Le contrat nouvelles embauches » CNE avait Ă©tĂ© mis en place par lâordonnance n°2005-893 du 2 aoĂ»t 2005 Ă destination des petites entreprises. Ce contrat avait pour spĂ©cificitĂ© dâĂ©carter les rĂšgles classiques de rupture du CDI durant les deux premiĂšres annĂ©es suivant la date de sa conclusion. Le CNE a Ă©tĂ© abrogĂ© par la loi du 25 juin 2008. [10] Les ordonnances Macron en date du 22 septembre 2017 sont au nombre de 5 1. lâordonnance relative au renforcement de la nĂ©gociation collective, 2. lâordonnance relative Ă la nouvelle organisation du dialogue social et Ă©conomique dans lâentreprise et favorisant lâexercice et la valorisation des responsabilitĂ©s syndicales, 3. lâordonnance relative Ă la prĂ©visibilitĂ© et Ă la sĂ©curisation des relations de travail, 4. lâordonnance portant diverses mesures relatives au cadre de la nĂ©gociation collective 5. lâordonnance relative Ă la prĂ©vention et Ă la prise en compte des effets de lâexposition Ă certains facteurs de risques professionnels et au compte professionnel de prĂ©vention. [11] Tribune de Jacques BARTHELEMY et Gilbert CETTE parue dans Le Monde le 11 mars 2020 AprĂšs lâarrĂȘt contre Uber, il faut construire un nouveau droit social ». [12] La loi du 4 mai 2004 avait donnĂ© des marges dâautonomie Ă la nĂ©gociation dâentreprise en prĂ©voyant des verrous, notamment la dĂ©finition de domaines rĂ©servĂ©s pour lesquels lâaccord dĂ©rogatoire nâest pas admis salaires minima, classifications, garanties complĂ©mentaires de santĂ©, mutualisation des fonds de la formation, Ă©galitĂ© professionnelle F/H et prĂ©vention de la pĂ©nibilitĂ© - art. L. 2232-5 du Code du travail, ou encore la possibilitĂ© pour les conventions de branche dâinterdire les dĂ©rogations sur des sujets⊠Lâautonomie des accords dâentreprise Ă©tait, de ce fait, assez rĂ©duite, notamment dans les secteurs industriel et commercial. La loi du 20 aoĂ»t 2008 a, par la suite, permis Ă un accord dâentreprise portant sur certains sujets de sâappliquer, en dĂ©pit des dispositions dâun accord de branche. Autrement dit, lâaccord dâentreprise prime sur lâaccord de branche. La loi du 8 aoĂ»t 2016 a confortĂ© cette rĂšgle en autorisant une primautĂ© quasi-totale de lâaccord dâentreprise sur les accords de branche lĂ oĂč il Ă©tait auparavant encore possible de choisir entre accord de branche Ă©tendu ou accord dâentreprise, ce dernier sâimpose dĂ©sormais dans la quasi-totalitĂ© des domaines du droit du travail.
Le3 mai 2018 (n°16-26437), la Cour de cassation a estimĂ© que le dĂ©lai de prescription (de deux ans â cf. article L 1471-1 du Code du travail) d'une action en requalification d'un CDD en un CDI, fondĂ©e sur l'absence d'une mention au CDD susceptible d'entraĂźner sa requalification, courait Ă compter de la conclusion de ce contrat.
Code du travailChronoLégi Article L8221-8 - Code du travail »Version à la date format JJ/MM/AAAAou duVersion en vigueur depuis le 01 mai 2008 Naviguer dans le sommaire du code Version en vigueur depuis le 01 mai 2008 Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application des dispositions du présent en haut de la page
Vulâarticle L. 8221-6 II du code du travail ; Attendu, selon lâarrĂȘt attaquĂ©, que la sociĂ©tĂ© Take Eat Easy utilisait une plate-forme web et une application afin de mettre en relation des restaurateurs partenaires, des clients passant commande de repas par le truchement de la plate-forme et des livreurs Ă vĂ©lo exerçant leur activitĂ© sous un statut dâindĂ©pendant ; quâĂ laPasser au contenuACCUEILEric ROCHEBLAVEPrĂ©sentationLa Presse en parleAvis ClientsAVOCAT SPĂCIALISTEAvocat SpĂ©cialisteMontpellier AVOCATCabinet dâAvocat MontpellierAvocat Droit du Travail MontpellierAVOCAT URSSAFMise en demeure de lâURSSAF que faut-il faire ?Motivez correctement vos oppositions aux contraintes de lâURSSAF !Comment contester un redressement de cotisations URSSAF ?Signification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?AVOCAT MSA â MutualitĂ© Sociale AgricoleAvocat Caisse dâAssurance Retraite et de la SantĂ© au Travail CARSAT â Caisse Nationale dâAssurance Vieillesse CNAVAVOCAT Commission de Recours Amiable CRAMotivez bien votre saisine de la Commission de Recours Amiable !Que faire Ă rĂ©ception ou en lâabsence de rĂ©ception dâune dĂ©cision de la Commission de Recours Amiable CRA ?Attention au contenu de votre lettre de saisine de la commission de recours amiable !AVOCAT PĂŽle Social du Tribunal JudiciaireSignification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?Avocat Juge de lâexĂ©cution JEXSaisie-attribution sur votre compte bancaire par lâURSSAF Comment vous dĂ©fendre ?AVOCAT Conseil de PrudâhommesAVOCAT COUR DâAPPELAVOCAT Caisse Primaire dâAssurance Maladie CPAMAVOCAT Accident du travail â Maladie professionnelleAVOCAT Faute inexcusable de lâemployeurQuâest-ce que la faute inexcusable de lâemployeur ?Comment un employeur peut-il se dĂ©fendre contre un salariĂ© demandant la reconnaissance de sa faute inexcusable ?ACTUALITĂSCONTACTSCONSULTATIONSACCUEILEric ROCHEBLAVEPrĂ©sentationLa Presse en parleAvis ClientsAVOCAT SPĂCIALISTEAvocat 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auto-entrepreneur Voir l'image agrandie ContrĂŽle et redressement URSSAF pour travail dissimulĂ© dâun auto-entrepreneurContrĂŽle et redressement URSSAF pour travail dissimulĂ© dâun auto-entrepreneurVous avez Ă©tĂ© convoquĂ© par lâURSSAF dans le cadre dâune enquĂȘte contre le travail illĂ©gal afin dâapporter des prĂ©cisions sur vos relations commerciales avec un auto-entrepreneur ?Vous avez fait lâobjet dâun contrĂŽle inopinĂ© de lâURSSAF ?Suite au contrĂŽle, lâURSSAF vous a adressĂ© une lettre dâobservations emportant rappel de cotisations et contributions sociales pour travail dissimulĂ© ?LâURSSAF considĂšre que votre sous-traitant a un faux statut dâauto entrepreneur doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme votre salariĂ© ?Formulez vos objections en contestant tout travail Eric ROCHEBLAVE, avocat spĂ©cialiste contentieux URSSAF, vous conseille et vous dĂ©fend pour rĂ©pondre Ă la lettre dâobservations de lâURSSAFA lire Ă©galement ContrĂŽle URSSAF si lâinspecteur nâa pas rĂ©pondu Ă vos observations, la mise en demeure de lâURSSAF est nulleMalgrĂ© vos objections, lâURSSAF a maintenu le redressement et une mise en demeure vous a Ă©tĂ© adressĂ©e ?Que faut-il faire Ă rĂ©ception dâune mise en demeure de lâURSSAF ?Prenez trĂšs rapidement conseils auprĂšs dâun Avocat vous ne disposez que de deux mois pour saisir la commission de recours amiable Ă lâencontre des mises en demeure de lâURSSAFVos avis sur MaĂźtre Eric ROCHEBLAVEEn contestation du redressement URSSAF dont vous avez Ă©tĂ© mis en demeure, vous avez saisi la commission de recours lire Ă©galement Attention au contenu de votre lettre de saisine de la commission de recours amiable !Vous avez saisi le pĂŽle social du Tribunal Judicaire de votre contestation de la dĂ©cision implicite ou explicite de rejet de la commission de recours amiable ?MaĂźtre Eric ROCHEBLAVE, avocat URSSAF, vous conseille et vous dĂ©fend devant le PĂŽle Social du Tribunal JudiciaireSelon lâarticle L311-2 du Code de la SĂ©curitĂ© Sociale, Sont affiliĂ©es obligatoirement aux assurances sociales du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, quel que soit leur Ăąge et mĂȘme si elles sont titulaires dâune pension, toutes les personnes quelle que soit leur nationalitĂ©, de lâun ou de lâautre sexe, salariĂ©es ou travaillant Ă quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs et quels que soient le montant et la nature de leur rĂ©munĂ©ration, la forme, la nature ou la validitĂ© de leur contrat. »Il est nĂ©cessaire que soit rapportĂ©e la preuve de trois conditions cumulatives pour assujettir au titre des salaires au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral â lâexistence dâun contrat de travail, quel que soit sa forme et la dĂ©nomination que les parties ont donnĂ© Ă la relation de travailâ lâexistence dâune rĂ©munĂ©ration en contrepartie du travail rĂ©alisĂ©â lâexistence dâun lien de subordination qui se dĂ©finit par le fait quâune personne exĂ©cute un travail selon les ordres et directives dans lâorganisation du travail, dâun employeur qui contrĂŽle cette exĂ©cution et peut sanctionner les manquements dans sa statut dâauto entrepreneur requiert â une indĂ©pendance Ă©conomiqueâ lâabsence dâun lien de subordinationâ une indĂ©pendance matĂ©rielleâ la libertĂ© dans lâexĂ©cution du travailâ lâexercice pour plusieurs prestataires donneurs dâ dâappel dâAmiens, 2e chambre, 16 Mai 2019 â n° 18/04673 URSSAF DU NORD PAS-DE-CALAIS c/ SARL lire Ă©galement Recours aux auto-entrepreneurs attention aux redressements URSSAF !Selon lâarticle L8221-6 du Code du travail, prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur dâordre par un contrat de travail dans lâexĂ©cution de lâactivitĂ© donnant lieu Ă immatriculation ou inscription 1° Les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des unions de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et dâallocations familiales pour le recouvrement des cotisations dâallocations familiales ; 2° Les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire prĂ©vu par lâarticle L. 214-18 du code de lâĂ©ducation ou de transport Ă la demande conformĂ©ment Ă lâarticle 29 de la loi n° 82-1153 du 30 dĂ©cembre 1982 dâorientation des transports intĂ©rieurs ; 3° Les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s ; dâun contrat de travail peut toutefois ĂȘtre Ă©tablie lorsque les personnes mentionnĂ©es au I fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations Ă un donneur dâordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă lâĂ©gard de celui-ci. Dans ce cas, la dissimulation dâemploi salariĂ© est Ă©tablie si le donneur dâordre sâest soustrait intentionnellement par ce moyen Ă lâaccomplissement des obligations incombant Ă lâemployeur mentionnĂ©es Ă lâarticle L. 8221-5. Le donneur dâordre qui a fait lâobjet dâune condamnation pĂ©nale pour travail dissimulĂ© en application du prĂ©sent II est tenu au paiement des cotisations et contributions sociales Ă la charge des employeurs, calculĂ©es sur les sommes versĂ©es aux personnes mentionnĂ©es au I au titre de la pĂ©riode pour laquelle la dissimulation dâemploi salariĂ© a Ă©tĂ© Ă©tablie. »Il convient de rechercher si la prĂ©somption simple de non salariat dâune personne inscrite en qualitĂ© dâauto entrepreneur peut ĂȘtre renversĂ©e au regard de sa situation rĂ©elle au-delĂ de la qualification juridique que les parties ont donnĂ© Ă leur ROCHEBLAVE Avocat SpĂ©cialiste en Droit du Travail et Droit de la SĂ©curitĂ© Sociale Barreau de Montpellier SpĂ©cialiste en Droit du Travail et Droit de la SĂ©curitĂ© Sociale Eric ROCHEBLAVE2020-06-23T143942+0200Mots-clĂ©s auto-entrepreneur, autoentrepreneur, ContrĂŽle URSSAF, controle urssaf travail dissimulĂ© auto entrepreneur, redressement URSSAF, redressement urssaf auto entrepreneur, sous-traitant salariĂ©, sous-traitant travail dissimulĂ©, sous-traitant URSSAF, URSSAF, URSSAF auto entrepreneur, Urssaf autoentrepreneurCommentaires fermĂ©s sur ContrĂŽle et redressement URSSAF pour travail dissimulĂ© dâun auto-entrepreneurLe savoir est une richesse qui se partage ! Partagez cet article sur votre rĂ©seau social prĂ©fĂ©rĂ© Articles similaires Page load link Aller en haut Auxtermes de lâarticle L 8221-6, I du Code du travail sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur dâordre par un contrat de travail dans lâexĂ©cution de lâactivitĂ© donnant lieu Ă immatriculation ou inscription : â les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou Si un auto-entrepreneur immatriculĂ© au registre du commerce Ă©tablit quâil travaille sous la subordination dâun donneur dâordre, la prĂ©somption lĂ©gale de non-salariat dont il relĂšve est renversĂ©e et le donneur dâordre peut faire lâobjet dâun redressement de cotisations sociales. Aux termes de lâarticle L 8221-6, I du Code du travail sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur dâordre par un contrat de travail dans lâexĂ©cution de lâactivitĂ© donnant lieu Ă immatriculation ou inscription â les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des Urssaf pour le recouvrement des cotisations dâallocations familiales ; â les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire ou de transport Ă la demande ; â les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s. En lâespĂšce, Ă la suite dâun contrĂŽle, une sociĂ©tĂ© de transport qui a eu recours Ă un auto-entrepreneur, immatriculĂ© au registre du commerce, pour conduire des camions afin dâeffectuer des livraisons sur des chantiers fait lâobjet dâun redressement de cotisations sociales Ă ce titre. Elle saisit une juridiction de sĂ©curitĂ© sociale afin dâen demander lâannulation. Lâexistence dâun lien de subordination dĂ©pend des conditions dâexercice de la prestation La cour dâappel saisie du litige dĂ©boute la sociĂ©tĂ© de sa demande. Examinant les faits qui lui sont soumis, elle considĂšre que lâauto-entrepreneur Ă©tait assujetti au pouvoir de subordination de la sociĂ©tĂ©, que ce soit concernant les tĂąches Ă effectuer, les moyens mis Ă sa disposition et les dates de ses interventions. En effet, les vĂ©hicules quâil utilisait afin dâeffectuer les livraisons Ă©taient mis Ă sa disposition par la sociĂ©tĂ© qui en assurait lâapprovisionnement en carburant et lâentretien, il utilisait la licence communautaire de celle-ci et se prĂ©sentait sur les chantiers comme faisant partie de la sociĂ©tĂ© de transport. En outre, les disques dâenregistrement Ă©taient remis Ă cette derniĂšre. LâintĂ©ressĂ© nâavait donc aucune indĂ©pendance dans lâorganisation et lâexĂ©cution de son travail. La prĂ©somption lĂ©gale de non-salariat peut ĂȘtre renversĂ©e Sâen remettant au pouvoir souverain dâapprĂ©ciation des juges du fond, la Cour de cassation approuve leur dĂ©cision aprĂšs avoir rappelĂ© que si, selon lâarticle L 8221-6, I du Code du travail, les personnes physiques ou dirigeants de personnes morales, dans lâexĂ©cution de lâactivitĂ© donnant lieu Ă immatriculation ou inscription sur les registres que ce texte Ă©numĂšre, sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur dâordre par un contrat de travail, cette prĂ©somption lĂ©gale de non-salariat, qui bĂ©nĂ©ficie aux personnes sous le statut dâauto-entrepreneur, peut ĂȘtre dĂ©truite sâil est Ă©tabli que ces personnes fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations au donneur dâordre dans des conditions les plaçant dans un lien de subordination juridique permanente Ă lâĂ©gard de celui-ci. La Haute Juridiction confirme ainsi que, dĂšs lors quâun lien de subordination juridique avait Ă©tĂ© Ă©tabli par la cour dâappel entre la sociĂ©tĂ© et la personne quâelle avait employĂ©e sous le statut dâauto-entrepreneur, le montant des sommes que la sociĂ©tĂ© avait versĂ© Ă cette derniĂšre devait ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ© dans lâassiette des cotisations sociales, en lâoccurrence celles dues par la sociĂ©tĂ© en sa qualitĂ© dâemployeur. Cass. 2e civ. 28-11-2019 n° FP-PBI, StĂ© transport Wendling c/ Urssaf dâAlsace LâctualitĂ© en ligne, www . 13/12/2019 â DĂ©partement 63 ArticleL8221-1. Sont interdits : 1° Le travail totalement ou partiellement dissimulĂ©, dĂ©fini et exercĂ© dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ; 2° La publicitĂ©, par quelque moyen que ce soit, tendant Ă favoriser, Statut de lâillustrateur pour magazine Un illustrateur ayant collaborĂ© avec la sociĂ©tĂ© Mondadori Magazines France magazine Nous deux » pendant plusieurs annĂ©es a Ă©tĂ© dĂ©boutĂ© de son action en requalification en CDI. En Lire Plus â Contrat de prestation de service ou contrat de travail ? Le prestataire dâun organisateur de rĂ©ceptions, en charge dâanimer la communication sur les rĂ©seaux sociaux et sur internet, a vu son contrat de prestation de service rompu aux motifs de citations commerciales abusives et dĂ©tournĂ©es. Le prestataire avait publiĂ© sur son site internet des rĂ©fĂ©rences clients âŠ.. En Lire Plus â
larticle L. 8222-2 du code du travail. 7. 1 Cf. article 46 I 2° du code des marchés publics, article 18 I 2° du décret n°2005-1742 du 30 décembre 2005 pouvoirs adjudicateurs (soumis à l'ordonnance du 6 juin 2005, article 19 I du d2° écret n°20051308 du 20 octobre 2005 - (entités adjudicatrices soumises à l'ordonnance du 6 juin
Actions sur le document Sont constitutives de travail illĂ©gal, dans les conditions prĂ©vues par le prĂ©sent livre, les infractions suivantes 1° Travail dissimulĂ© ; 2° Marchandage ; 3° PrĂȘt illicite de main-d'oeuvre ; 4° Emploi d'Ă©tranger sans titre de travail ; 5° Cumuls irrĂ©guliers d'emplois ; 6° Fraude ou fausse dĂ©claration prĂ©vue aux articles L. 5124-1, L. 5135-1 et L. 5429-1. Sont interdits 1° Le travail totalement ou partiellement dissimulĂ©, dĂ©fini et exercĂ© dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ; 2° La publicitĂ©, par quelque moyen que ce soit, tendant Ă favoriser, en toute connaissance de cause, le travail dissimulĂ© ; 3° Le fait de recourir sciemment, directement ou par personne interposĂ©e, aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ©. Sont exclus des interdictions prĂ©vues au prĂ©sent chapitre, les travaux d'urgence dont l'exĂ©cution immĂ©diate est nĂ©cessaire pour prĂ©venir les accidents imminents ou organiser les mesures de sauvetage. Est rĂ©putĂ© travail dissimulĂ© par dissimulation d'activitĂ©, l'exercice Ă but lucratif d'une activitĂ© de production, de transformation, de rĂ©paration ou de prestation de services ou l'accomplissement d'actes de commerce par toute personne qui, se soustrayant intentionnellement Ă ses obligations 1° Soit n'a pas demandĂ© son immatriculation au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ou, dans les dĂ©partements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, au registre des entreprises ou au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, lorsque celle-ci est obligatoire, ou a poursuivi son activitĂ© aprĂšs refus d'immatriculation, ou postĂ©rieurement Ă une radiation ; 2° Soit n'a pas procĂ©dĂ© aux dĂ©clarations qui doivent ĂȘtre faites aux organismes de protection sociale ou Ă l'administration fiscale en vertu des dispositions lĂ©gales en vigueur. Cette situation peut notamment rĂ©sulter de la non-dĂ©claration d'une partie de son chiffre d'affaires ou de ses revenus ou de la continuation d'activitĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© radiĂ© par les organismes de protection sociale en application de l'article L. 133-6-7-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. Les activitĂ©s mentionnĂ©es Ă l'article L. 8221-3 sont prĂ©sumĂ©es, sauf preuve contraire, accomplies Ă titre lucratif 1° Soit lorsque leur rĂ©alisation a lieu avec recours Ă la publicitĂ© sous une forme quelconque en vue de la recherche de la clientĂšle ; 2° Soit lorsque leur frĂ©quence ou leur importance est Ă©tablie ; 3° Soit lorsque la facturation est absente ou frauduleuse ; 4° Soit lorsque, pour des activitĂ©s artisanales, elles sont rĂ©alisĂ©es avec un matĂ©riel ou un outillage prĂ©sentant par sa nature ou son importance un caractĂšre professionnel. Est rĂ©putĂ© travail dissimulĂ© par dissimulation d'emploi salariĂ© le fait pour tout employeur 1° Soit de se soustraire intentionnellement Ă l'accomplissement de la formalitĂ© prĂ©vue Ă l'article L. 1221-10, relatif Ă la dĂ©claration prĂ©alable Ă l'embauche ;2° Soit de se soustraire intentionnellement Ă l'accomplissement de la formalitĂ© prĂ©vue Ă l'article L. 3243-2, relatif Ă la dĂ©livrance d'un bulletin de paie, ou de mentionner sur ce dernier un nombre d'heures de travail infĂ©rieur Ă celui rĂ©ellement accompli, si cette mention ne rĂ©sulte pas d'une convention ou d'un accord collectif d'amĂ©nagement du temps de travail conclu en application du titre II du livre Ier de la troisiĂšme partie ;3° Soit de se soustraire intentionnellement aux dĂ©clarations relatives aux salaires ou aux cotisations sociales assises sur ceux-ci auprĂšs des organismes de recouvrement des contributions et cotisations sociales ou de l'administration fiscale en vertu des dispositions lĂ©gales. I. - Sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur d'ordre par un contrat de travail dans l'exĂ©cution de l'activitĂ© donnant lieu Ă immatriculation ou inscription 1° Les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des unions de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales pour le recouvrement des cotisations d'allocations familiales ;2° Les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire prĂ©vu par l'article L. 213-11 du code de l'Ă©ducation ou de transport Ă la demande conformĂ©ment Ă l'article 29 de la loi n° 82-1153 du 30 dĂ©cembre 1982 d'orientation des transports intĂ©rieurs ;3° Les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s ;4° Les personnes physiques relevant de l'article L. 123-1-1 du code de commerce ou du V de l'article 19 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au dĂ©veloppement et Ă la promotion du commerce et de l' - L'existence d'un contrat de travail peut toutefois ĂȘtre Ă©tablie lorsque les personnes mentionnĂ©es au I fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations Ă un donneur d'ordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă l'Ă©gard de ce cas, la dissimulation d'emploi salariĂ© est Ă©tablie si le donneur d'ordre s'est soustrait intentionnellement par ce moyen Ă l'accomplissement des obligations incombant Ă l'employeur mentionnĂ©es Ă l'article L. donneur d'ordre qui a fait l'objet d'une condamnation pĂ©nale pour travail dissimulĂ© en application du prĂ©sent II est tenu au paiement des cotisations et contributions sociales Ă la charge des employeurs, calculĂ©es sur les sommes versĂ©es aux personnes mentionnĂ©es au I au titre de la pĂ©riode pour laquelle la dissimulation d'emploi salariĂ© a Ă©tĂ© Ă©tablie. Est prĂ©sumĂ© travailleur indĂ©pendant celui dont les conditions de travail sont dĂ©finies exclusivement par lui-mĂȘme ou par le contrat les dĂ©finissant avec son donneur d'ordre. Toute personne qui publie, diffuse ou fait diffuser par tout moyen une offre de service ou de vente ou une annonce destinĂ©e Ă faire connaĂźtre son activitĂ© professionnelle au public est tenue 1° Lorsqu'elle est soumise au respect des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 a De mentionner un numĂ©ro d'identification prĂ©vu par dĂ©cret en Conseil d'Etat ou, pour l'entreprise en cours de crĂ©ation, son nom ou sa dĂ©nomination sociale et son adresse professionnelle ; b De communiquer au responsable de la publication ou de la diffusion son nom ou sa dĂ©nomination sociale et son adresse professionnelle ; 2° Lorsqu'elle n'est pas soumise au respect des formalitĂ©s mentionnĂ©es au 1° a De mentionner son nom et son adresse sur toute annonce faite par voie d'affiche ou de prospectus ; b De communiquer son nom et son adresse au responsable de la publication ou de la diffusion. Le responsable de la publication ou de la diffusion tient ces informations Ă la disposition des agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-7 pendant un dĂ©lai de six mois Ă compter de la cessation de la diffusion de l'annonce. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les conditions d'application des dispositions du prĂ©sent chapitre. Toute personne vĂ©rifie lors de la conclusion d'un contrat dont l'objet porte sur une obligation d'un montant minimum en vue de l'exĂ©cution d'un travail, de la fourniture d'une prestation de services ou de l'accomplissement d'un acte de commerce, et pĂ©riodiquement jusqu'Ă la fin de l'exĂ©cution du contrat, que son cocontractant s'acquitte 1° des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ; 2° de l'une seulement des formalitĂ©s mentionnĂ©es au 1°, dans le cas d'un contrat conclu par un particulier pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants. Les modalitĂ©s selon lesquelles sont opĂ©rĂ©es les vĂ©rifications imposĂ©es par le prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret. Toute personne qui mĂ©connaĂźt les dispositions de l'article L. 8222-1, ainsi que toute personne condamnĂ©e pour avoir recouru directement ou par personne interposĂ©e aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ©, est tenue solidairement avec celui qui a fait l'objet d'un procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail dissimulĂ© 1° Au paiement des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations dus par celui-ci au TrĂ©sor ou aux organismes de protection sociale ; 2° Le cas Ă©chĂ©ant, au remboursement des sommes correspondant au montant des aides publiques dont il a bĂ©nĂ©ficiĂ© ; 3° Au paiement des rĂ©munĂ©rations, indemnitĂ©s et charges dues par lui Ă raison de l'emploi de salariĂ©s n'ayant pas fait l'objet de l'une des formalitĂ©s prĂ©vues aux articles L. 1221-10, relatif Ă la dĂ©claration prĂ©alable Ă l'embauche et L. 3243-2, relatif Ă la dĂ©livrance du bulletin de paie. Les sommes dont le paiement est exigible en application de l'article L. 8222-2 sont dĂ©terminĂ©es Ă due proportion de la valeur des travaux rĂ©alisĂ©s, des services fournis, du bien vendu et de la rĂ©munĂ©ration en vigueur dans la profession. Lorsque le cocontractant intervenant sur le territoire national est Ă©tabli ou domiciliĂ© Ă l'Ă©tranger, les obligations dont le respect fait l'objet de vĂ©rifications sont celles qui rĂ©sultent de la rĂ©glementation d'effet Ă©quivalent de son pays d'origine et celles qui lui sont applicables au titre de son activitĂ© en France. Le maĂźtre de l'ouvrage ou le donneur d'ordre, informĂ© par Ă©crit par un agent de contrĂŽle mentionnĂ© Ă l'article L. 8271-7 ou par un syndicat ou une association professionnels ou une institution reprĂ©sentative du personnel, de l'intervention d'un sous-traitant ou d'un subdĂ©lĂ©gataire en situation irrĂ©guliĂšre au regard des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 enjoint aussitĂŽt Ă son cocontractant de faire cesser sans dĂ©lai cette situation. A dĂ©faut, il est tenu solidairement avec son cocontractant au paiement des impĂŽts, taxes, cotisations, rĂ©munĂ©rations et charges mentionnĂ©s aux 1° Ă 3° de l'article L. 8222-2, dans les conditions fixĂ©es Ă l'article L. 8222-3L. 8222-3. Les dispositions du prĂ©sent article ne s'appliquent pas au particulier qui contracte pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants. Tout contrat Ă©crit conclu par une personne morale de droit public doit comporter une clause stipulant que des pĂ©nalitĂ©s peuvent ĂȘtre infligĂ©es au cocontractant s'il ne s'acquitte pas des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 Ă L. 8221-5. Le montant des pĂ©nalitĂ©s est, au plus, Ă©gal Ă 10 % du montant du contrat et ne peut excĂ©der celui des amendes encourues en application des articles L. 8224-1, L. 8224-2 et L. 8224-5. Toute personne morale de droit public ayant contractĂ© avec une entreprise, informĂ©e par Ă©crit par un agent de contrĂŽle de la situation irrĂ©guliĂšre de cette derniĂšre au regard des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5, l'enjoint aussitĂŽt de faire cesser cette situation. L'entreprise ainsi mise en demeure apporte Ă la personne morale de droit public la preuve qu'elle a mis fin Ă la situation dĂ©lictuelle. La personne morale de droit public transmet, sans dĂ©lai, Ă l'agent auteur du signalement les Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse communiquĂ©s par l'entreprise ou l'informe d'une absence de rĂ©ponse. A dĂ©faut de correction des irrĂ©gularitĂ©s signalĂ©es dans un dĂ©lai fixĂ© par dĂ©cret en Conseil d'Etat, la personne morale de droit public en informe l'agent auteur du signalement et peut appliquer les pĂ©nalitĂ©s prĂ©vues par le contrat ou rompre le contrat, sans indemnitĂ©, aux frais et risques de l'entrepreneur. A dĂ©faut de respecter les obligations qui dĂ©coulent du deuxiĂšme, troisiĂšme ou quatriĂšme alinĂ©a du prĂ©sent article, la personne morale de droit public est tenue solidairement responsable des sommes dues au titre des 1° et 3° de l'article L. 8222-2, dans les conditions prĂ©vues Ă l'article L. 8222-3. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les conditions d'application des dispositions du prĂ©sent chapitre. En cas de rupture de la relation de travail, le salariĂ© auquel un employeur a eu recours dans les conditions de l'article L. 8221-3 ou en commettant les faits prĂ©vus Ă l'article L. 8221-5 a droit Ă une indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă six mois de salaire. Le salariĂ© obtient des agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-7, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret, les informations relatives Ă l'accomplissement par son employeur de la dĂ©claration prĂ©alable Ă l'embauche le concernant. Lorsque cette formalitĂ© n'est pas accomplie par l'employeur, ces agents sont habilitĂ©s Ă communiquer au salariĂ© les informations relatives Ă son inscription sur le registre unique du personnel. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les conditions d'application des dispositions du prĂ©sent chapitre. Le fait de mĂ©connaĂźtre les interdictions dĂ©finies Ă l'article L. 8221-1 est puni d'un emprisonnement de trois ans et d'une amende de 45 000 euros. Le fait de mĂ©connaĂźtre les interdictions dĂ©finies Ă l'article L. 8221-1 par l'emploi dissimulĂ© d'un mineur soumis Ă l'obligation scolaire est puni d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 75 000 euros. Les personnes physiques coupables des infractions prĂ©vues aux articles L. 8224-1 et L. 8224-2 encourent les peines complĂ©mentaires suivantes 1° L'interdiction, suivant les modalitĂ©s prĂ©vues par l'article 131-27 du code pĂ©nal, soit d'exercer une fonction publique ou d'exercer l'activitĂ© professionnelle ou sociale dans l'exercice ou Ă l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise, soit d'exercer une profession commerciale ou industrielle, de diriger, d'administrer, de gĂ©rer ou de contrĂŽler Ă un titre quelconque, directement ou indirectement, pour son propre compte ou pour le compte d'autrui, une entreprise commerciale ou industrielle ou une sociĂ©tĂ© commerciale. Ces interdictions d'exercice peuvent ĂȘtre prononcĂ©es cumulativement ; 2° L'exclusion des marchĂ©s publics pour une durĂ©e de cinq ans au plus ; 3° La confiscation des objets ayant servi directement ou indirectement Ă commettre l'infraction ou qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©s Ă cette occasion, ainsi que de ceux qui en sont le produit et qui appartiennent au condamnĂ© ; 4° L'affichage du jugement aux frais de la personne condamnĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă l'article 131-35 du code pĂ©nal et son insertion, intĂ©grale ou par extraits, dans les journaux qu'elle dĂ©signe. Ces frais ne peuvent excĂ©der le montant maximum de l'amende encourue ; 5° L'interdiction, suivant les modalitĂ©s prĂ©vues par l'article 131-26 du code pĂ©nal, des droits civiques, civils et de famille. Tout Ă©tranger coupable des infractions prĂ©vues aux articles L. 8224-1 et L. 8224-2 est passible d'une interdiction du territoire français qui peut ĂȘtre prononcĂ©e dans les conditions prĂ©vues par l'article 131-30 du code pĂ©nal pour une durĂ©e de cinq ans au plus. Les personnes morales reconnues pĂ©nalement responsables, dans les conditions prĂ©vues par l'article 121-2 du code pĂ©nal, des infractions prĂ©vues par les articles L. 8224-1 et L. 8224-2 encourent 1° L'amende, dans les conditions prĂ©vues Ă l'article 131-38 du code pĂ©nal ; 2° Les peines mentionnĂ©es aux 1° Ă 5°, 8° et 9° de l'article 131-39 du mĂȘme code. L'interdiction prĂ©vue au 2° de l'article 131-39 du code pĂ©nal porte sur l'activitĂ© dans l'exercice ou Ă l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise. Le prononcĂ© de la peine complĂ©mentaire de fermeture provisoire d'Ă©tablissement mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement concernĂ©. Le fait, pour toute personne soumise aux obligations Ă©noncĂ©es Ă l'article L. 8221-7, de diffuser ou de faire diffuser, ou de communiquer au responsable de la publication ou de la diffusion des informations mensongĂšres relatives Ă son identification est puni d'une amende de 7 500 euros. Le marchandage, dĂ©fini comme toute opĂ©ration Ă but lucratif de fourniture de main-d'oeuvre qui a pour effet de causer un prĂ©judice au salariĂ© qu'elle concerne ou d'Ă©luder l'application de dispositions lĂ©gales ou de stipulations d'une convention ou d'un accord collectif de travail, est interdit. Lorsqu'un chef d'entreprise conclut un contrat pour l'exĂ©cution d'un travail ou la fourniture de services avec un entrepreneur qui recrute lui-mĂȘme la main-d'oeuvre nĂ©cessaire et que celui-ci n'est pas propriĂ©taire d'un fonds de commerce ou d'un fonds artisanal, le chef d'entreprise respecte, Ă l'Ă©gard des salariĂ©s de l'entrepreneur employĂ©s dans son Ă©tablissement ou les dĂ©pendances de celui-ci et sous les mĂȘmes sanctions que pour ses propres salariĂ©s, les prescriptions prĂ©vues 1° A l'article L. 1225-29, relatives aux repos obligatoires prĂ©natal et postnatal ; 2° Aux articles L. 1225-30 Ă L. 1225-33, relatives aux dispositions particuliĂšres Ă l'allaitement ; 3° Au livre Ier de la troisiĂšme partie, relatives Ă la durĂ©e du travail, aux repos et aux congĂ©s ; 4° A la quatriĂšme partie, relatives Ă la santĂ© et Ă la sĂ©curitĂ© au travail. En cas de dĂ©faillance de l'entreprise, Ă laquelle il est recouru dans les conditions prĂ©vues Ă l'article L. 8232-1, le chef d'entreprise encourt, nonobstant toute stipulation contraire, les responsabilitĂ©s suivantes 1° Si les travaux sont exĂ©cutĂ©s ou les services fournis dans son Ă©tablissement ou dans les dĂ©pendances de celui-ci, le chef d'entreprise est substituĂ© au sous-traitant en ce qui concerne les salariĂ©s que celui-ci emploie pour le paiement des salaires et des congĂ©s payĂ©s ainsi que pour les obligations rĂ©sultant de la lĂ©gislation sur les assurances sociales, sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et sur les prestations familiales ; 2° S'il s'agit de travaux exĂ©cutĂ©s dans des Ă©tablissements autres que ceux du chef d'entreprise ou de travaux exĂ©cutĂ©s par des salariĂ©s travaillant Ă domicile, le chef d'entreprise est substituĂ© au sous-traitant pour le paiement des salaires et congĂ©s payĂ©s ainsi que pour le versement de la cotisation des prestations familiales et de la double cotisation des assurances sociales. Dans les cas prĂ©vus au prĂ©sent chapitre, le salariĂ© lĂ©sĂ©, les organismes de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales et la caisse de congĂ©s payĂ©s peuvent engager, en cas de dĂ©faillance de l'entrepreneur, une action directe contre le chef d'entreprise pour lequel le travail a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Les organisations syndicales reprĂ©sentatives peuvent exercer en justice toutes les actions rĂ©sultant de l'application des dispositions du prĂ©sent titre en faveur d'un salariĂ© sans avoir Ă justifier d'un mandat de l'intĂ©ressĂ©. Il suffit que celui-ci ait Ă©tĂ© averti, dans des conditions dĂ©terminĂ©es par voie rĂ©glementaire, et ne s'y soit pas opposĂ© dans un dĂ©lai de quinze jours Ă compter de la date Ă laquelle l'organisation syndicale lui a notifiĂ© son intention. L'intĂ©ressĂ© peut toujours intervenir Ă l'instance engagĂ©e par le syndicat et y mettre un terme Ă tout moment. Le fait de commettre le dĂ©lit de marchandage, dĂ©fini par l'article L. 8231-1, est puni d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende de 30 000 euros. La juridiction peut prononcer, en outre, l'interdiction de sous-traiter de la main-d'oeuvre pour une durĂ©e de deux Ă dix ans. Le fait de mĂ©connaĂźtre cette interdiction, directement ou par personne interposĂ©e, est puni d'un emprisonnement de douze mois et d'une amende de 12 000 euros. La juridiction peut Ă©galement ordonner, Ă titre de peine complĂ©mentaire, l'affichage du jugement aux frais de la personne condamnĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă l'article 131-35 du code pĂ©nal et son insertion, intĂ©grale ou par extraits, dans les journaux qu'elle dĂ©signe. Les personnes morales reconnues pĂ©nalement responsables, dans les conditions prĂ©vues par l'article 121-2 du code pĂ©nal, du dĂ©lit de marchandage dĂ©fini Ă l'article L. 8231-1 encourent les peines suivantes 1° L'amende dans les conditions prĂ©vues Ă l'article 131-38 du code pĂ©nal ; 2° Les peines mentionnĂ©es aux 1° Ă 5°, 8° et 9° de l'article 131-39 du mĂȘme code. L'interdiction mentionnĂ©e au 2° de l'article 131-39 porte sur l'activitĂ© dans l'exercice ou Ă l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise. Le prononcĂ© de la peine complĂ©mentaire de fermeture provisoire d'Ă©tablissement mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement concernĂ©. Toute opĂ©ration Ă but lucratif ayant pour objet exclusif le prĂȘt de main-d'oeuvre est interdite. Toutefois, ces dispositions ne s'appliquent pas aux opĂ©rations rĂ©alisĂ©es dans le cadre 1° Des dispositions du prĂ©sent code relatives au travail temporaire, au portage salarial aux entreprises de travail Ă temps partagĂ© et Ă l'exploitation d'une agence de mannequins lorsque celle-ci est exercĂ©e par une personne titulaire de la licence d'agence de mannequin ; 2° Des dispositions de l'article L. 222-3 du code du sport relatives aux associations ou sociĂ©tĂ©s sportives ; 3° Des dispositions des articles L. 2135-7 et L. 2135-8 du prĂ©sent code relatives Ă la mise Ă disposition des salariĂ©s auprĂšs des organisations syndicales ou des associations d'employeurs mentionnĂ©es Ă l'article L. opĂ©ration de prĂȘt de main-d'Ćuvre ne poursuit pas de but lucratif lorsque l'entreprise prĂȘteuse ne facture Ă l'entreprise utilisatrice, pendant la mise Ă disposition, que les salaires versĂ©s au salariĂ©, les charges sociales affĂ©rentes et les frais professionnels remboursĂ©s Ă l'intĂ©ressĂ© au titre de la mise Ă disposition. Les opĂ©rations de prĂȘt de main-d'oeuvre Ă but non lucratif sont autorisĂ©es. Dans ce cas, les articles L. 1251-21 Ă L. 1251-24, L. 2313-3 Ă L. 2313-5 et L. 5221-4 du prĂ©sent code ainsi que les articles L. 412-3 Ă L. 412-7 du code de la sĂ©curitĂ© sociale sont applicables. Le prĂȘt de main-d'Ćuvre Ă but non lucratif conclu entre entreprises requiert 1° L'accord du salariĂ© concernĂ© ; 2° Une convention de mise Ă disposition entre l'entreprise prĂȘteuse et l'entreprise utilisatrice qui en dĂ©finit la durĂ©e et mentionne l'identitĂ© et la qualification du salariĂ© concernĂ©, ainsi que le mode de dĂ©termination des salaires, des charges sociales et des frais professionnels qui seront facturĂ©s Ă l'entreprise utilisatrice par l'entreprise prĂȘteuse ; 3° Un avenant au contrat de travail, signĂ© par le salariĂ©, prĂ©cisant le travail confiĂ© dans l'entreprise utilisatrice, les horaires et le lieu d'exĂ©cution du travail, ainsi que les caractĂ©ristiques particuliĂšres du poste de travail. A l'issue de sa mise Ă disposition, le salariĂ© retrouve son poste de travail dans l'entreprise prĂȘteuse sans que l'Ă©volution de sa carriĂšre ou de sa rĂ©munĂ©ration ne soit affectĂ©e par la pĂ©riode de prĂȘt. Les salariĂ©s mis Ă disposition ont accĂšs aux installations et moyens de transport collectifs dont bĂ©nĂ©ficient les salariĂ©s de l'entreprise utilisatrice. Un salariĂ© ne peut ĂȘtre sanctionnĂ©, licenciĂ© ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire pour avoir refusĂ© une proposition de mise Ă disposition. La mise Ă disposition ne peut affecter la protection dont jouit un salariĂ© en vertu d'un mandat reprĂ©sentatif. Pendant la pĂ©riode de prĂȘt de main-d'Ćuvre, le contrat de travail qui lie le salariĂ© Ă l'entreprise prĂȘteuse n'est ni rompu ni suspendu. Le salariĂ© continue d'appartenir au personnel de l'entreprise prĂȘteuse ; il conserve le bĂ©nĂ©fice de l'ensemble des dispositions conventionnelles dont il aurait bĂ©nĂ©ficiĂ© s'il avait exĂ©cutĂ© son travail dans l'entreprise prĂȘteuse. Le comitĂ© d'entreprise ou, Ă dĂ©faut, les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel de l'entreprise prĂȘteuse sont consultĂ©s prĂ©alablement Ă la mise en Ćuvre d'un prĂȘt de main-d'Ćuvre et informĂ©s des diffĂ©rentes conventions signĂ©es. Le comitĂ© d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail de l'entreprise prĂȘteuse est informĂ© lorsque le poste occupĂ© dans l'entreprise utilisatrice par le salariĂ© mis Ă disposition figure sur la liste de ceux prĂ©sentant des risques particuliers pour la santĂ© ou la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s mentionnĂ©e au second alinĂ©a de l'article L. 4154-2. Le comitĂ© d'entreprise et le comitĂ© d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail ou, Ă dĂ©faut, les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel de l'entreprise utilisatrice sont informĂ©s et consultĂ©s prĂ©alablement Ă l'accueil de salariĂ©s mis Ă la disposition de celle-ci dans le cadre de prĂȘts de main-d'Ćuvre. L'entreprise prĂȘteuse et le salariĂ© peuvent convenir que le prĂȘt de main-d'Ćuvre est soumis Ă une pĂ©riode probatoire au cours de laquelle il peut y ĂȘtre mis fin Ă la demande de l'une des parties. Cette pĂ©riode probatoire est obligatoire lorsque le prĂȘt de main-d'Ćuvre entraĂźne la modification d'un Ă©lĂ©ment essentiel du contrat de travail. La cessation du prĂȘt de main-d'Ćuvre Ă l'initiative de l'une des parties avant la fin de la pĂ©riode probatoire ne peut, sauf faute grave du salariĂ©, constituer un motif de sanction ou de licenciement. Les organisations syndicales reprĂ©sentatives peuvent exercer en justice toutes les actions rĂ©sultant des dispositions du prĂ©sent titre en faveur d'un salariĂ© sans avoir Ă justifier d'un mandat de l'intĂ©ressĂ©. Il suffit que celui-ci ait Ă©tĂ© averti, dans des conditions dĂ©terminĂ©es par voie rĂ©glementaire, et ne s'y soit pas opposĂ© dans un dĂ©lai de quinze jours Ă compter de la date Ă laquelle l'organisation syndicale lui a notifiĂ© son intention. L'intĂ©ressĂ© peut toujours intervenir Ă l'instance engagĂ©e par le syndicat et y mettre un terme Ă tout moment. Le fait de procĂ©der Ă une opĂ©ration de prĂȘt illicite de main-d'oeuvre en mĂ©connaissance des dispositions de l'article L. 8241-1, est puni d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende de 30 000 euros. La juridiction peut prononcer, en outre, l'interdiction de sous-traiter de la main-d'oeuvre pour une durĂ©e de deux Ă dix ans. Le fait de mĂ©connaĂźtre cette interdiction, directement ou par personne interposĂ©e, est puni d'un emprisonnement de douze mois et d'une amende de 12 000 euros. Dans tous les cas, la juridiction peut ordonner, aux frais de la personne condamnĂ©e, l'affichage du jugement aux portes des Ă©tablissements de l'entreprise et sa publication dans les journaux qu'elle dĂ©signe. Les personnes morales reconnues pĂ©nalement responsables, dans les conditions prĂ©vues par l'article 121-2 du code pĂ©nal, du dĂ©lit de prĂȘt illicite de main-d'oeuvre prĂ©vu par l'article L. 8241-1 encourent les peines suivantes 1° L'amende dans les conditions prĂ©vues Ă l'article 131-38 du code pĂ©nal ; 2° Les peines mentionnĂ©es aux 1° Ă 5°, 8° et 9° de l'article 131-39 du mĂȘme code. L'interdiction mentionnĂ©e au 2° de l'article 131-39 porte sur l'activitĂ© dans l'exercice ou Ă l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise. Le prononcĂ© de la peine complĂ©mentaire de fermeture provisoire d'Ă©tablissement mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement concernĂ©. Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver Ă son service ou employer pour quelque durĂ©e que ce soit un Ă©tranger non muni du titre l'autorisant Ă exercer une activitĂ© salariĂ©e en France. Il est Ă©galement interdit Ă toute personne d'engager ou de conserver Ă son service un Ă©tranger dans une catĂ©gorie professionnelle, une profession ou une zone gĂ©ographique autres que celles qui sont mentionnĂ©es, le cas Ă©chĂ©ant, sur le titre prĂ©vu au premier alinĂ©a. Nul ne peut, directement ou indirectement, recourir sciemment aux services d'un employeur d'un Ă©tranger sans titre. Le salariĂ© Ă©tranger employĂ© en mĂ©connaissance des dispositions du premier alinĂ©a de l'article L. 8251-1 est assimilĂ©, Ă compter de la date de son embauche, Ă un salariĂ© rĂ©guliĂšrement engagĂ© au regard des obligations de l'employeur dĂ©finies par le prĂ©sent code 1° Pour l'application des dispositions relatives aux pĂ©riodes d'interdiction d'emploi prĂ©natal et postnatal et Ă l'allaitement, prĂ©vues aux articles L. 1225-29 Ă L. 1225-33 ;2° Pour l'application des dispositions relatives Ă la durĂ©e du travail, au repos et aux congĂ©s prĂ©vues au livre Ier de la troisiĂšme partie ;3° Pour l'application des dispositions relatives Ă la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail prĂ©vues Ă la quatriĂšme partie ;4° Pour la prise en compte de l'anciennetĂ© dans l' en va de mĂȘme pour les articles L. 713-1 et suivants du code rural et de la pĂȘche maritime pour les professions agricoles. Le salariĂ© Ă©tranger a droit au titre de la pĂ©riode d'emploi illicite 1° Au paiement du salaire et des accessoires de celui-ci, conformĂ©ment aux dispositions lĂ©gales , conventionnelles et aux stipulations contractuelles applicables Ă son emploi, dĂ©duction faite des sommes antĂ©rieurement perçues au titre de la pĂ©riode considĂ©rĂ©e. A dĂ©faut de preuve contraire, les sommes dues au salariĂ© correspondent Ă une relation de travail prĂ©sumĂ©e d'une durĂ©e de trois mois. Le salariĂ© peut apporter par tous moyens la preuve du travail effectuĂ© ; 2° En cas de rupture de la relation de travail, Ă une indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă trois mois de salaire, Ă moins que l'application des rĂšgles figurant aux articles L. 1234-5, L. 1234-9, L. 1243-4 et L. 1243-8 ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise Ă une solution plus favorable. 3° Le cas Ă©chĂ©ant, Ă la prise en charge par l'employeur de tous les frais d'envoi des rĂ©munĂ©rations impayĂ©es vers le pays dans lequel il est parti volontairement ou a Ă©tĂ© l'Ă©tranger employĂ© sans titre l'a Ă©tĂ© dans le cadre d'un travail dissimulĂ©, il bĂ©nĂ©ficie soit des dispositions de l'article L. 8223-1, soit des dispositions du prĂ©sent chapitre si celles-ci lui sont plus conseil de prud'hommes saisi peut ordonner par provision le versement de l'indemnitĂ© forfaitaire prĂ©vue au 2°. Ces dispositions ne font pas obstacle au droit du salariĂ© de demander en justice une indemnisation supplĂ©mentaire s'il est en mesure d'Ă©tablir l'existence d'un prĂ©judice non rĂ©parĂ© au titre de ces dispositions. Le salariĂ© Ă©tranger mentionnĂ© Ă l'article L. 8252-1 bĂ©nĂ©ficie des dispositions du chapitre III du titre V du livre II de la troisiĂšme partie relatives aux assurances et privilĂšges de salaire pour les sommes qui lui sont dues en application de cet article. Les sommes dues Ă l'Ă©tranger sans titre, dans les cas prĂ©vus aux 1° Ă 3° de l'article L. 8252-2, lui sont versĂ©es par l'employeur dans un dĂ©lai de trente jours Ă compter de la constatation de l'infraction. Lorsque l'Ă©tranger est placĂ© en rĂ©tention administrative en application de l'article L. 551-1 du code de l'entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d'asile ou assignĂ© Ă rĂ©sidence en application de l'article L. 561-2 du mĂȘme code ou lorsqu'il n'est plus sur le territoire national, ces sommes sont dĂ©posĂ©es sous le mĂȘme dĂ©lai auprĂšs d'un organisme dĂ©signĂ© Ă cet effet, puis reversĂ©es Ă l'Ă©tranger. Lorsque l'employeur ne s'acquitte pas des obligations mentionnĂ©es au premier alinĂ©a, l'organisme recouvre les sommes dues pour le compte de l'Ă©tranger. Les modalitĂ©s d'application des dispositions relatives Ă la consignation, au recouvrement et au reversement des sommes dues Ă l'Ă©tranger sans titre ainsi que les modalitĂ©s d'information de celui-ci sur ses droits sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret en Conseil d'Etat. Sans prĂ©judice des poursuites judiciaires pouvant ĂȘtre intentĂ©es Ă son encontre, l'employeur qui a employĂ© un travailleur Ă©tranger en mĂ©connaissance des dispositions du premier alinĂ©a de l'article L. 8251-1 acquitte une contribution spĂ©ciale. Le montant de cette contribution spĂ©ciale est dĂ©terminĂ© dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d'Etat et est au moins Ă©gal Ă 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti prĂ©vu Ă l'article L. 3231-12 et, en cas de rĂ©itĂ©ration, Ă 25 000 fois ce mĂȘme taux. L'Office français de l'immigration et de l'intĂ©gration est chargĂ© de constater et de liquider cette contribution. Elle est recouvrĂ©e par l'Etat comme en matiĂšre de crĂ©ances Ă©trangĂšres Ă l'impĂŽt et au domaine. Les sommes recouvrĂ©es par l'Etat pour le compte de l'Office français de l'immigration et de l'intĂ©gration lui sont reversĂ©es dans la limite du plafond fixĂ© au I de l'article 46 de la loi n° 2011-1977 du 28 dĂ©cembre 2011 de finances pour 2012. L'Etat prĂ©lĂšve 4 % des sommes reversĂ©es au titre des frais de recouvrement. Le paiement de la contribution spĂ©ciale est garanti par un privilĂšge sur les biens meubles et effets mobiliers des redevables, oĂč qu'ils se trouvent, au mĂȘme rang que celui dont bĂ©nĂ©ficie le TrĂ©sor en application de l'article 1920 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts. Les crĂ©ances privilĂ©giĂ©es en application de l'article L. 8253-2 dues par un commerçant, un artisan ou une personne morale de droit privĂ© mĂȘme non commerçante, sont inscrites Ă un registre public, dans le dĂ©lai de six mois suivant leur date limite de paiement. L'inscription conserve le privilĂšge pendant deux annĂ©es et six mois Ă compter du jour oĂč elle est effectuĂ©e. Elle ne peut ĂȘtre renouvelĂ©e. En cas de procĂ©dure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire du redevable ou d'un tiers tenu lĂ©galement au paiement de la contribution spĂ©ciale, le privilĂšge dont l'inscription n'a pas Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement requise Ă l'encontre du redevable ne peut plus ĂȘtre exercĂ© pour les crĂ©ances qui Ă©taient soumises Ă titre obligatoire Ă cette inscription. Les frais de poursuite dus par le redevable Ă la date du jugement d'ouverture ne sont pas dus. L'inscription d'une crĂ©ance privilĂ©giĂ©e en application de l'article L. 8253-2 peut faire l'objet Ă tout moment d'une radiation totale ou partielle. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les modalitĂ©s d'application du prĂ©sent chapitre. Toute personne vĂ©rifie, lors de la conclusion d'un contrat dont l'objet porte sur une obligation d'un montant minimum en vue de l'exĂ©cution d'un travail, de la fourniture d'une prestation de services ou de l'accomplissement d'un acte de commerce et pĂ©riodiquement jusqu'Ă la fin de l'exĂ©cution de ce contrat, que son cocontractant s'acquitte de ses obligations au regard des dispositions du premier alinĂ©a de l'article L. 8251-1. La personne qui mĂ©connaĂźt l'article L. 8254-1 est tenue solidairement avec son cocontractant, sans prĂ©judice de l'application des articles L. 8222-1 Ă L. 8222-6, au paiement 1° Du salaire et des accessoires de celui-ci dus Ă l'Ă©tranger sans titre, conformĂ©ment au 1° de l'article L. 8252-2 ; 2° Des indemnitĂ©s versĂ©es au titre de la rupture de la relation de travail, en application soit du 2° de l'article L. 8252-2, soit des articles L. 1234-5L. 1234-5, L. 1234-9L. 1234-9, L. 1243-4 et L. 1243-8 ou des stipulations contractuelles, lorsque celles-ci conduisent Ă une solution plus favorable pour le salariĂ© ; 3° De tous les frais d'envoi des rĂ©munĂ©rations impayĂ©es vers le pays dans lequel l'Ă©tranger est parti volontairement ou a Ă©tĂ© reconduit, mentionnĂ©s au 3° de l'article L. 8252-2 ; 4° De la contribution spĂ©ciale prĂ©vue Ă l'article L. 8253-1 du prĂ©sent code et de la contribution forfaitaire prĂ©vue Ă l'article L. 626-1 du code de l'entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d'asile. Toute personne mentionnĂ©e Ă l'article L. 8254-1, informĂ©e par Ă©crit par un agent mentionnĂ© Ă l'article L. 8271-1-2, par un syndicat de salariĂ©s, un syndicat ou une association professionnels d'employeurs ou une institution reprĂ©sentative du personnel que son cocontractant ou un sous-traitant direct ou indirect de ce dernier emploie un Ă©tranger sans titre enjoint aussitĂŽt Ă son cocontractant de faire cesser cette situation. L'employeur mis ainsi en demeure informe la personne mentionnĂ©e au premier alinĂ©a des suites donnĂ©es Ă l'injonction. Si celle-ci n'est pas suivie d'effet, la personne mentionnĂ©e au premier alinĂ©a peut rĂ©silier le contrat aux frais et risques du cocontractant. La personne qui mĂ©connaĂźt le premier alinĂ©a ainsi que son cocontractant sont tenus, solidairement avec le sous-traitant employant l'Ă©tranger sans titre, au paiement des rĂ©munĂ©rations et charges, contributions et frais mentionnĂ©s Ă l'article L. 8254-2. Toute personne condamnĂ©e en vertu de l'article L. 8256-2 pour avoir recouru sciemment aux services d'un employeur d'un Ă©tranger sans titre est tenue solidairement avec cet employeur au paiement des rĂ©munĂ©rations et charges, contributions et frais mentionnĂ©s aux 1° Ă 4° de l'article L. 8254-2. Le particulier qui conclut pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants un contrat dont l'objet porte sur une obligation d'un montant minimum est soumis aux dispositions des articles L. 8254-1 et L. 8254-2, lors de la conclusion de ce contrat. Les modalitĂ©s selon lesquelles sont opĂ©rĂ©es les vĂ©rifications imposĂ©es par le prĂ©sent chapitre ainsi que la rĂ©partition de la charge de la contribution en cas de pluralitĂ© de cocontractants sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret. Les organisations syndicales reprĂ©sentatives peuvent exercer en justice les actions nĂ©es en faveur des salariĂ©s Ă©trangers en vertu des dispositions des articles L. 8252-1 et L. 8252-2, sans avoir Ă justifier d'un mandat de l'intĂ©ressĂ©, Ă condition que celui-ci n'ait pas dĂ©clarĂ© s'y opposer. L'intĂ©ressĂ© peut toujours intervenir Ă l'instance engagĂ©e par le syndicat. Le fait de se rendre coupable de fraude ou de fausse dĂ©claration pour obtenir, faire obtenir ou tenter de faire obtenir Ă un Ă©tranger le titre mentionnĂ© Ă l'article L. 8251-1 est puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 3 000 euros. Le fait pour toute personne, directement ou par personne interposĂ©e, d'embaucher, de conserver Ă son service ou d'employer pour quelque durĂ©e que ce soit un Ă©tranger non muni du titre l'autorisant Ă exercer une activitĂ© salariĂ©e en France, en mĂ©connaissance des dispositions du premier alinĂ©a de l'article L. 8251-1, est puni d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 15 000 euros. Le fait de recourir sciemment, directement ou indirectement, aux services d'un employeur d'un Ă©tranger sans titre est puni des mĂȘmes peines. Ces peines sont portĂ©es Ă un emprisonnement de dix ans et une amende de 100 000 euros lorsque l'infraction est commise en bande organisĂ©e. Le premier alinĂ©a n'est pas applicable Ă l'employeur qui, sur la base d'un titre frauduleux ou prĂ©sentĂ© frauduleusement par un Ă©tranger salariĂ©, a procĂ©dĂ© sans intention de participer Ă la fraude et sans connaissance de celle-ci Ă la dĂ©claration auprĂšs des organismes de sĂ©curitĂ© sociale prĂ©vue Ă l'article L. 1221-10, Ă la dĂ©claration unique d'embauche et Ă la vĂ©rification auprĂšs des administrations territorialement compĂ©tentes du titre autorisant cet Ă©tranger Ă exercer une activitĂ© salariĂ©e en France. L'amende est appliquĂ©e autant de fois qu'il y a d'Ă©trangers concernĂ©s. Les personnes physiques coupables des infractions prĂ©vues Ă l'article L. 8256-2 encourent les peines complĂ©mentaires suivantes 1° L'interdiction, pour une durĂ©e de cinq ans au plus, d'exercer directement ou par personne interposĂ©e l'activitĂ© professionnelle dans l'exercice ou Ă l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise, selon les modalitĂ©s prĂ©vues par l'article 131-27 du code pĂ©nal ; 2° L'exclusion des marchĂ©s publics pour une durĂ©e de cinq ans au plus ; 3° La confiscation des objets ayant servi, directement ou indirectement, Ă commettre l'infraction ou qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©s Ă cette occasion, Ă quelque personne qu'ils appartiennent dĂšs lors que leur propriĂ©taire ne pouvait en ignorer l'utilisation frauduleuse, ainsi que des objets qui sont le produit de l'infraction et qui appartiennent au condamnĂ© ; 4° L'affichage ou la diffusion de la dĂ©cision prononcĂ©e, dans les conditions prĂ©vues par l'article 131-35 du code pĂ©nal ; 5° L'interdiction, suivant les modalitĂ©s prĂ©vues par l'article 131-26 du code pĂ©nal, des droits civiques, civils et de la famille ; 6° L'interdiction de sĂ©jour pour une durĂ©e de cinq ans au plus. Les personnes physiques coupables des infractions prĂ©vues Ă l'article L. 8256-2 encourent la peine complĂ©mentaire de fermeture des locaux ou Ă©tablissements tenus ou exploitĂ©s par elles et ayant servi Ă commettre les faits incriminĂ©s. Les personnes physiques condamnĂ©es au titre de l'infraction prĂ©vue au deuxiĂšme alinĂ©a de l'article L. 8256-2 encourent la peine complĂ©mentaire de confiscation de tout ou partie de leurs biens, quelle qu'en soit la nature. L'interdiction du territoire français peut ĂȘtre prononcĂ©e, dans les conditions prĂ©vues par les articles 131-30 Ă 131-30-2 du code pĂ©nal, pour une durĂ©e de dix ans au plus ou Ă titre dĂ©finitif Ă l'encontre de tout Ă©tranger coupable des infractions dĂ©finies Ă l'article L. 8256-2. Les personnes morales reconnues pĂ©nalement responsables, dans les conditions prĂ©vues par l'article 121-2 du code pĂ©nal, des infractions prĂ©vues au prĂ©sent chapitre, Ă l'exception de l'article L. 8256-1, encourent 1° L'amende, dans les conditions prĂ©vues Ă l'article 131-38 du code pĂ©nal ; 2° Les peines mentionnĂ©es aux 1° Ă 5°, 8° et 9° de l'article 131-39 du mĂȘme code. L'interdiction mentionnĂ©e au 2° de l'article 131-39 porte sur l'activitĂ© dans l'exercice ou Ă l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise. Le prononcĂ© de la peine complĂ©mentaire de fermeture provisoire d'Ă©tablissement mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement concernĂ©. Les personnes morales condamnĂ©es au titre de l'infraction prĂ©vue au troisiĂšme alinĂ©a de l'article L. 8256-2 encourent la peine complĂ©mentaire de confiscation de tout ou partie de leurs biens, quelle qu'en soit la nature. Aucun salariĂ© ne peut accomplir des travaux rĂ©munĂ©rĂ©s au-delĂ de la durĂ©e maximale du travail, telle qu'elle ressort des dispositions lĂ©gales de sa profession. Nul ne peut recourir aux services d'une personne qui mĂ©connaĂźt les dispositions de la prĂ©sente section. Sont exclus des interdictions prĂ©vues Ă l'article L. 8261-1 1° Les travaux d'ordre scientifique, littĂ©raire ou artistique et les concours apportĂ©s aux oeuvres d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, notamment d'enseignement, d'Ă©ducation ou de bienfaisance ; 2° Les travaux accomplis pour son propre compte ou Ă titre gratuit sous forme d'une entraide bĂ©nĂ©vole ; 3° Les petits travaux mĂ©nagers accomplis chez des particuliers pour leurs besoins personnels ; 4° Les travaux d'extrĂȘme urgence dont l'exĂ©cution immĂ©diate est nĂ©cessaire pour prĂ©venir des accidents imminents ou organiser des mesures de sauvetage. Les infractions constitutives de travail illĂ©gal mentionnĂ©es Ă l'article L. 8211-1 sont recherchĂ©es et constatĂ©es par les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2 dans la limite de leurs compĂ©tences respectives en matiĂšre de travail illĂ©gal. Les infractions au premier alinĂ©a de l'article 3 de la loi n° 75-1334 du 31 dĂ©cembre 1975 relative Ă la sous-traitance sont constatĂ©es par les agents mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2. Ces infractions sont punies d'une amende de 7 500 âŹ. Les agents de contrĂŽle compĂ©tents en application de l'article L. 8271-1 sont 1° Les inspecteurs et les contrĂŽleurs du travail ; 2° Les officiers et agents de police judiciaire ; 3° Les agents des impĂŽts et des douanes ; 4° Les agents des organismes de sĂ©curitĂ© sociale et des caisses de mutualitĂ© sociale agricole agréés Ă cet effet et assermentĂ©s ; 5° Les officiers et les agents assermentĂ©s des affaires maritimes ; 6° Les fonctionnaires des corps techniques de l'aviation civile commissionnĂ©s Ă cet effet et assermentĂ©s ; 7° Les fonctionnaires ou agents de l'Etat chargĂ©s du contrĂŽle des transports terrestres ; 8° Les agents de l'institution mentionnĂ©e Ă l'article L. 5312-1, chargĂ©s de la prĂ©vention des fraudes, agréés et assermentĂ©s Ă cet effet. Pour la mise en Ćuvre des articles L. 8272-1 Ă L. 8272-4, le reprĂ©sentant de l'Etat dans le dĂ©partement reçoit copie des procĂšs-verbaux relevant les infractions constitutives de travail illĂ©gal constatĂ©es par les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2 se communiquent rĂ©ciproquement tous renseignements et tous documents utiles Ă l'accomplissement de leur mission de lutte contre le travail agents de la concurrence, de la consommation et de la rĂ©pression des fraudes sont habilitĂ©s Ă leur transmettre tous renseignements et documents nĂ©cessaires Ă cette mission. Lorsqu'ils ne relĂšvent pas des services de la police ou de la gendarmerie nationales, les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2 peuvent solliciter des interprĂštes assermentĂ©s inscrits sur l'une des listes prĂ©vues Ă l'article 157 du code de procĂ©dure pĂ©nale, pour le contrĂŽle de la rĂ©glementation sur la main-d'oeuvre Ă©trangĂšre et le dĂ©tachement transnational de travailleurs. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2 transmettent, sur demande Ă©crite, aux agents du Centre national du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e, des directions rĂ©gionales des affaires culturelles, de l'institution mentionnĂ©e Ă l'article L. 5312-1, de l'organisme gestionnaire du rĂ©gime d'assurance chĂŽmage et des collectivitĂ©s territoriales tous renseignements et tous documents nĂ©cessaires Ă l'apprĂ©ciation des droits ou Ă l'exĂ©cution d'obligations qui entrent dans le champ de leurs compĂ©tences respectives. Ils disposent, dans l'exercice de leur mission de lutte contre le travail illĂ©gal, d'un droit de communication sur tous renseignements et documents nĂ©cessaires auprĂšs de ces services. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2 peuvent, sur demande Ă©crite, obtenir des organismes chargĂ©s d'un rĂ©gime de protection sociale ou des caisses assurant le service des congĂ©s payĂ©s mentionnĂ©es au livre Ier de la troisiĂšme partie tous renseignements ou tous documents utiles Ă l'accomplissement de leurs missions en matiĂšre de travail transmettent Ă ces organismes, qui doivent en faire la demande par Ă©crit, tous renseignements et tous documents permettant Ă ces derniers de recouvrer les sommes impayĂ©es ou d'obtenir le remboursement de sommes indĂ»ment versĂ©es. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2, ainsi que les autoritĂ©s chargĂ©es de la coordination de leurs actions, peuvent Ă©changer tous renseignements et tous documents nĂ©cessaires Ă l'accomplissement de leur mission de lutte contre le travail illĂ©gal avec les agents investis des mĂȘmes compĂ©tences et les autoritĂ©s chargĂ©es de la coordination de leurs actions dans les Etats des accords sont conclus avec les autoritĂ©s de ces Etats, ils prĂ©voient les modalitĂ©s de mise en oeuvre de ces Ă©changes. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2 sont habilitĂ©s Ă entendre, en quelque lieu que ce soit et avec son consentement, tout employeur ou son reprĂ©sentant et toute personne rĂ©munĂ©rĂ©e, ayant Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e ou prĂ©sumĂ©e ĂȘtre ou avoir Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e par l'employeur ou par un travailleur indĂ©pendant, afin de connaĂźtre la nature des activitĂ©s de cette personne, ses conditions d'emploi et le montant des rĂ©munĂ©rations s'y rapportant, y compris les avantages en nature. De mĂȘme, ils peuvent entendre toute personne susceptible de fournir des informations utiles Ă l'accomplissement de leur mission de lutte contre le travail illĂ©gal. Ces auditions peuvent faire l'objet d'un procĂšs-verbal signĂ© des agents mentionnĂ©s au premier alinĂ©a et des personnes entendues. Ces agents sont en outre habilitĂ©s Ă demander aux employeurs, aux travailleurs indĂ©pendants, aux personnes employĂ©es dans l'entreprise ou sur le lieu de travail ainsi qu'Ă toute personne dont ils recueillent les dĂ©clarations dans l'exercice de leur mission de justifier de leur identitĂ© et de leur adresse. Pour la recherche et la constatation des infractions constitutives de travail illĂ©gal, les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2 peuvent se faire prĂ©senter et obtenir copie immĂ©diate des documents justifiant du respect des dispositions du prĂ©sent livre. Les infractions aux interdictions du travail dissimulĂ© prĂ©vues Ă l'article L. 8221-1 sont recherchĂ©es par les agents mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2. Les infractions aux interdictions du travail dissimulĂ© sont constatĂ©es au moyen de procĂšs-verbaux qui font foi jusqu'Ă preuve du contraire. Ces procĂšs-verbaux sont transmis directement au procureur de la RĂ©publique. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-1-2 communiquent leurs procĂšs-verbaux de travail dissimulĂ© aux organismes de recouvrement mentionnĂ©s aux articles L. 213-1 et L. 752-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale et Ă l' article L. 723-3 du code rural et de la pĂȘche maritime, qui procĂšdent Ă la mise en recouvrement des cotisations et contributions qui leur sont dues sur la base des informations contenues dans lesdits procĂšs-verbaux. Pour la recherche et la constatation des infractions aux interdictions du travail dissimulĂ©, les agents de contrĂŽle peuvent se faire prĂ©senter et obtenir copie immĂ©diate des documents suivants, quels que soient leur forme et leur support 1° Les documents justifiant que l'immatriculation, les dĂ©clarations et les formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ont Ă©tĂ© effectuĂ©es ainsi que ceux relatifs Ă l'autorisation d'exercice de la profession ou Ă l'agrĂ©ment lorsqu'une disposition particuliĂšre l'a prĂ©vu ; 2° Les documents justifiant que l'entreprise a vĂ©rifiĂ©, conformĂ©ment aux dispositions des articles L. 8222-1 ou L. 8222-4, que son ou ses cocontractants ont accompli les formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ou des rĂ©glementations d'effet Ă©quivalent de leur pays d'origine ; 3° Les devis, les bons de commande ou de travaux, les factures et les contrats ou documents commerciaux relatifs aux prestations exĂ©cutĂ©es en mĂ©connaissance des dispositions de l'article L. 8221-1. Les agents de contrĂŽle peuvent, sur demande Ă©crite, obtenir des services prĂ©fectoraux tous renseignements ou tous documents relatifs Ă l'autorisation d'exercice ou Ă l'agrĂ©ment d'une profession rĂ©glementĂ©e. Les agents de contrĂŽle sont habilitĂ©s, lorsque le siĂšge de l'entreprise est domiciliĂ© dans des locaux occupĂ©s en commun en application de l'article L. 123-10 du code de commerce rĂ©primant certaines infractions en matiĂšre de registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, Ă se faire communiquer par l'entreprise domiciliataire tous les documents dĂ©tenus dans ses locaux nĂ©cessaires Ă l'accomplissement de leur mission de lutte contre le travail dissimulĂ©. Dans le cadre des enquĂȘtes prĂ©liminaires diligentĂ©es pour la recherche et la constatation des infractions aux interdictions de travail dissimulĂ©, les officiers de police judiciaire assistĂ©s, le cas Ă©chĂ©ant, des agents de police judiciaire, peuvent, sur ordonnance du prĂ©sident du tribunal de grande instance dans le ressort duquel sont situĂ©s les lieux Ă visiter ou d'un juge dĂ©lĂ©guĂ© par lui, rendue sur rĂ©quisitions du procureur de la RĂ©publique, procĂ©der Ă des visites domiciliaires, perquisitions et saisies de piĂšces Ă conviction dans les lieux de travail relevant des articles L. 4111-1 du prĂ©sent code et L. 722-1 du code rural et de la pĂȘche maritime, y compris dans ceux n'abritant pas de salariĂ©s, mĂȘme lorsqu'il s'agit de locaux juge vĂ©rifie que la demande d'autorisation qui lui est soumise est fondĂ©e sur des Ă©lĂ©ments de fait laissant prĂ©sumer l'existence des infractions dont la preuve est dispositions ne dĂ©rogent pas aux rĂšgles de droit commun relatives Ă la constatation des infractions par les officiers et agents de police judiciaire. Outre les inspecteurs et contrĂŽleurs du travail, les agents et officiers de police judiciaire, les agents des impĂŽts et des douanes sont compĂ©tents pour rechercher et constater, au moyen de procĂšs-verbaux transmis directement au procureur de la RĂ©publique, les infractions aux dispositions de l'article L. 8231-1 relatives Ă l'interdiction du marchandage. Dans le cadre de leur mission de lutte contre le marchandage, les agents mentionnĂ©s Ă l'article L. 8271-14 peuvent se faire prĂ©senter les devis, les bons de commande ou de travaux, les factures et les contrats ou documents commerciaux relatifs aux opĂ©rations de marchandage. Dans le cadre de leur mission de lutte contre le prĂȘt illicite de main-d'oeuvre, les agents mentionnĂ©s Ă l'article L. 8112-1 peuvent se faire prĂ©senter les devis, les bons de commande ou de travaux, les factures et les contrats ou documents commerciaux relatifs aux opĂ©rations de prĂȘt illicite de main-d'oeuvre. Outre les inspecteurs et contrĂŽleurs du travail, les agents et officiers de police judiciaire, les agents de la direction gĂ©nĂ©rale des douanes sont compĂ©tents pour rechercher et constater, au moyen de procĂšs-verbaux transmis directement au procureur de la RĂ©publique, les infractions aux dispositions de l'article L. 8251-1 relatif Ă l'emploi d'un Ă©tranger sans titre de travail et de l'article L. 8251-2 interdisant le recours aux services d'un employeur d'un Ă©tranger sans titre. Afin de permettre la liquidation de la contribution spĂ©ciale mentionnĂ©e Ă l'article L. 8253-1 du prĂ©sent code et de la contribution forfaitaire mentionnĂ©e Ă l'article L. 626-1 du code de l'entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d'asile, le directeur gĂ©nĂ©ral de l'Office français de l'immigration et de l'intĂ©gration reçoit des agents mentionnĂ©s au premier alinĂ©a du prĂ©sent article une copie des procĂšs-verbaux relatifs Ă ces infractions. Les dispositions de l'article L. 8271-13 sont applicables Ă la recherche et Ă la constatation des infractions Ă l'emploi d'Ă©tranger sans titre de travail. Afin de lutter contre le travail illĂ©gal, les agents chargĂ©s de la dĂ©livrance des titres de sĂ©jour, individuellement dĂ©signĂ©s et dĂ»ment habilitĂ©s, peuvent avoir accĂšs aux traitements automatisĂ©s des autorisations de travail dans les conditions dĂ©finies par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative Ă l'informatique, aux fichiers et aux libertĂ©s. Pour les mĂȘmes motifs, les inspecteurs du travail, les contrĂŽleurs du travail et fonctionnaires assimilĂ©s, individuellement dĂ©signĂ©s et dĂ»ment habilitĂ©s, peuvent avoir accĂšs aux traitements automatisĂ©s des titres de sĂ©jour des Ă©trangers dans les conditions dĂ©finies par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 prĂ©citĂ©e. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les conditions d'application des dispositions des articles L. 8271-7 Ă L. 8271-12. Lorsque l'autoritĂ© administrative a connaissance d'un procĂšs-verbal relevant une des infractions constitutives de travail illĂ©gal mentionnĂ©es Ă l'article L. 8211-1, elle peut, eu Ă©gard Ă la gravitĂ© des faits constatĂ©s, Ă la nature des aides sollicitĂ©es et Ă l'avantage qu'elles procurent Ă l'employeur, refuser d'accorder, pendant une durĂ©e maximale de cinq ans, certaines des aides publiques en matiĂšre d'emploi, de formation professionnelle et de culture Ă la personne ayant fait l'objet de cette verbalisation. Cette dĂ©cision de refus est prise sans prĂ©judice des poursuites judiciaires qui peuvent ĂȘtre engagĂ©es. L'autoritĂ© administrative peut Ă©galement demander, eu Ă©gard aux critĂšres mentionnĂ©s au premier alinĂ©a, le remboursement de tout ou partie des aides publiques mentionnĂ©es au premier alinĂ©a et perçues au cours des douze derniers mois prĂ©cĂ©dant l'Ă©tablissement du procĂšs-verbal. Un dĂ©cret fixe la nature des aides concernĂ©es et les modalitĂ©s de la prise de dĂ©cision relative au refus de leur attribution ou Ă leur remboursement. Lorsque l'autoritĂ© administrative a connaissance d'un procĂšs-verbal relevant une infraction prĂ©vue aux 1° Ă 4° de l'article L. 8211-1, elle peut, eu Ă©gard Ă la rĂ©pĂ©tition et Ă la gravitĂ© des faits constatĂ©s et Ă la proportion de salariĂ©s concernĂ©s, ordonner par dĂ©cision motivĂ©e la fermeture de l'Ă©tablissement ayant servi Ă commettre l'infraction, Ă titre provisoire et pour une durĂ©e ne pouvant excĂ©der trois mois. Elle en avise sans dĂ©lai le procureur de la RĂ©publique. La mesure de fermeture provisoire est levĂ©e de plein droit en cas de classement sans suite de l'affaire, d'ordonnance de non-lieu et de dĂ©cision de relaxe ou si la juridiction pĂ©nale ne prononce pas la peine complĂ©mentaire de fermeture dĂ©finitive ou pour une durĂ©e de cinq ans au plus des Ă©tablissements ou de l'un ou de plusieurs des Ă©tablissements de l'entreprise ayant servi Ă commettre les faits incriminĂ©s, mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal. La mesure de fermeture provisoire peut s'accompagner de la saisie Ă titre conservatoire du matĂ©riel professionnel des contrevenants. Les modalitĂ©s d'application du prĂ©sent article ainsi que les conditions de sa mise en Ćuvre aux chantiers du bĂątiment et des travaux publics sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d'Etat. La dĂ©cision de fermeture provisoire de l'Ă©tablissement par l'autoritĂ© administrative prise en application de l'article L. 8272-2 n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement. Lorsque l'autoritĂ© administrative a connaissance d'un procĂšs-verbal relevant une infraction prĂ©vue aux 1° Ă 4° de l'article L. 8211-1, elle peut, eu Ă©gard Ă la rĂ©pĂ©tition et Ă la gravitĂ© des faits constatĂ©s et Ă la proportion de salariĂ©s concernĂ©s, ordonner, par dĂ©cision motivĂ©e prise Ă l'encontre de la personne ayant commis l'infraction, l'exclusion des contrats administratifs mentionnĂ©s aux articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative, pour une durĂ©e ne pouvant excĂ©der six mois. Elle en avise sans dĂ©lai le procureur de la RĂ©publique. La mesure d'exclusion est levĂ©e de plein droit en cas de classement sans suite de l'affaire, d'ordonnance de non-lieu et de dĂ©cision de relaxe ou si la juridiction pĂ©nale ne prononce pas la peine complĂ©mentaire d'exclusion des marchĂ©s publics mentionnĂ©e au 5° de l'article 131-39 du code pĂ©nal. Les modalitĂ©s d'application du prĂ©sent article sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d'Etat. DerniĂšre mise Ă jour 4/02/2012dordre (articles L. 8221-6 et L. 8221-6-1 du Code du travail). Dans cette situation, le donneur dâordre peut alors ĂȘtre condamnĂ© pĂ©nalement pour travail dissimulĂ© (cf. point relatif aux sanctions pour travail dissimulĂ©) car il est considĂ©rĂ© comme lâemployeur de fait du travailleur in-dĂ©pendant. ï»żprĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur d'ordre par un contrat de travail dans l'exĂ©cution de l'activitĂ© donnant lieu Ă immatriculation ou inscription 1° Les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des unions de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales pour le recouvrement des cotisations d'allocations familiales ; 2° Les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire prĂ©vu par l'article L. 214-18 du code de l'Ă©ducation ou de transport Ă la demande conformĂ©ment Ă l'article 29 de la loi n° 82-1153 du 30 dĂ©cembre 1982 d'orientation des transports intĂ©rieurs ; 3° Les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s ; d'un contrat de travail peut toutefois ĂȘtre Ă©tablie lorsque les personnes mentionnĂ©es au I fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations Ă un donneur d'ordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă l'Ă©gard de celui-ci. Dans ce cas, la dissimulation d'emploi salariĂ© est Ă©tablie si le donneur d'ordre s'est soustrait intentionnellement par ce moyen Ă l'accomplissement des obligations incombant Ă l'employeur mentionnĂ©es Ă l'article L. 8221-5. Le donneur d'ordre qui a fait l'objet d'une condamnation pĂ©nale pour travail dissimulĂ© en application du prĂ©sent II est tenu au paiement des cotisations et contributions sociales Ă la charge des employeurs, calculĂ©es sur les sommes versĂ©es aux personnes mentionnĂ©es au I au titre de la pĂ©riode pour laquelle la dissimulation d'emploi salariĂ© a Ă©tĂ© Ă©tablie. Letravail dissimulĂ© est dĂ©fini dans le code du travail mais aussi le code pĂ©nal. Lâarticle L.8221-5 du Code du travail qualifie la situation de dissimulation dâemploi salariĂ© par lâemployeur. Il caractĂ©rise les fautes rĂ©primable de lâemployeur Il y a faute lorsque le nombre dâheures travaillĂ©es est infĂ©rieur Ă celle rĂ©alisĂ©e. Il y a faute lorsqu'il n'y a pas de bulletin Il rĂ©sulte de lâarticle L. 8221-6 du Code du travail que les personnes physiques, dans lâexĂ©cution de lâactivitĂ© donnant lieu Ă immatriculation aux registres que ce texte Ă©numĂšre, sont prĂ©sumĂ©es ne pas ĂȘtre liĂ©es avec le donneur dâordre par un contrat de travail. Lâexistence dâun contrat de travail peut toutefois ĂȘtre Ă©tablie lorsque ces personnes fournissent des prestations dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă lâĂ©gard du donneur dâordre. Le lien de subordination est caractĂ©risĂ© par lâexĂ©cution dâun travail sous lâautoritĂ© dâun employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, dâen contrĂŽler lâexĂ©cution et de sanctionner les manquements de son subordonnĂ©. Peut constituer un indice de subordination le travail au sein dâun service organisĂ© lorsque lâemployeur en dĂ©termine unilatĂ©ralement les conditions dâexĂ©cution. Pour dire un chauffeur liĂ© Ă une plateforme par un contrat de travail, lâarrĂȘt de la cour dâappel de Paris retient que le chauffeur nâavait pas le libre choix de son vĂ©hicule, quâil y avait interdĂ©pendance entre les contrats de location et dâadhĂ©sion Ă la plateforme, que le GPS permettait Ă la sociĂ©tĂ© de localiser, en temps rĂ©el, chaque vĂ©hicule connectĂ©, de maniĂšre Ă procĂ©der Ă une rĂ©partition optimisĂ©e et efficace des courses, en termes de temps de prise en charge de la personne Ă transporter et de trajet Ă effectuer, et dâassurer ainsi un contrĂŽle permanent de lâactivitĂ© du chauffeur, que la sociĂ©tĂ© fixait le montant des courses quâelle facturait au nom et pour le compte du chauffeur, et quâelle modifiait unilatĂ©ralement le prix des courses, Ă la hausse ou Ă la baisse en fonction des horaires. LâarrĂȘt ajoute que la sociĂ©tĂ© disposait dâun pouvoir de sanction Ă lâĂ©gard du chauffeur, Ă travers le systĂšme de notation par les personnes transportĂ©es. En se dĂ©terminant ainsi, par des motifs insuffisants Ă caractĂ©riser lâexercice dâun travail au sein dâun service organisĂ© selon des conditions dĂ©terminĂ©es unilatĂ©ralement par la plateforme, sans constater que celle-ci avait adressĂ© au chauffeur des directives sur les modalitĂ©s dâexĂ©cution du travail, quâelle disposait du pouvoir dâen contrĂŽler le respect et dâen sanctionner lâinobservation, la cour dâappel ne donne pas de base lĂ©gale Ă sa dĂ©cision. Sources Cass. soc., 13 avr. 2022, n° 20-14870 IlrĂ©sulte de cet article, quâalors mĂȘme que le contrĂŽle a conduit Ă la constatation dâinfraction aux interdictions mentionnĂ©es Ă lâarticle L.8221-1 du Code du travail, "lâagent Passer au contenuACCUEILEric ROCHEBLAVEPrĂ©sentationLa Presse en parleAvis ClientsAVOCAT SPĂCIALISTEAvocat SpĂ©cialisteMontpellier AVOCATCabinet dâAvocat MontpellierAvocat Droit du Travail MontpellierAVOCAT URSSAFMise en demeure de lâURSSAF que faut-il faire ?Motivez correctement vos oppositions aux contraintes de lâURSSAF !Comment contester un redressement de cotisations URSSAF ?Signification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?AVOCAT MSA â MutualitĂ© Sociale AgricoleAvocat Caisse dâAssurance Retraite et de la SantĂ© au Travail CARSAT â Caisse Nationale dâAssurance Vieillesse CNAVAVOCAT Commission de Recours Amiable CRAMotivez bien votre saisine de la Commission de Recours Amiable !Que faire Ă rĂ©ception ou en lâabsence de rĂ©ception dâune dĂ©cision de la Commission de Recours Amiable CRA ?Attention au contenu de votre lettre de saisine de la commission de recours amiable !AVOCAT PĂŽle Social du Tribunal JudiciaireSignification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?Avocat Juge de lâexĂ©cution JEXSaisie-attribution sur votre compte bancaire par lâURSSAF Comment vous dĂ©fendre ?AVOCAT Conseil de PrudâhommesAVOCAT COUR DâAPPELAVOCAT Caisse Primaire dâAssurance Maladie CPAMAVOCAT Accident du travail â Maladie professionnelleAVOCAT Faute inexcusable de lâemployeurQuâest-ce que la faute inexcusable de lâemployeur ?Comment un employeur peut-il se dĂ©fendre contre un salariĂ© demandant la reconnaissance de sa faute inexcusable ?ACTUALITĂSCONTACTSCONSULTATIONSACCUEILEric ROCHEBLAVEPrĂ©sentationLa Presse en parleAvis ClientsAVOCAT SPĂCIALISTEAvocat SpĂ©cialisteMontpellier AVOCATCabinet dâAvocat MontpellierAvocat Droit du Travail MontpellierAVOCAT URSSAFMise en demeure de lâURSSAF que faut-il faire ?Motivez correctement vos oppositions aux contraintes de lâURSSAF !Comment contester un redressement de cotisations URSSAF ?Signification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?AVOCAT MSA â MutualitĂ© Sociale AgricoleAvocat Caisse dâAssurance Retraite et de la SantĂ© au Travail CARSAT â Caisse Nationale dâAssurance Vieillesse CNAVAVOCAT Commission de Recours Amiable CRAMotivez bien votre saisine de la Commission de Recours Amiable !Que faire Ă rĂ©ception ou en lâabsence de rĂ©ception dâune dĂ©cision de la Commission de Recours Amiable CRA ?Attention au contenu de votre lettre de saisine de la commission de recours amiable !AVOCAT PĂŽle Social du Tribunal JudiciaireSignification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?Avocat Juge de lâexĂ©cution JEXSaisie-attribution sur votre compte bancaire par lâURSSAF Comment vous dĂ©fendre ?AVOCAT Conseil de PrudâhommesAVOCAT COUR DâAPPELAVOCAT Caisse Primaire dâAssurance Maladie CPAMAVOCAT Accident du travail â Maladie professionnelleAVOCAT Faute inexcusable de lâemployeurQuâest-ce que la faute inexcusable de lâemployeur ?Comment un employeur peut-il se dĂ©fendre contre un salariĂ© demandant la reconnaissance de sa faute inexcusable ?ACTUALITĂSCONTACTSCONSULTATIONSACCUEILEric ROCHEBLAVEPrĂ©sentationLa Presse en parleAvis ClientsAVOCAT SPĂCIALISTEAvocat SpĂ©cialisteMontpellier AVOCATCabinet dâAvocat MontpellierAvocat Droit du Travail MontpellierAVOCAT URSSAFMise en demeure de lâURSSAF que faut-il faire ?Motivez correctement vos oppositions aux contraintes de lâURSSAF !Comment contester un redressement de cotisations URSSAF ?Signification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?AVOCAT MSA â MutualitĂ© Sociale AgricoleAvocat Caisse dâAssurance Retraite et de la SantĂ© au Travail CARSAT â Caisse Nationale dâAssurance Vieillesse CNAVAVOCAT Commission de Recours Amiable CRAMotivez bien votre saisine de la Commission de Recours Amiable !Que faire Ă rĂ©ception ou en lâabsence de rĂ©ception dâune dĂ©cision de la Commission de Recours Amiable CRA ?Attention au contenu de votre lettre de saisine de la commission de recours amiable !AVOCAT PĂŽle Social du Tribunal JudiciaireSignification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?Avocat Juge de lâexĂ©cution JEXSaisie-attribution sur votre compte bancaire par lâURSSAF Comment vous dĂ©fendre ?AVOCAT Conseil de PrudâhommesAVOCAT COUR DâAPPELAVOCAT Caisse Primaire dâAssurance Maladie CPAMAVOCAT Accident du travail â Maladie professionnelleAVOCAT Faute inexcusable de lâemployeurQuâest-ce que la faute inexcusable de lâemployeur ?Comment un employeur peut-il se dĂ©fendre contre un salariĂ© demandant la reconnaissance de sa faute inexcusable ?ACTUALITĂSCONTACTSCONSULTATIONSPour la Cour de cassation, les chauffeurs Uber sont des salariĂ©s Voir l'image agrandie Pour la Cour de cassation, les chauffeurs Uber sont des salariĂ©sPour la Cour de cassation, les chauffeurs Uber sont des salariĂ©sDans son arrĂȘt du 4 mars 2020, la Cour de cassation a jugĂ© que â le statut de travailleur indĂ©pendant » dâun chauffeur Uber Ă©tait fictif » et que la sociĂ©tĂ© Uber lui avait adressĂ© des directives, en avait contrĂŽlĂ© lâexĂ©cution et avait exercĂ© un pouvoir de sanction »â le contrat de partenariat » ayant liĂ© ce chauffeur Ă la sociĂ©tĂ© Uber Ă©tait un contrat de travailLa sociĂ©tĂ© Uber BV utilise une plate-forme numĂ©rique et une application afin de mettre en relation avec des clients, en vue dâun transport urbain, des chauffeurs VTC exerçant leur activitĂ© sous un statut dâ chauffeur, aprĂšs la clĂŽture dĂ©finitive de son compte par la sociĂ©tĂ© Uber BV, avait saisi la juridiction prudâhomale dâune demande de requalification de la relation contractuelle en contrat de son arrĂȘt Uber du 4 mars 2020 la Cour de Cassation rappelĂ© que Selon lâarticle L. 8221-6 du code du travail, les personnes physiques, dans lâexĂ©cution de lâactivitĂ© donnant lieu Ă immatriculation sur les registres ou rĂ©pertoires que ce texte Ă©numĂšre, sont prĂ©sumĂ©es ne pas ĂȘtre liĂ©es avec le donneur dâordre par un contrat de travail. »Dans un arrĂȘt Take Eat Easy Soc., 28 novembre 2018, pourvoi n° la Cour de cassation a dĂ©jĂ jugĂ©, que les dispositions de lâarticle L. 8221-6 du code du travail, nâĂ©tablissent quâune prĂ©somption simple qui peut ĂȘtre renversĂ©e lorsque ces personnes fournissent des prestations dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă lâĂ©gard du donneur dâ une jurisprudence Ă©tablie, lâexistence dâune relation de travail salariĂ©e ne dĂ©pend ni de la volontĂ© exprimĂ©e par les parties ni de la dĂ©nomination quâelles ont donnĂ©es Ă leur convention, mais des conditions de fait dans lesquelles est exercĂ©e lâactivitĂ© professionnelle Soc., 17 avril 1991, pourvoi n° Bull. V n° 200 ; Soc., 19 dĂ©cembre 2000, pourvoi n° Bull. V, n° 437 ; Soc., 9 mai 2001, pourvoi n° Bull. V, n° 155.Lâexistence dâun contrat de travail peut ĂȘtre Ă©tablie lorsque ces personnes fournissent des prestations dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă lâĂ©gard du donneur dâ son arrĂȘt Uber du 4 mars 2020 la Cour de Cassation rappelĂ© que Selon la jurisprudence constante de la Cour Soc., 13 nov. 1996, n° 94-13187, Bull. V n° 386, SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale, le lien de subordination est caractĂ©risĂ© par lâexĂ©cution dâun travail sous lâautoritĂ© dâun employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, dâen contrĂŽler lâexĂ©cution et de sanctionner les manquements de son cette mĂȘme jurisprudence, peut constituer un indice de subordination le travail au sein dâun service organisĂ© lorsque lâemployeur en dĂ©termine unilatĂ©ralement les conditions dâexĂ©cution. »En ce qui concerne le critĂšre du travail salariĂ©, la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation est fixĂ©e depuis lâarrĂȘt SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale du 13 novembre 1996 Soc., 13 novembre 1996, pourvoi n° Bull. V n° 386 selon lequel âle lien de subordination est caractĂ©risĂ© par lâexĂ©cution dâun travail sous lâautoritĂ© dâun employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, dâen contrĂŽler lâexĂ©cution et de sanctionner les manquements de son subordonnĂ© ; le travail au sein dâun service organisĂ© peut constituer un indice du lien de subordination lorsque lâemployeur dĂ©termine unilatĂ©ralement les conditions dâexĂ©cution du travail.âDans lâarrĂȘt prononcĂ© le 4 mars 2020, la chambre sociale a estimĂ© quâil nâĂ©tait pas possible de sâĂ©carter de cette dĂ©finition dĂ©sormais traditionnelle et a refusĂ© dâadopter le critĂšre de la dĂ©pendance Ă©conomique suggĂ©rĂ© par certains effet, dâune part la Cour de justice de lâUnion europĂ©enne, tant sur le terrain de la directive 2003/88/CE du Parlement europĂ©en et du Conseil du 4 novembre 2003 concernant certains aspects de lâamĂ©nagement du temps de travail que sur celui de la directive 89/391/CEE du Conseil, du 12 juin 1989, concernant la mise en oeuvre de mesures visant Ă promouvoir lâamĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© et de la santĂ© des travailleurs au travail, dĂ©cide que la notion de travailleur visĂ©e dans ces deux textes communautaires est une notion autonome, câest-Ă -dire dĂ©fini par le droit de lâUnion europĂ©enne lui-mĂȘme et non pas renvoyĂ©e pour sa dĂ©finition au droit interne de chaque Etat membre voir notamment CJUE, 14 octobre 2010, Union syndicale Solidaires IsĂšre, C-428/09 ; CJUE, 7 avril 2011, Dieter May, C-519/09 ; CJUE, 26 mars 2015, Fenoll, C-316/13 ; voir par ailleurs lâarticle 3 de la directive 89/391 prĂ©citĂ©e. Or la dĂ©finition donnĂ©e du travailleur par la Cour de justice est semblable Ă celle de la chambre sociale depuis lâarrĂȘt SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale, câest-Ă -dire le critĂšre du lien de subordination CJUE, arrĂȘt Fenoll, 26 mars 2015, prĂ©c..Dâautre part, dans sa dĂ©cision n° 2019-794 DC du 20 dĂ©cembre 2019 par laquelle le Conseil constitutionnel a censurĂ© en partie lâarticle 44 de la loi dâorientation des mobilitĂ©s en ce quâil Ă©cartait le pouvoir de requalification par le juge de la relation de travail dâun travailleur de plate-forme en contrat de travail, le Conseil constitutionnel sâest rĂ©fĂ©rĂ© Ă de multiples reprises au critĂšre de lâĂ©tat de subordination juridique voir les points 25 et 28.Sans modifier en quoi que ce soit la jurisprudence Ă©tablie depuis lâarrĂȘt SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de 1996, la Cour de cassation a approuvĂ© la cour dâappel dâavoir requalifiĂ© la relation de travail dâun chauffeur de VTC avec la sociĂ©tĂ© Uber BV en contrat de effet, le critĂšre du lien de subordination se dĂ©compose en trois Ă©lĂ©ments â le pouvoir de donner des instructionsâ le pouvoir dâen contrĂŽler lâexĂ©cutionâ le pouvoir de sanctionner le non-respect des instructions au travail indĂ©pendant, il se caractĂ©rise par les Ă©lĂ©ments suivants la possibilitĂ© de se constituer une clientĂšle propre, la libertĂ© de fixer ses tarifs, la libertĂ© de fixer les conditions dâexĂ©cution de la prestation de la cour dâappel a notamment constatĂ© 1° que ce chauffeur a intĂ©grĂ© un service de prestation de transport créé et entiĂšrement organisĂ© par cette sociĂ©tĂ©, service qui nâexiste que grĂące Ă cette plate-forme, Ă travers lâutilisation duquel il ne constitue aucune clientĂšle propre, ne fixe pas librement ses tarifs ni les conditions dâexercice de sa prestation de transport ;2° que le chauffeur se voit imposer un itinĂ©raire particulier dont il nâa pas le libre choix et pour lequel des corrections tarifaires sont appliquĂ©es si le chauffeur ne suit pas cet itinĂ©raire ;3° que la destination finale de la course nâest parfois pas connue du chauffeur, lequel ne peut rĂ©ellement choisir librement, comme le ferait un chauffeur indĂ©pendant, la course qui lui convient ou non ;4° que la sociĂ©tĂ© a la facultĂ© de dĂ©connecter temporairement le chauffeur de son application Ă partir de trois refus de courses et que le chauffeur peut perdre lâaccĂšs Ă son compte en cas de dĂ©passement dâun taux dâannulation de commandes ou de signalements de comportements problĂ©matiques ».Ainsi, dans son arrĂȘt UBER du 4 mars 2020, la Cour de cassation a jugĂ© A cet Ă©gard, la cour dâappel a retenu que M. X⊠a Ă©tĂ© contraint pour pouvoir devenir partenaire » de la sociĂ©tĂ© Uber BV et de son application Ă©ponyme de sâinscrire au Registre des MĂ©tiers et que, loin de dĂ©cider librement de lâorganisation de son activitĂ©, de rechercher une clientĂšle ou de choisir ses fournisseurs, il a ainsi intĂ©grĂ© un service de prestation de transport créé et entiĂšrement organisĂ© par la sociĂ©tĂ© Uber BV, qui nâexiste que grĂące Ă cette plateforme, service de transport Ă travers lâutilisation duquel il ne constitue aucune clientĂšle propre, ne fixe pas librement ses tarifs ni les conditions dâexercice de sa prestation de transport, qui sont entiĂšrement rĂ©gis par la sociĂ©tĂ© Uber BV. La cour dâappel a retenu, Ă propos de la libertĂ© de se connecter et du libre choix des horaires de travail, que le fait de pouvoir choisir ses jours et heures de travail nâexclut pas en soi une relation de travail subordonnĂ©e, dĂšs lors que lorsquâun chauffeur se connecte Ă la plateforme Uber, il intĂšgre un service organisĂ© par la sociĂ©tĂ© Uber BV. Au sujet des tarifs, la cour dâappel a relevĂ© que ceux-ci sont contractuellement fixĂ©s au moyen des algorithmes de la plateforme Uber par un mĂ©canisme prĂ©dictif, imposant au chauffeur un itinĂ©raire particulier dont il nâa pas le libre choix, puisque le contrat prĂ©voit en son article une possibilitĂ© dâajustement par Uber du tarif, notamment si le chauffeur a choisi un itinĂ©raire inefficace », M. X⊠produisant plusieurs corrections tarifaires qui lui ont Ă©tĂ© appliquĂ©es par la sociĂ©tĂ© Uber BV et qui traduisent le fait quâelle lui donnait des directives et en contrĂŽlait lâ des conditions dâexercice de la prestation de transport, la cour dâappel a constatĂ© que lâapplication Uber exerce un contrĂŽle en matiĂšre dâacceptation des courses, puisque, sans ĂȘtre dĂ©menti, M. X⊠affirme que, au bout de trois refus de sollicitations, lui est adressĂ© le message Ătes-vous encore lĂ ? », la charte invitant les chauffeurs qui ne souhaitent pas accepter de courses Ă se dĂ©connecter tout simplement », que cette invitation doit ĂȘtre mise en regard des stipulations du point du contrat, selon lesquelles Uber se rĂ©serve Ă©galement le droit de dĂ©sactiver ou autrement de restreindre lâaccĂšs ou lâutilisation de lâApplication Chauffeur ou des services Uber par le Client ou un quelconque de ses chauffeurs ou toute autre raison, Ă la discrĂ©tion raisonnable dâUber », lesquelles ont pour effet dâinciter les chauffeurs Ă rester connectĂ©s pour espĂ©rer effectuer une course et, ainsi, Ă se tenir constamment, pendant la durĂ©e de la connexion, Ă la disposition de la sociĂ©tĂ© Uber BV, sans pouvoir rĂ©ellement choisir librement, comme le ferait un chauffeur indĂ©pendant, la course qui leur convient ou non, ce dâautant que le point du contrat stipule que le chauffeur obtiendra la destination de lâutilisateur, soit en personne lors de la prise en charge, ou depuis lâApplication Chauffeur si lâutilisateur choisit de saisir la destination par lâintermĂ©diaire de lâApplication mobile dâUber », ce qui implique que le critĂšre de destination, qui peut conditionner lâacceptation dâune course est parfois inconnu du chauffeur lorsquâil doit rĂ©pondre Ă une sollicitation de la plateforme Uber, ce que confirme le constat dâhuissier de justice dressĂ© le 13 mars 2017, ce mĂȘme constat indiquant que le chauffeur dispose de seulement huit secondes pour accepter la course qui lui est proposĂ©e. Sur le pouvoir de sanction, outre les dĂ©connexions temporaires Ă partir de trois refus de courses dont la sociĂ©tĂ© Uber reconnaĂźt lâexistence, et les corrections tarifaires appliquĂ©es si le chauffeur a choisi un itinĂ©raire inefficace », la cour dâappel a retenu que la fixation par la sociĂ©tĂ© Uber BV dâun taux dâannulation de commandes, au demeurant variable dans chaque ville » selon la charte de la communautĂ© Uber, pouvant entraĂźner la perte dâaccĂšs au compte y participe, tout comme la perte dĂ©finitive dâaccĂšs Ă lâapplication Uber en cas de signalements de comportements problĂ©matiques » par les utilisateurs, auxquels M. X⊠a Ă©tĂ© exposĂ©, peu important que les faits reprochĂ©s soient constituĂ©s ou que leur sanction soit proportionnĂ©e Ă leur commission. »La Cour de cassation a en consĂ©quence approuvĂ© la cour dâappel dâavoir dĂ©duit de lâensemble de ces Ă©lĂ©ments lâexĂ©cution dâun travail sous lâautoritĂ© dâun employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, dâen contrĂŽler lâexĂ©cution et de sanctionner les manquements et dâavoir jugĂ© que, dĂšs lors, le statut de travailleur indĂ©pendant du chauffeur Ă©tait dans son arrĂȘt UBER du 4 mars 2020, la Cour de cassation a jugĂ© La cour dâappel, qui a ainsi dĂ©duit de lâensemble des Ă©lĂ©ments prĂ©cĂ©demment exposĂ©s que le statut de travailleur indĂ©pendant de M. X⊠était fictif et que la sociĂ©tĂ© Uber BV lui avait adressĂ© des directives, en avait contrĂŽlĂ© lâexĂ©cution et avait exercĂ© un pouvoir de sanction, a, sans dĂ©naturation des termes du contrat et sans encourir les griefs du moyen, inopĂ©rant en ses septiĂšme, neuviĂšme et douziĂšme branches, lĂ©galement justifiĂ© sa dĂ©cision. »Lâexistence en lâespĂšce dâun lien de subordination lors des connexions du chauffeur de VTC Ă lâapplication Uber est ainsi reconnue, la Cour de cassation ayant exclu de prendre en considĂ©ration le fait que le chauffeur nâa aucune obligation de connexion et quâaucune sanction nâexiste en cas dâabsence de connexions quelquâen soit la durĂ©e Ă la diffĂ©rence de ce qui existait dans lâapplication Take Eat Easy. En effet, la Cour de justice de lâUnion europĂ©enne retient que la qualification de prestataire indĂ©pendant » donnĂ©e par le droit national nâexclut pas quâune personne doit ĂȘtre qualifiĂ©e de travailleur », au sens du droit de lâUnion, si son indĂ©pendance nâest que fictive, dĂ©guisant ainsi une vĂ©ritable relation de travail CJUE,13 janvier 2004, Allonby, C-256/01, point 71 ; CJUE, 4 dĂ©cembre 2014, C-413/13, FNV Kunsten Informatie en Media, point 35 et que le fait quâaucune obligation ne pĂšse sur les travailleurs pour accepter une vacation est sans incidence dans le contexte en cause CJUE, 13 janvier 2004, Allonby, prĂ©c., point 72.Tandis quâun rĂ©gime intermĂ©diaire entre le salariat et les indĂ©pendants existe dans certains Ătats europĂ©ens, comme au Royaume-Uni le rĂ©gime des âworkersâ, rĂ©gime intermĂ©diaire entre les âemployeesâ et les âindependentsâ, ainsi quâen Italie contrats de âcollaborazione coordinata e continuativaâ, âcollaborazione a progettoâ, le droit français ne connaĂźt que deux statuts, celui dâindĂ©pendant et de travailleur de cassation, 4 mars 2020 n° Note explicative relative Ă lâarrĂȘt n°374 du 4 mars 2020 â Chambre sociale arrĂȘt dit Uber »Ainsi, le pourvoi de la sociĂ©tĂ© Uber BV Ă lâencontre de lâarrĂȘt de la Cour dâappel, Paris du 10 Janvier 2019 a Ă©tĂ© rejetĂ©AprĂšs avoir dit que le contrat ayant liĂ© ce chauffeur Ă la sociĂ©tĂ© Uber BV est un contrat de travail, la Cour dâappel de Paris avait renvoyĂ© lâaffaire devant le Conseil de Prudâhommes de Paris pour statuer sur les demandes du salariĂ© Sur la base dâun taux horaire de salaire de base dâun montant de 28,99 euros brut,Sur la base dâune moyenne de rĂ©munĂ©ration brute mensuelle avant intĂ©gration des heures supplĂ©mentaires dâun montant de euros brut,Sur la base dâune moyenne de rĂ©munĂ©ration brute mensuelle aprĂšs intĂ©gration des heures supplĂ©mentaires dâun montant de euros brut,CONDAMNER solidairement Uber France et Uber BV Ă verser Ă Monsieur P. les sommes suivantes * sur lâexĂ©cution du contrat de travail Au titre de la convention collective applicable â euros dâindemnitĂ© pour les dimanches travaillĂ©s, sur le fondement de lâarticle 7 quater de lâannexe I Ouvrier de la convention collective Transport » et de lâavenant n°106 du 4 avril 2016â euros dâindemnitĂ© de repas, sur le fondement des articles 8 et 9 de lâannexe I Ouvrier de la convention collective Transport » et de lâavenant n°65 du 5 juillet 2016â 96,60 euros dâindemnitĂ© de repas pour service de nuit, sur le fondement de lâarticle 12 de lâannexe I Ouvrier de la convention collective Transport » et de lâavenant n°65 du 5 juillet 2016â euros dâindemnisation pour travail de nuit, sur le fondement de lâarticle 9 de lâaccord ARTT du 18 avril 2002 de la convention collective Transport » et selon les taux horaires reconstituĂ©sAu titre de la durĂ©e lĂ©gale du travail â euros de rappel de salaire au titre des heures supplĂ©mentaires, sur le fondement des articles et suivants du code du travail â de congĂ©s y affĂ©rents 10%â euros de rappel de salaire au titre de la contrepartie obligatoire pour les heures supplĂ©mentaires au-delĂ du contingent annuel, sur le fondement des articles et du code du travail et de lâarticle 5 de lâaccord du 18 avril 2002â euros de dommages et intĂ©rĂȘt pour non-respect des durĂ©es maximales de travail, sur le fondement des articles et L. 3121-20 du Code du travail 1 moisâ euros de dommages et intĂ©rĂȘt pour travail dissimulĂ©, sur le fondement des articles et du code du travail 6 mois* sur le licenciement sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse â euros dâindemnitĂ© compensatrice de prĂ©avis, sur le fondement de lâarticle 5 de la lâannexe I Ouvrier 1 moisâ 211 euros de congĂ©s y affĂ©rents 10%â euros de dommages et intĂ©rĂȘts pour licenciement abusif, sur le fondement de lâarticle du code du travail 4 moisEn tout Ă©tat de cause, Ă lâencontre dâUber France et dâUber BV ORDONNER les intĂ©rĂȘts lĂ©gaux, pour les crĂ©ances salariales, Ă compter de la rĂ©ception de la convocation devant le Bureau de Conciliation et dâOrientation du Conseil de Prudâhommes de Paris, pour les crĂ©ances indemnitaires, Ă compter de la dĂ©cision ;ORDONNER la capitalisation des intĂ©rĂȘts ; »Vos avis sur MaĂźtre Eric ROCHEBLAVEEric ROCHEBLAVE Avocat SpĂ©cialiste en Droit du Travail et Droit de la SĂ©curitĂ© Sociale Barreau de Montpellier savoir est une richesse qui se partage ! Partagez cet article sur votre rĂ©seau social prĂ©fĂ©rĂ© Articles similaires Page load link Aller en haut
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DĂCLARATIONPRĂALABLE Ă LâEMBAUCHE URSSAF PĂLE EMPLOI CARSAT Services de santĂ© au travail CPAM Cette dĂ©claration unique doit ĂȘtre adressĂ©e Ă votre Urssaf OBLIGATOIREMENT AVANT LâEMBAUCHE, sous peine de sanctions (art. L.1221-10, L.1221-11 et L.8221-5 du code du travail) A âą ĂTABLISSEMENT EMPLOYEUR
LâarrĂȘt du 28 novembre 2018 n° 17-20079 est une bombe atomique pour les plates- formes numĂ©riques et leurs travailleurs C. cass. En effet, par un arrĂȘt du 28 novembre 2018, la Cour de cassation statue pour la premiĂšre fois sur la qualification du contrat liant un livreur Ă vĂ©lo Ă une plate-forme numĂ©rique. Avec son arrĂȘt, la Cour de cassation semble emboiter le pas dâautres pays europĂ©ens ; Ă titre dâexemple, un Tribunal Londonien avait dĂ©jĂ requalifiĂ© en octobre 2016 des chauffeurs Uber en salariĂ© Cf notre article Les chauffeurs auto-entrepreneurs dâUber sont des salariĂ©s. Il faut se rĂ©jouir de cette clarification jurisprudentielle. I. Rappel des faits et de la procĂ©dure. "Take Eat Easy" utilise une plate-forme numĂ©rique et une application afin de mettre en relation des restaurateurs partenaires, des clients passant commande de repas par le biais de la plate-forme et des livreurs Ă vĂ©lo exerçant leur activitĂ© sous un statut dâindĂ©pendant. Un coursier a saisi la juridiction prudâhomale dâune demande de requalification de la relation contractuelle en contrat de travail. Le conseil de prudâhommes et la cour dâappel sâĂ©taient dĂ©clarĂ©s incompĂ©tents pour connaĂźtre de cette demande. La liquidation judiciaire de la sociĂ©tĂ© Take Eat Easy a Ă©tĂ© prononcĂ©e entre temps et le liquidateur avait refusĂ© dâinscrire au passif de la liquidation les demandes du coursier en paiement des courses effectuĂ©es. La Cour de cassation tranche dans cet arrĂȘt la question de lâexistence dâun lien de subordination unissant un livreur Ă vĂ©lo Ă la plate-forme numĂ©rique. II. Solution de lâarrĂȘt du 28 novembre 2018. Par la loi du 8 aoĂ»t 2016, le lĂ©gislateur a instaurĂ© des garanties minimales pour protĂ©ger les travailleurs des plates-formes numĂ©riques Assurance accidents du travail, Droit Ă lâaccĂšs Ă la formation professionnelle et Ă la Validation des Acquis de lâExpĂ©rience VAE cf notre article prĂ©citĂ©. Le code du travail nâa pas tranchĂ© le statut des travailleurs des plates-formes numĂ©riques salariĂ© ou indĂ©pendant ? ; le code nâa pas prĂ©vu de prĂ©somption de non-salariat. Dans son arrĂȘt du 28 novembre 2018, la Cour de cassation a repris son cĂ©lĂšbre standard jurisprudentiel en affirmant que lâexistence dâune relation de travail ne dĂ©pend ni de la volontĂ© exprimĂ©e par les parties ni de la dĂ©nomination quâelles ont donnĂ©e Ă leur convention mais des conditions de fait dans lesquelles est exercĂ©e lâactivitĂ© des travailleurs ; que le lien de subordination est caractĂ©risĂ© par lâexĂ©cution dâun travail sous lâautoritĂ© dâun employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, dâen contrĂŽler lâexĂ©cution et de sanctionner les manquements de son subordonnĂ© ». Le lien de subordination est caractĂ©risĂ© par lâexĂ©cution dâun travail sous lâautoritĂ© dâun employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, dâen contrĂŽler lâexĂ©cution et de sanctionner les manquements de son subordonnĂ©. Dans un arrĂȘt du 20 avril 2017, la cour dâappel de Paris avait rejetĂ© la demande de requalification du contrat aux motifs que le coursier nâĂ©tait liĂ© Ă la plate-forme numĂ©rique par aucun lien dâexclusivitĂ© ou de non-concurrence et quâil restait libre chaque semaine de dĂ©terminer lui-mĂȘme les plages horaires au cours desquelles il souhaitait travailler ou de nâen sĂ©lectionner aucune sâil ne souhaitait pas travailler. Dans son arrĂȘt ultra ciselĂ© du 28 novembre 2018, au visa de lâarticle L. 8221-6 II du code du travail, la Cour de cassation casse lâarrĂȘt de la Cour dâappel et affirme dâune part, que lâapplication Ă©tait dotĂ©e dâun systĂšme de gĂ©olocalisation permettant le suivi en temps rĂ©el par la sociĂ©tĂ© de la position du coursier et la comptabilisation du nombre total de kilomĂštres parcourus par celui-ci et, dâautre part, que la sociĂ©tĂ© "Take Eat Easy" disposait dâun pouvoir de sanction Ă lâĂ©gard du coursier, la cour dâappel, qui nâa pas tirĂ© les consĂ©quences lĂ©gales de ses constatations dont il rĂ©sultait lâexistence dâun pouvoir de direction et de contrĂŽle de lâexĂ©cution de la prestation caractĂ©risant un lien de subordination, a violĂ© le texte susvisĂ© ». La Cour de cassation renvoie lâaffaire devant la Cour dâappel de Paris autrement composĂ©e. III. PortĂ©e de lâarrĂȘt Take Eat Easy n° La Cour de cassation considĂšre que les juges du fond ne pouvaient Ă©carter la qualification de contrat de travail dĂšs lors quâils constataient dâune part, que lâapplication Ă©tait dotĂ©e dâun systĂšme de gĂ©o-localisation permettant le suivi en temps rĂ©el par la sociĂ©tĂ© de la position du coursier et la comptabilisation du nombre total de kilomĂštres parcourus, de sorte que le rĂŽle de la plate-forme ne se limitait pas Ă la mise en relation du restaurateur, du client et du coursier ; et dâautre part, que la sociĂ©tĂ© disposait dâun pouvoir de sanction Ă lâĂ©gard du coursier, constatations dont il rĂ©sultait lâexistence dâun pouvoir de direction et de contrĂŽle de lâexĂ©cution de la prestation du livreur caractĂ©risant un lien de subordination cf note explicative de la Cour de cassation. Cet arrĂȘt a pour mĂ©rite de clarifier enfin la position de la cour de cassation concernant les travailleurs salariĂ©s des plates-formes numĂ©riques. Les entreprises du secteur vont devoir adapter, sans dĂ©lai, leur pratique Ă cette jurisprudence. Il y a 10 ans, les sociĂ©tĂ©s de production dâĂ©missions de tĂ©lĂ© rĂ©alitĂ© ont fait face Ă la mĂȘme problĂ©matique [1]. Elles salarient dĂ©sormais tous leurs participants. Peut-ĂȘtre que les entreprises de plates-formes numĂ©riques, qui peuvent gĂ©nĂ©rer de trĂšs gros bĂ©nĂ©fices, vont faire de mĂȘme. Le lĂ©gislateur va-t-il intervenir pour contrecarrer la jurisprudence de la Cour de cassation ? La question est passionnante. A suivre. Liens utiles Note explicative relative Ă lâarrĂȘt n°1737 de la Chambre sociale du 28 novembre 2018 ArrĂȘt du 28 novembre 2018 17-20079 Source site internet de la Cour de cassation
Lafinalité est d'éviter la qualification de contrat de travail et l'application du droit du travail. C'est l'idée de contourner le lien de subordination. Cette présomption a été intégrée dans le Code du travail par la loi Madelin du 11 février 1994. Il était prévu que dans l'accomplissement de leur activité les professionnels inscrits à un registre professionnel quelconque sont
MĂȘme si le code du travail ne cesse de sâĂ©toffer » ces derniĂšres annĂ©es, le droit du travail reste un droit prĂ©torien, fait par les juges, dans de nombreux domaines. Le code du travail ne donne aucune dĂ©finition du contrat de travail. MĂȘme si le code du travail ne cesse de sâĂ©toffer » ces derniĂšres annĂ©es, le droit du travail reste MĂȘme si le code du travail ne cesse de sâĂ©toffer » ces derniĂšres annĂ©es, le droit du travail reste un droit prĂ©torien, fait par les juges, dans de nombreux domaines. A cet Ă©gard, le code du travail ne donne aucune dĂ©finition du contrat de travail. Lâarticle L. 1221-1 dispose seulement que contrat est soumis aux rĂšgles du droit commun et nâexige pas la conclusion dâun Ă©crit contrairement Ă certains types de contrat cf pour le contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e et le contrat Ă temps partiel.La jurisprudence est donc venue combler cette lacune en dĂ©finissant traditionnellement le contrat de travail comme une convention par laquelle une personne sâengage Ă mettre son activitĂ© Ă la disposition dâune autre sous la subordination de laquelle elle se place moyennant rĂ©munĂ©ration » Cass. soc., 22 juillet 1954.Lâexistence dâun contrat de travail nĂ©cessite donc la rĂ©union des trois Ă©lĂ©ments suivants Lâexercice dâune activitĂ© professionnelle 1, Une rĂ©munĂ©ration 2, Un lien de subordination 3. 1. Une activitĂ© professionnelle Il sâagit lĂ de se poser la question de savoir si toute activitĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e peut constituer un travail en tant que tel. A titre dâillustration, le lĂ©gislateur peut directement exclure lâexistence dâun contrat de travail notamment en matiĂšre de relation de travail des personnes incarcĂ©rĂ©es selon lâarticle L. 717-3 du code de procĂ©dure pĂ©nale. Il en ira de mĂȘme pour les stagiaires dont le travail est rĂ©gi par les dispositions du code de lâ jurisprudence elle-mĂȘme a exclu lâexistence dâune relation de travail dans le cadre des congrĂ©gations religieuses. TrĂšs tĂŽt, la Cour de cassation a estimĂ© quâil n'y avait pas de contrat de travail entre un Ă©tablissement d'enseignement libre et les prĂȘtres ou religieux mis Ă disposition par l'Ă©vĂȘque pour accomplir une mission d'enseignement, moyennant une rĂ©munĂ©ration, faute d'un consentement personnel, les ordres de l'Ă©vĂȘque s'imposant Ă eux en vertu de leurs vĆux d'obĂ©issance Cass. civ. 13 mars 1964.Plus rĂ©cemment, la chambre sociale de la juridiction suprĂȘme a lĂ©gĂšrement assoupli sa position en considĂ©rant que la relation de travail est seulement exclue pour les activitĂ©s quâune personne accomplit pour le compte et au bĂ©nĂ©fice d'une congrĂ©gation ou d'une association cultuelle lĂ©galement la relation salariale est caractĂ©risĂ©e pour un couple membre d'une communautĂ© religieuse catholique, dont l'un est responsable de la gestion et de l'entretien du patrimoine et l'autre assurait des tĂąches de secrĂ©tariat, de lingerie et d'organisation de manifestations, travaillait pour le compte de l'association dans un rapport de subordination caractĂ©risant un contrat de travail Cass. soc. 29 octobre 2008, n° la mĂȘme maniĂšre, la jurisprudence a Ă©tĂ© amenĂ©e Ă se positionner sur lâexistence dâun contrat de travail liant les participants dâune tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© au producteur. Pour ce faire, les juges ont examinĂ© prĂ©cisĂ©ment les conditions de travail de ces personnes pour en conclure quâelles effectuaient une prestation de travail exĂ©cutĂ©e sous la subordination de la SociĂ©tĂ© de production Cass. soc., 3 juin 2009, n° concernant lâĂźle de la tentation ; voir pour le jeu Koh-Lanta Cass. soc., 25 juin 2013, n° 2. Une rĂ©munĂ©ration En principe, toute relation de travail suppose une rĂ©munĂ©ration, le travail Ă©tant exercĂ© Ă titre onĂ©reux. Le mode de rĂ©munĂ©ration nâimporte peu Somme forfaitaire, commissions, avantage en natureâŠ. Toutefois, il convient de noter que tout employeur doit respecter la rĂ©glementation en matiĂšre de salaire minimum de croissance, le SMIC, outre les Ă©ventuels minimas autant, une relation de bĂ©nĂ©volat peut tout Ă fait ĂȘtre requalifiĂ©e par les juges en une relation de travail dĂšs lors que lâactivitĂ© est exercĂ©e sous la subordination dâautrui Cass. soc., 29 janvier 2002, n° contraire, lâaide bĂ©nĂ©vole apportĂ© par une Ă©pouse dans la sociĂ©tĂ© de son mariĂ©, sans quâelle ne soit soumise Ă des contraintes professionnelles, exclut toute relation salariale Cass. soc., 31 mars 2016, n° dâĂ©viter tout risque de requalification par le juge en matiĂšre de bĂ©nĂ©volat dans lâaide humanitaire, le lĂ©gislateur a créé le rĂ©gime juridique du service civique. A cet Ă©gard, une indemnitĂ© peut ĂȘtre versĂ©e Ă la personne sous ce rĂ©gime, dont le montant est directement fixĂ© par dĂ©cret selon lâarticle L. 120-18 du code du service national. 3. Un lien de subordination Il sâagit de lâĂ©lĂ©ment central et indispensable dans tout contrat de travail. Selon une jurisprudence constante de la Cour de cassation, le lien de subordination est caractĂ©risĂ© par l'exĂ©cution d'un travail sous l'autoritĂ© d'un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d'en contrĂŽler l'exĂ©cution et de sanctionner les manquements de son subordonnĂ© » Cass. soc., 13 novembre 1996, n° lien de subordination nĂ©cessite ainsi le triptyque suivant Pouvoir de direction â Pouvoir de contrĂŽle â Pouvoir de sanction. Au contraire, une relation salariale est antinomique Ă la notion dâindĂ©pendance totale du travailleur. En cette qualitĂ© dâindĂ©pendant, le travailleur subira directement les pertes de son activitĂ© contrairement Ă la relation employeur/salariĂ©, dans laquelle seul le premier supporte les risques de son lien de subordination est gĂ©nĂ©ralement dĂ©terminĂ© par la mĂ©thode du faisceau dâindices. La Cour de cassation a ainsi cassĂ© un arrĂȘt ayant refusĂ© lâexistence dâun contrat de travail, alors que Cass. soc., 9 janvier 2019, n° La direction de lâĂ©cole dĂ©terminait les horaires des cours et des examens dâun enseignant, Ce dernier, qui exerçait dans les locaux de la sociĂ©tĂ©, devait participer Ă des rĂ©unions, aux conseils de classe et Ă la surveillance dâexamens, remplir un cahier de textes, communiquer ses plans de cours, Le travail sâeffectuait au sein dâune Ă©quipe et dâun service organisĂ©. Ces derniĂšres annĂ©es se pose la question rĂ©currente de lâexistence dâun contrat de travail des travailleurs des plateformes numĂ©riques. Ces personnes ont le plus souvent le statut dâauto-entrepreneur, ce qui exclut en principe le statut de salariĂ© selon la prĂ©somption posĂ©e par lâarticle L. 8221-6 du code du autant, la jurisprudence estime quâil ne sâagit que dâune prĂ©somption simple susceptible dâĂȘtre renversĂ© par un faisceau dâindices dĂ©montrant notamment un lien de subordination. A cet effet, le Conseil constitutionnel a lui-mĂȘme rappelĂ© ce principe CC, 20 dĂ©cembre 2019, DC n° 2019794.Dans le contentieux liĂ© au travailleur Uber », la Cour de cassation a rĂ©cemment appliquĂ© sa dĂ©finition traditionnelle du lien de subordination en confirmant la dĂ©cision de la Cour dâappel ayant constatĂ© lâexistence dâun contrat de travail entre les parties en causes Cass. soc., 4 mars 2020, n° nâhĂ©site Ă©galement pas Ă requalifier des relations entre un donneur dâordre et un auto-entrepreneur dans le cadre de ses contrĂŽles dĂšs lors que ce dernier ne disposait dâaucune indĂ©pendance dans lâorganisation et lâexĂ©cution de son travail Cass. civ. 2Ăšme, 28 novembre 2019, n° consĂ©quences financiĂšres pour lâemployeur peuvent ĂȘtre extrĂȘmement importantes puisque les sommes versĂ©es dans le cadre de cette relation seront intĂ©gralement soumises Ă cotisations sociales, outre des pĂ©nalitĂ©s et sanctions tenu de la complexitĂ© et de lâĂ©volution de la jurisprudence en la matiĂšre, le Cabinet se tient Ă la disposition, autant des salariĂ©s que des employeurs, pour Ă©voquer un contentieux liĂ© Ă lâexistence ou non dâun contrat de travail. MaĂźtre Florent LABRUGERE Avocat au Barreau de LYON Cet article est mis en ligne uniquement Ă des fins d'information. En raison de l'Ă©volution permanente de la lĂ©gislation et la jurisprudence, le Cabinet ne peut toutefois pas garantir son application actuelle et vous invite Ă lâinterroger pour toute question juridique ou problĂšme concernant le thĂšme Ă©voquĂ©. Le10 janvier dernier, devant la cour dâappel de Paris, la « nouvelle Ă©conomie » Ă©tait rattrapĂ©e par le « vieux monde ». En effet, Uber, la cĂ©lĂšbre plateforme de transport, recevait le Le salariĂ© auquel un employeur a eu recours sans ĂȘtre dĂ©clarĂ© travail dissimulĂ© par dissimulation dâactivitĂ© ou par dissimulation dâemploi a droit, en cas de rupture de la relation de travail, Ă une indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă 6 mois de salaire article L. 8223-1 du Code du travail. La Cour de Cassation a jugĂ© que cette indemnitĂ© se cumule avec les autres indemnitĂ©s auxquelles le salariĂ© aurait droit en cas de rupture du contrat de travail. En effet, la chambre sociale a, Ă deux reprises, considĂ©rĂ© que lâindemnitĂ© pour travail dissimulĂ© a la nature dâune sanction civile, contrairement Ă lâindemnitĂ© forfaitaire en cas de rupture Cass. Soc. 6 fĂ©vrier 2013, n° ; Cass. soc., 15 mai 2013, n° En effet, la Cour de cassation est venu prĂ©ciser le 6 fĂ©vrier 2013 quâau regard de la nature de sanction civile de cette indemnitĂ©, les dispositions du Code du travail ne font pas obstacle au cumul de lâindemnitĂ© forfaitaire avec les indemnitĂ©s de toute nature auxquelles le salariĂ© a droit en cas de rupture de la relation de travail. En lâespĂšce, le cumul de lâindemnitĂ© forfaitaire pour travail dissimulĂ© et de lâindemnitĂ© conventionnelle de licenciement a Ă©tĂ© validĂ©. Elle a par la suite confirmĂ© dans son arrĂȘt du 15 mai 2013 la position quâelle avait adoptĂ©e. Si dans lâarrĂȘt du 6 fĂ©vrier 2013 il Ă©tait question du cumul avec les indemnitĂ©s de licenciement, dans le cas prĂ©sent il sâagissait des indemnitĂ©s versĂ©es en cas de mise Ă la retraite. Avant cet arrĂȘt, lâindemnitĂ© forfaitaire se cumulait avec toutes les indemnitĂ©s de rupture du contrat. Elle se cumulait donc avec lâindemnitĂ© pour licenciement sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse Cass. soc. 12 janvier 2006, n° lâindemnitĂ© pour irrĂ©gularitĂ© de la procĂ©dure de licenciement Cass. soc. 12 janvier 2006, n° les dommages et intĂ©rĂȘts pour violation de lâordre des licenciements Cass. soc. 12 janvier 2006, n° les indemnitĂ©s compensatrices de prĂ©avis et de congĂ©s payĂ©s Cass. soc. 12 janvier 2006, n° et Toutefois, elle ne se cumulait pas avec lâindemnitĂ© de licenciement, lĂ©gale ou conventionnelle. Dans cette derniĂšre hypothĂšse, le juge devait accorder la plus Ă©levĂ©e des deux Cass. soc. 12 janvier 2006, n° et Cass. soc. 12 janvier 2012, n° La Cour de cassation opĂšre donc un revirement de sa jurisprudence en la matiĂšre lâindemnitĂ© forfaitaire pour travail dissimulĂ© est donc cumulable avec lâindemnitĂ© de licenciement. Contacter JDB Avocats ? Le cabinet JDB Avocats spĂ©cialiste en droit social et en droit du travail est compĂ©tent pour rĂ©pondre Ă toutes vos questions. Pour toute autre question nâhĂ©sitez pas Ă nous contacter via notre formulairepar tĂ©lĂ©phone au 01 42 56 96 96par mail Ă contact Notre Ă©quipe dâavocats rĂ©pondra Ă toutes vos interrogations dans les meilleurs dĂ©lais. Demande de devis en ligne gratuit. Auteur MaĂźtre Dahlia Arfi-ElkaĂŻmMaĂźtre Dahlia Arfi-ElkaĂŻm, avocat au Barreau de Paris est associĂ©e du cabinet JDB AVOCATS, elle intervient dans le domaine du droit des affaires en conseil et contentieux. V5GcV.